Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Oct-4-11

Sans Condition

Posted by Nancy

Je t’ai choisie sans condition.

Je t’ai aimée sans condition.

Le choix n’a pas été réciproque.

Dans mon coeur tu es exceptionnelle,

Tu le sais, devenue éternelle.

Tu m’as façonnée pour le meilleur,

C’était là notre accord dans l’ailleurs.

Merci d’avoir été ma mère

Merci pour tes baisers sincères.

J’ai toujours été solitaire

Mais heureuse de te satisfaire.

A toi, mon amour s’est révélé

Au plan où tu as été appelée.

Et, j’ai senti ta protection,

Ton grand amour sans condition.

Ta petite fille est devenue femme

Sous le regard constant de ton âme.

 

Port-au-Prince 4 octobre 2011

A la mémoire de celle qui fut ma mère Marguerite

Jul-22-09

Entre New-York et Bahamas

Posted by Nancy

Nous étions 21 à terminer nos études de normalienne, nous avions comme surnom: “L’équipe que rien ne brise” et nous l’avons gardé car voilà bientot 50 ans que nous restons soudées par une belle amitié.

A notre dernière rencontre, qui était la 4ieme, à Long Island chez Laetitia”Ti Maille” nous avions décidé de nous rencontrer au cours d’une croisière. C’est ce que nous avons fait. Les précédentes rencontres avaient eu lieu chez l’une ou l’autre à New-York, Boston, Montréal et Long Island.

Pendant 8 jours nous avons évoqué notre chère école “Elie Dubois”et les religieuses, nos anciens professeurs. Des 21, une nous a précédées dans l’ailleurs, mais elle est toujours présente dans notre coeur et nous continuons à nous appeler “les 21′. Cependant les vingt n’ont pu être toutes présentes à notre croisière; mais avec quelques maris et des enfants, de jeunes adultes, nous étions malgré tout 22 à y participer.

je ne vous raconterai pas toutes nos soirées, mais en bref, sachez que nous avons eu notre défilé de “Seventies”, celui des “Crazy Hat” et la soirée des états de compte, des décisions pour les années à venir et des souvenirs: photos ect… Je n’oublie pas la dernière rencontre au cours du “Pyjama Party” , et oui! nous avons gardé notre coeur d’enfant intact pour rire de nos tenues, et de toutes les histoires récoltées à cet effet. Un moment inoubliable!

Je veux néanmoins partager avec vous, mes amis du net, mes observations durant cette croisière.

D’abord le personnel est international, mais tous ceux qui le constituent sont accueillants et toujours disponibles. Vous objecterez peut-etre qu’ils touchent bien donc ils ne veulent pas d’un mauvais rapport qui leur feraient perdre leur travail, c’est possible. Pourtant, je ne le crois pas. Ils servent les passagers avec leur coeur, ils aiment être sur le bateau avec nous, cela se sent. Et, c’est, à mon avis pourquoi ils supportent leur fatigue et leurs contraintes.

Là sur le “Carnival Miracle” les bien portants comme les handicapés ont leur place sans compter les enfants, mais j’ai été frappée par une adolescente sans membres qui actionne seule sa chaise roulante, avec certainement un système sophistiqué, et participe à toutes les manifestations et les escales. Il faut beaucoup d’amour pour assister un tel être et beaucoup d’acceptance. Je crois qu’une telle infirmité ne pourrait survivre chez nous. Elle est nourrie par la personne qui l’accompagne, peut-être sa mère. je ne l’ai pas vue sourire, je la comprends. A cet âge il y a déjà tant de troubles en chacun de nous!

Une compagne se plaignait d’avoir sa vie finie parce-qu’elle avait une prothèse au genou. Ce corps étranger était pour elle une décheance qui la forçait à se couper de tout et de tous. Bien sûr elle a fait exception pour nous retrouver, nous étant très attachée.

A entendre sa plainte de devoir désormais utiliser une canne, je lui ai suggéré d’observer la fille sans bras ni jambes afin de comparer leur situation et de voir laquelle etait mieux lotie et laquelle des deux etait “finie” alors que l’infirme allait partout et ne se tenait pas en recluse du tout.

Et je me suis souvenue d’une histoire vraie que les soeurs, à Elie-Dubois justement, m’avait fait lire, car je porte le même prénom que l’héroine et que j’étais la seule à porter à l’école.

Par coïncidence, l’auteur, qui était la mère de la petite infirme dont il était question dans le bouquin s’appelait aussi Marguerite comme se prénommait la mienne. Le livre : Nancy l’ange envolé, de Marguerite Hamilton. C’est une biographie relatant toute les souffrances physiques d’une adolescente de 14 ans obligée de subir l’amputation de ses deux jambes alors qu’elle désirait si fort des souliers rouges. Cette enfant avait une patience et un courage extraordinaires et une philosophie à toute épreuve. Avant de mourir, elle a brillé pendant plusieurs heures illuminant la pièce où elle se tenait.

Moi aussi j’aime beaucoup les souliers rouges mais j’en trouve difficilement à ma taille. Et chaque fois je pense à Nancy Hamilton et à la phrase de l’archevèque de New-York disant :

“Quand vous voulez des souliers que vous ne pouvez avoir, pensez à ceux qui n’ont pas de pieds”

En d’autres termes il y a toujours quelqu’un de plus malheureux que soi et il y a toujours moyen de se sortir de toutes situations pénibles surtout que nous ne sommes jamais seuls.