Comme un vilain penchant
Ainsi est encombrant
Un parapluie
En cas de pluie.
Il monopolise une main
Sans nous éviter le bain
Tant il gigote
Tant il barbote.
Une seule main tire les paquets
Par la faute de cet objet.
Un vent léger
Ou brève ondée,
Il nous livre aux éléments
Sans aucun égard vraiment.
S’installer en voiture,
Devient une gageure.
C’est une entrave
Plutôt qu’un hâvre.
Enfin, quand finalement
On le range dégoulinant,
On est gêné
Par lui mouillé.
L’habitude de le traîner
Dans son inutilité,
Le convertit
En une manie
Nous ligotant à lui
Par tous les temps de pluie !
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Je serai brève sur cette deuxième partie de mon récit. Sachez que Tony a pu utiliser une pièce mise à sa disposition quand nous sommes arrivés sur les lieux. Après avoir renoncé à son jus et mangé plutot mal que bien, le ciel lui a épargné l’inconfort de la voiture pour se changer. Une compensation appréciable vu tout ce qu’il avait déjà enduré et ce qu’il devait encore subir.
En fait, moi je digérais péniblement le mauvais état des routes, mais pour le reste c’était bien. J’ai pu visiter mes deux frères, jouir de la pluie et apprécier l’effort de ceux venus nous écouter. Rudolph était lui aussi content d’avoir tenu bon.
- “Un week-end réussi !” n’arrêtait-il de dire, et en effet il avait raison. Si nous nous étions découragés par le mauvais temps, nous ne serions pas partis et nous n’aurions pas eu la joie de la réussite.
Mais que restait-il a Tony ? Il faudrait le lui demander, car les deux vols, la pluie, les cahos qui l’envoyaient ballotés de chaque côté du véhicule ont eu raison de sa résistance. Cependant, la prochaine fois, je suis certaine qu’il sera le boute-en train du groupe et qu’il passera au camp des taquins pour s’amuser aux dépends de Rudolph !
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