Au-milieu de la journée, alors que le soleil chauffe et qu’il augmente la réverbération des cristaux de sel dans le sol, obligeant les yeux à se mettre en fente, le vent d’Ouest se lève.
Il n’est pas une brise légère, il n’est pas violent non plus. Néanmoins il a suffisament de force pour éparpiller la poussière soulevée par les véhicules, dans les moindres recoins de vos armoires. Le sol brillant et le vent d’ouest sont les deux facteurs qui s’imposent à une heure de l’après-midi dans les rues de la ville. Pourtant ce vent est une bénédiction. Il apaise la rude chaleur de l’heure et quand à la maison on peut avoit une fenêtre ouverte en direction de la mer, on est assuré de jouir de la présence de ce vent pendant plusieurs heures. A son passage, les nuées de moustique se dispersent au loin permettant une sieste sans moustiquaire, une aubaine sans pareille !
Au contraire du Nordé qui est périodique avec des tourbillons parfois meurtriers. le vent d’ouest se lève quand il nous le faut, au bon moment, comme toutes les grâces. Car le Ciel qui nous permet toutes les conditions de vie pour évoluer, est toujours attentif à tout ce qui nous convient à tous moments.
Quand le vent d’ouest des Gonaïves s’en retourne à la mer en fin d’après-midi, il faut tout réessuyer, mais nous lui octroyons volontiers notre pardon, sa présence fait tant de bien !
Qui, des anciens de l’ABC Joyeux ne se souviendra pas de cette caresse agréable et désirée de ce vent dans les classes ouvertes sur la cour et dans le couloir !
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Entre les fées et moi
Mon “charme” est le lien
Qui me renseigne sous mon toit
De leur passage quotidien.
Au frôlement du vent
C’est une musique légère
Modulée par ces êtres vibrants.
Trois notes persistantes, au contraire
Avertissent d’un danger imminent.
Cet alarme n’est pas soumis au vent
Mais à l’attention bienveillante
De mes amies les fées
Qui m’ont offert leur amitié
Chaleureuse et vigilante.
Le charme peut rester
Des heures silencieux
Et même parfois il peut venter
Sans qu’il soit ébranlé,
Présentant cet aspect mytérieux
Qui force le questionnement
De tous les étrangers.
Je sais qu’il suit sagement
La directive de mes amies les fées,
Pour mon bonheur
Et ma sauvegarde
Tout au long des heures
Tel un soldat de garde.
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Sous la caresse du vent
Le lac se métamorphose
Mais le soleil tout autant
Ajoute sa note; s’impose.
Le regard découvre ainsi
Du lac les milles facettes
Qu’il nous offre à l’infini
Mettant le coeur en fête.
C’est tantôt une pluie d’étoiles
Ou une coulée de diamants
Ou encore ce long voile
Fait de nombreuses plumes d’argent.
Le voici faisant courir
Des friselis, comme chatouillé,
Secoué de petits rires.
Gai de nous voir éveillés.
Il y a aussi des étincelles
Révélant sa féerie…
De petits êtres immortels
S’ébattent dans les jeux, les ris.
Si le vent change son parcours,
Le lac modifie son cours.
Quand la lumière est déviée,
L’eau se calme, s’apaise
Poursuivant sa dérive
Car les castors à leur aise
Ont savamment édifié
Une construction compressive
Créant ce lac artificiel
Qui au gré des éléments
Réfléchit pour nous le ciel
A nous voyageurs du temps.
Nancy
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Comme un vilain penchant
Ainsi est encombrant
Un parapluie
En cas de pluie.
Il monopolise une main
Sans nous éviter le bain
Tant il gigote
Tant il barbote.
Une seule main tire les paquets
Par la faute de cet objet.
Un vent léger
Ou brève ondée,
Il nous livre aux éléments
Sans aucun égard vraiment.
S’installer en voiture,
Devient une gageure.
C’est une entrave
Plutôt qu’un hâvre.
Enfin, quand finalement
On le range dégoulinant,
On est gêné
Par lui mouillé.
L’habitude de le traîner
Dans son inutilité,
Le convertit
En une manie
Nous ligotant à lui
Par tous les temps de pluie !
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