Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Apr-6-11

Quand mon coeur sourit

Posted by Nancy

Dans ce frileux matin d’avril tout brumeux, mon coeur a souri. Il a été heureux d’entendre à nouveau le passage du train de Brighton Beach et il a pensé :” J’ai encore de bonnes oreilles mais surtout j’ai la joie d’une nouvelle journée d’opportunités puisque je suis revenue à la vie.

Mon coeur s’est réjoui de regarder encore les vols des mouettes en quête de nourriture. Il a profité de l’odeur savoureuse du café matinal; puis, il a senti en lui monter la gratitude d’avoir autour de lui quelques membres de sa famille.

Ce matin donc, mon coeur n’a pas cessé de sourire et il a envoyé beaucoup d’amour à ceux du monde qui souffrent, il s’est senti solidaire des autres, se considérant privilégié de pouvoir battre au rythme de la fraternité.

Une magnifique journée se termine et une magnifique nuit s’installe mon coeur n’a que des raisons de sourire !

Jan-9-10

Mont Shasta (suite)

Posted by Nancy

Nous sommes au 24 décembre pour notre premier réveil. Sitôt hors du lit, Fabian et moi gagnons les rues. Un froid vif saisit nos narines tandis que nos yeux s’émerveillent de la proximité de la montagne devant nous.

Nous rentrons bien vite pour mieux nous vêtir et empruntons la voiture pour une reconnaissance du village. Nous sommes au milieu des montagnes enneigées s’étalant tout autour! Les rues par contre sont nettoyées de leur récente neige .

Il n’y a presque personne dans les rues, le réveil ici ne semble pas très matinal bien que le train passe dès “potron minet”.

Ce silence bienfaisant et particulier s’étale dans les moindres recoins. Fabian le qualifie d’actif.

Nous rentrons pour attendre que Méroudji s’habille et qu’Henri, invité de notre propriétaire, vienne nous retrouver pour nous indiquer où aller pour nous approvisionner. C’est son deuxième séjour ici alors que nous n’en sommes qu’à notre premier.

Au super marché j’ai la surprise de trouver des rayons très bien garnis avec des produits de qualité, des fruits et des légumes, et tout ce qu’il nous faut. Les habitants ne vivent pas si reculés que cela ! La plupart des magasins et restaurants fermeront le 25 et le 26; il nous faut être bien pourvus pendant cette fermeture.

Les courses achevées, nous déposons le tout à la maison et partons faire un tour des magasins, admirer les cristaux dont Shasta a la spécialité des ventes.

A soul connections nous faisons la rencontre d’Agnès qui, nous entendant parler français, se réjouit de pouvoir s’exprimer dans sa langue. Elle est de Tahiti et la similitude de sons avec Haïti en plus de notre langage commun nous incite à bavarder et à trouver notre rencontre formidable. Nous décidons de la retrouver au Best Western où elle est logée avec ses deux enfants pour passer la soirée de Noël.

Le silence de Shasta n’est jamais affecté par les bruits familiers, la corne bruyante du train au petit jour, les conversations ou autres. Nous évoluons dans une bulle spéciale propre aux lieux je crois.

Nous rentrons après avoir bu un jus bio de légumes dans le magasin spécialisé à cet effet où nous trouvons également des graines germées. Nous pourrons donc nous alimenter sans faire trop d’entorse à notre régime.

A la maison une brève coupure d’électricité nous oblige à remettre le réveil du four à l’heure. Nous n’avons pas le temps de nous étonner du fait, qu’une autre s’impose avec un peu plus de longueur. A la troisième, notre hôtesse qui nous visitait, s’assurant que nous ayons trouvé la réserve de couvertures et de serviettes, se pose des questions sur ces coupures inhabituelles.

Son étonnement se fait interrogatif car jusqu’à la nuit tombée nous étions encore sans électricité. Elle nous procure des lampes à kérosène et une lampe de poche espérant que la panne soit bientôt réparée.

Toujours dans le noir, nous décidons d’aller trouver Agnès comme promis. Cependant il n’y a aucune lueur dans la ville si ce n’est la pâle clarté de la lune. Quand nous aboutissons au Best Western tout est plongé dans l’obscurité. Personne ne prévoyait un fait pareil,  semble-t-il. Nos lampes mêmes étaient providentielles!

Nous rentrons après avoir admiré le ciel magnifiquement étoilé  un moment. Nous  prions ensemble puis à la lueur des lampes j’offre les mandalas prévus en cadeaux. J’avais apporté des lampions que j’installe sur le rebord de la cheminée inactive.

Le chauffage étant électrique, il nous faudra gagner nos couvertures tout habillés de nos manteaux, écharpes et gants.

Nous avions là l’occasion de repenser à l’enfant de Bethléem qui lui aussi a connu le froid de l’hiver. Une veille de Noël à nulle autre pareille aux Etats-Unis. Que les choses humaines sont fragiles et incertaines !!

L’électricité revint au cours de la nuit, Fabian dit 9h 30. Je ne l’ai pas su tant que le froid ne s’était pas fait davantage sentir, car les nuits il fait du -1 et plus. le radiateur de ma chambre ne s’était pas remis en marche et je m’apprêtais à prendre plus de couverture quand je constatai la lumière. Fabian remit le chauffage et nous poursuivons notre nuit avec plus de confort.

Il y a pas mal d’histoires qui circulent au Mont Shasta, alors pour rester dans la note je me dis que pour Noël les êtres merveilleux qui habitent la montagne ont dû avoir une réunion spéciale et nous obliger nous humains ordinaires à garder nos lits sans faire de bruit.

Je crois qu’au fond de moi c’était la veille de Noël qu’il me fallait !

(suite)

Dec-1-08

Odyssée (suite)

Posted by Nancy

Je serai brève sur cette deuxième partie de mon récit. Sachez que Tony a pu utiliser une pièce mise à sa disposition quand nous sommes arrivés sur les lieux. Après avoir renoncé à son jus et mangé plutot mal que bien, le ciel lui a épargné l’inconfort de la voiture pour se changer. Une compensation appréciable vu tout ce qu’il avait déjà enduré et ce qu’il devait encore subir.

En fait, moi je digérais péniblement le mauvais état des routes, mais pour le reste c’était bien. J’ai pu visiter mes deux frères, jouir de la pluie et apprécier l’effort de ceux venus nous écouter. Rudolph était lui aussi content d’avoir tenu bon.

– “Un week-end réussi !” n’arrêtait-il de dire, et en effet il avait raison. Si nous nous étions découragés par le mauvais temps, nous ne serions pas partis et nous n’aurions pas eu la joie de la réussite.

Mais que restait-il a Tony ? Il faudrait le lui demander, car les deux vols, la pluie, les cahos qui l’envoyaient ballotés de chaque côté du véhicule ont eu raison de sa résistance. Cependant, la prochaine fois, je suis certaine qu’il sera le boute-en train du groupe et qu’il passera au camp des taquins pour s’amuser aux dépends de Rudolph !