Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Jan-19-10

Un petit mot pour remercier

Posted by Nancy

je n’ai pas encore l’énergie nécessaire pour reprendre mon récit de Shasta, et vous parler d’une de mes longues nuist après avoir laissé Haïti pour Miami.

Aujourd’hui je veux remercier tous ceux qui m’ont adressé des mots d’encouragement et de réconfort. Cela a été un baume dans ma détresse.Je remercie également le monde entier qui s’est penché sur les besoins d’Haïti après la catastrophe. Mon sentiment d’appartenir à la planète comme à une grande famille s’est confirmé en ces instants.

je vous embrasse tous et chacun du fond du coeur. Tout n’est pas fini et les mauvais moments perdureront encore quelque temps. Cependant en pensant à chacun de vous et à votre amitié je reprendrai courage quand je flancherai.

Que Dieu vous bénisse et vous comble de son abondance infinie

Amicalement

Nancy

Jan-11-10

Un Noël et un Nouvel An……

Posted by Nancy

Après une nuit sans trop de stress en dépit d’un début glacial, nous accueillons le 25 dans la joie, dans la blancheur, la sérénité et le bonheur.

Nous décidons d’aller en montagne visiter un endroit que les gens de la zone considèrent comme sacré. C’est le Panthers Meadows. Une escalade de trois heures nous amène à plus de 7500 pieds d’altitude sans jamais atteindre notre objectif.

Cependant l’expérience m’a prouvé que j’effectuais une escalade particulière, j’ai remporté plusieurs victoires sur ma fatigue, le sentiment de solitude, et le découragement.

Un concert inopiné d’oiseaux que j’accueillis comme un message de bienvenue, me fortifia les mollets me donnant l’intrépidité et l’élan nécessaires pour continuer. Il fallut néanmoins constaté que Panthers Meadows n’était pas sur notre chemin.

La descente fut plus aisée, mais le fait d’avoir réussi le parcours me consola largement de n’avoir pas visité l’endroit désiré. Je me dis que l’expérience était justement cette victoire sur moi. Ce n’était pas le moment de visiter mais d’apprendre autre chose.

Au retour nous eûmes l’explication. En hiver la plupart des sites sont fermés à cause de la neige, nous avions largement dépassé notre objectif car l’enseigne était enfouie sous la neige.

Beverly nous invite en soirée avec quelques amis à elles. J’apporte une salade vite faite. Un dîner de Noël superbe, dans une atmosphère inédite, avec feu de cheminée, conversations plutôt spirituelles et beaucoup de rires. Je suis comblée !

Shasta m’a offert ce à quoi j’aspirais : une atmosphère de Paix centrée sur l’Esprit de Noël, le partage et la fraternité.

je crois que mes compagnons ont également apprécié cette formidable soirée.

Qu’en sera-t-il du Nouvel An?

A suivre

Jan-9-10

Mont Shasta (suite)

Posted by Nancy

Nous sommes au 24 décembre pour notre premier réveil. Sitôt hors du lit, Fabian et moi gagnons les rues. Un froid vif saisit nos narines tandis que nos yeux s’émerveillent de la proximité de la montagne devant nous.

Nous rentrons bien vite pour mieux nous vêtir et empruntons la voiture pour une reconnaissance du village. Nous sommes au milieu des montagnes enneigées s’étalant tout autour! Les rues par contre sont nettoyées de leur récente neige .

Il n’y a presque personne dans les rues, le réveil ici ne semble pas très matinal bien que le train passe dès “potron minet”.

Ce silence bienfaisant et particulier s’étale dans les moindres recoins. Fabian le qualifie d’actif.

Nous rentrons pour attendre que Méroudji s’habille et qu’Henri, invité de notre propriétaire, vienne nous retrouver pour nous indiquer où aller pour nous approvisionner. C’est son deuxième séjour ici alors que nous n’en sommes qu’à notre premier.

Au super marché j’ai la surprise de trouver des rayons très bien garnis avec des produits de qualité, des fruits et des légumes, et tout ce qu’il nous faut. Les habitants ne vivent pas si reculés que cela ! La plupart des magasins et restaurants fermeront le 25 et le 26; il nous faut être bien pourvus pendant cette fermeture.

Les courses achevées, nous déposons le tout à la maison et partons faire un tour des magasins, admirer les cristaux dont Shasta a la spécialité des ventes.

A soul connections nous faisons la rencontre d’Agnès qui, nous entendant parler français, se réjouit de pouvoir s’exprimer dans sa langue. Elle est de Tahiti et la similitude de sons avec Haïti en plus de notre langage commun nous incite à bavarder et à trouver notre rencontre formidable. Nous décidons de la retrouver au Best Western où elle est logée avec ses deux enfants pour passer la soirée de Noël.

Le silence de Shasta n’est jamais affecté par les bruits familiers, la corne bruyante du train au petit jour, les conversations ou autres. Nous évoluons dans une bulle spéciale propre aux lieux je crois.

Nous rentrons après avoir bu un jus bio de légumes dans le magasin spécialisé à cet effet où nous trouvons également des graines germées. Nous pourrons donc nous alimenter sans faire trop d’entorse à notre régime.

A la maison une brève coupure d’électricité nous oblige à remettre le réveil du four à l’heure. Nous n’avons pas le temps de nous étonner du fait, qu’une autre s’impose avec un peu plus de longueur. A la troisième, notre hôtesse qui nous visitait, s’assurant que nous ayons trouvé la réserve de couvertures et de serviettes, se pose des questions sur ces coupures inhabituelles.

Son étonnement se fait interrogatif car jusqu’à la nuit tombée nous étions encore sans électricité. Elle nous procure des lampes à kérosène et une lampe de poche espérant que la panne soit bientôt réparée.

Toujours dans le noir, nous décidons d’aller trouver Agnès comme promis. Cependant il n’y a aucune lueur dans la ville si ce n’est la pâle clarté de la lune. Quand nous aboutissons au Best Western tout est plongé dans l’obscurité. Personne ne prévoyait un fait pareil,  semble-t-il. Nos lampes mêmes étaient providentielles!

Nous rentrons après avoir admiré le ciel magnifiquement étoilé  un moment. Nous  prions ensemble puis à la lueur des lampes j’offre les mandalas prévus en cadeaux. J’avais apporté des lampions que j’installe sur le rebord de la cheminée inactive.

Le chauffage étant électrique, il nous faudra gagner nos couvertures tout habillés de nos manteaux, écharpes et gants.

Nous avions là l’occasion de repenser à l’enfant de Bethléem qui lui aussi a connu le froid de l’hiver. Une veille de Noël à nulle autre pareille aux Etats-Unis. Que les choses humaines sont fragiles et incertaines !!

L’électricité revint au cours de la nuit, Fabian dit 9h 30. Je ne l’ai pas su tant que le froid ne s’était pas fait davantage sentir, car les nuits il fait du -1 et plus. le radiateur de ma chambre ne s’était pas remis en marche et je m’apprêtais à prendre plus de couverture quand je constatai la lumière. Fabian remit le chauffage et nous poursuivons notre nuit avec plus de confort.

Il y a pas mal d’histoires qui circulent au Mont Shasta, alors pour rester dans la note je me dis que pour Noël les êtres merveilleux qui habitent la montagne ont dû avoir une réunion spéciale et nous obliger nous humains ordinaires à garder nos lits sans faire de bruit.

Je crois qu’au fond de moi c’était la veille de Noël qu’il me fallait !

(suite)

Henri me quitte avec un peu de réticence, mais il doit le faire. Je continue dans ma tête à prendre des dispositions pour la nuit et le lendemain.

Il franchissait la porte quand je vois au loin Fabian arriver. Je gesticule tant et plus qu’il me voit et se met à courir. Mon soulagement est de courte durée car Méroudji manque.

Ils seront deux à nous précéder ce qui sera malgré tout une bonne chose car il vaut mieux être deux quand les choses sont difficiles.

Où peut-elle bien être ? Je ne veux plus angoisser, je me calme avec un rien de regret de devoir rester en arrière. L’hôtesse qui contrôle les fiches d’embarquement fait patienter le pilote à mon insu, elle a dû sentir ce que je vivais.

Je jette un dernier coup d’œil au couloir tandis que mes compagnons se sont déjà embarqués. La voilà ! La voilà ! Je fais signe à l’ hôtesse que ma fille arrive et je me mets à crier son nom en m’époumonant ! Elle m’entend enfin et elle aussi se met à courir.

Dès qu’elle arrive devant l’hôtesse où elle tend sa carte d’embarquement je ne retrouve plus la mienne. Je fouille avec fébrilité et je la retire avec un tel soulagement que la femme le perçoit et me comprend. Elle avait vérifié précédemment elle me laisse donc suivre la passerelle précédant ma fille pour supplier le pilote de nous attendre ignorant encore que c’était fait.

J’étais au milieu de la passerelle quand je me retourne et ne vois pas Méroudji. Dieu du ciel a-t-elle un pépin !? Je rebrousse chemin toujours en courant mais l’hôtesse à l’accueil me crie :

” She’s coming !”

Nous sommes tous dans l’avion finalement et je prends conscience que je n’avais pas pratiqué ce que j’avais cru comprendre à Miami quand nous avons été les derniers à embarquer.

J’avais oublié la valeur de chaque seconde, l’assistance du ciel qui nous est inconditionnelle et toute puissante et le lâcher prise. Que c’est difficile le chemin de la remontée vers la Source !

Nous arrivons à Redding à 9hres pm. Tout le monde récupère les valises quand Henri se souvient de ne pas avoir reçu son carry-on. Il va aux réclamations tandis que Fabian essaie de contacter la personne qui doit nous louer le véhicule.

Nous sommes les derniers dans l’espace, les employés ne sont plus visibles, la communication ne passe pas à l’intérieur du local. Fabian sort et Henri découvre une sonnette pour appeler. L’employée prend sa déclaration et tous les renseignements nécessaires et promet la livraison à domicile.

Fabian revient avec une annonce pas trop réjouissante : L’homme qu’il a fini par contacter ne se souvient pas du tout de notre réservation de location.

Henri lui dit :

Va appeler à nouveau et donne le numéro écrit sur le reçu. Précise que nous avons réservé depuis deux mois !

Entre temps chacun avait repris son calme décidé cette fois à ne plus angoisser et à faire une totale confiance à la Présence Illimitée en nous.

L’homme promet de nous trouver un 4×4 et vient à notre rencontre quelques minutes plus tard. Il est à ce moment 10hres passées. Les formalités de location remplies avec les excuses du bonhomme, nous nous mettons avec son aide en quête de nourriture. Nous ne pourrons pas passer encore une heure sans rien manger !

La plupart des restaurants sont fermés et les “junk food” disponibles ne sont pas ce que nous aimons le plus. Néanmoins faute de mieux il faudra s’y faire. Heureusement le” big bear”est lui, ouvert avec un menu varié.

Hummmm! L’homme est meilleur quand il a mangé !

Les messieurs branchent le GPS pour nous indiquer le trajet. Le Mont Shasta nous attend et nous avons hâte d’y être. Il fait froid, la route est déserte mais notre excitation et le chauffage de la Ford suffisent à nous faire prendre patience. Seulement une heure de trajet et nous y serons.

Voilà notre hôtesse disposée à nous accueillir après le coup de fil d’Henri nous annonçant.

La maison est sympathique, chaude à point et surtout chaude de toute la gentillesse de Beverly qui nous reçoit comme des parents revenant de vacances !

Je retrouve, une dînette comme la mienne, un faiseur d’arc-en ciel comme à la maison, les couleurs de ma chambre et les petites figurines d’elfes que j’aime ! Nous avons tout plein de points communs, nous sommes bien de la famille ! Ma famille cosmique.

Cette première nuit à Shasta tient de la féerie ! J’y suis parvenue après plus de vingt ans d’attente. Tout vient à point à qui sait attendre disait ma maman, mais ce n’est pas toujours facile pour moi d’attendre bien que les faits montrent toujours la véracité de l’axiome.

A partir de ce moment, chaque instant sera extraordinaire comme le sont les lieux. Nous allions vivre à la lettre notre mot de bienvenue :

Welcome to this moment !

(suite)