Il a désiré mon corps
Pour se manifester
Il l’a voulu imparfait
Pour le perfectionner
Avec mon accord
Selon nos souhaits.
Il a voulu mon regard
Pour se regarder.
Mais pendant longtemps,
Trop longtemps…
Sans le moindre égard
Je L’ai ignoré
Me perdant.
Ensemble nous étions
Partageant le même toît
Mais je ne voyais que moi
Stagnant dans l’inhibition
Sans cesse bavardant.
Alors qu’en option
Il m’offrait l’éternité,
Patiemment m’attendant,
Je laissais les siècles filer…
Puis, un jour je L’ai trouvé !
“Enfin la connexion”
Me dit-Il.
Je voulais la perfection,
Le bon” fil”
Qui me mènerait à Lui.
Et me voilà depuis
A lui offrir
Mes expériences
Pour le voir sourire
Sur mes lèvres,
Avec une douce permanence,
Sans fièvre.
Ensemble nous avançons
Sur la voie, sans façon.
Le lien se fidélisant
La distance s’amenuisant,
J’obtiens son absolution
Sans condition.
Plus de dichotomie
Dans ce complice échange
De deux vrais amis
Qui ne trouvent pas étrange
La ressemblance
Que leur renvoi le miroir,
Révélant la reliance
Qui se laisse entrevoir.
Nancy
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Comme un vilain penchant
Ainsi est encombrant
Un parapluie
En cas de pluie.
Il monopolise une main
Sans nous éviter le bain
Tant il gigote
Tant il barbote.
Une seule main tire les paquets
Par la faute de cet objet.
Un vent léger
Ou brève ondée,
Il nous livre aux éléments
Sans aucun égard vraiment.
S’installer en voiture,
Devient une gageure.
C’est une entrave
Plutôt qu’un hâvre.
Enfin, quand finalement
On le range dégoulinant,
On est gêné
Par lui mouillé.
L’habitude de le traîner
Dans son inutilité,
Le convertit
En une manie
Nous ligotant à lui
Par tous les temps de pluie !
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La lune porte un burqa
Le sais-tu ?
Elle est dans l’anonymat
Le vois-tu ?
Sûr, c’est pour mieux aguicher;
Tout est dans les yeux n’est-ce pas ?
Vois donc son regard briller
En cette splendide aurore !
« Un côté ne suffit pas
Du mystère j’en donne encore »
C’est le message de ce voile,
Cette tenue inattendue!
N’est-ce pas un peu compliqué
Ce barrage de toile?!
De toi qu’est-il advenu?
De cette coquetterie
Ma foi un peu incongrue
J’ai souri ma chère amie.
Pourquoi vouloir nous priver
De la splendeur de ta vue ?
As-tu depuis, renoncé
A nous offrir ta brillance ?
Quand tu es simplement là,
Ta lumière, ta présence
Sans burqa,
Avec juste ta beauté
Sans fard, et sans nul détour,
Ayant ta simplicité
Comme seul atour,
Ma très chère amie crois-moi
C’est mieux, je t’assure, mille fois.
Elle s’est laissée dévoilée…
Pas tout à fait convaincue
Elle a remis son burqa
Se sentant peut-être nue.
Pourtant non ; la revoilà
Maintenant bien dépouillée
De son voile superflu.
Serait-ce un tout nouveau jeu
En ce matin si brumeux?
Mais là, pour nous étonner
Encore plus
Elle étale sa rondeur
En présence du soleil
Comme le font toutes les femmes
Donnant tout plein de bonheur
A l’aimé, à son réveil
Car lui, connaît leur âme.
C’était un jeu amoureux !!
Si longtemps, tellement longtemps
Que la lune attend son preux,
Le preux chevalier d’antan!
Pour nous aussi sur terre
Lune et soleil à la fois
Nous comble d’une totale joie.
Est-ce déjà le changement d’ère ?
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