Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Je viens de lire les nouvelles et de visionner un video montrant les enfants haitiens et leurs parents adoptifs. Dans quelques regards j’ai cru lire une reconnaissance d’âme à âme. C’est beaucoup de joie en cette période après tant de déboires au pays. Ces enfants auront une famille et peut-être retrouveront-ils leur raison de vivre.

je n’ai pas pu m’empêcher cependant de penser à certains parents encore vivants dont l’amour a dicté l’abandon de leurs enfants alors que pour eux c’est encore la misère. Mon coeur a saigné avec eux, mais il a aussi souri; la douleur et la joie se côtoyant.

Il faut beaucoup d’amour pour renoncerà son enfant surtout sans espoir de le revoir, c’est comme s’il mourrai!. Mais ne vaut-il pas mieux le savoir bien et encore assez jeune pour oublier.

Ils devront, ces enfants , vivre la différence. Je fais le voeu, que l’amour de leurs parents adoptifs soit assez fort pour les aider à passer à travers l’indifférence, le racisme et autres plaies causées par l’ignorance. Puisse Noël apporter tant de joie que les coeurs en soient remplis toute l’année à venir.

Sep-12-10

Mon coeur déborde !!

Posted by Nancy

De mon coeur déborde la joie que le Seigneur a mis en moi et vers Lui monte ma reconnaissance pour les biens dont m’a comblée sa puissance.  Je chante le Seigneur et mon âme est joyeuse, car Dieu mon créateur m’a remplie de ses grâces.

Si quelqu’un reconnaît cet hymne de louange, il me ferait plaisir de m’envoyer toutes les paroles, et je l’en remercie d’avance.

Bien que ces quelques phrases que ma mémoire ait retenues suffisent pour exprimer ma constante gratitude.

May-9-10

FETE DES MERES

Posted by Nancy

Demain, c’est la fête des Mères aux Etats-Unis. En Haïti ce sera le dernier dimanche du moi de mai.

Je me surprends à me remémorer la fête des mères de mon enfance, de mon adolescence et même de ma jeunesse ! On a beau se dire que le passé est passé, à constater l’importance marchande de cette fête, je ne peux m’empêcher de penser à mon privilège et à mon bonheur d’avoir vécu si profondément cette journée mémorable!

Bien sûr les jeunes ne connaissent la valeur d’aucune fête ou plutôt ils n’en savent que l’aspect commercial pour les aînés et la joie de donner ce qu’ils ont préparé à l’école avec l’aide de leur maitresse pour les plus jeunes. Souvent les pères leur mettent en mains des cadeaux à offrir à leur mère sans qu’ils comprennent le pourquoi du geste puisque ce n’est pas un anniversaire.

Alors je me demande jusqu’à quel point ils comprennent l’importance de cette personne dans leur vie : Leur mère !

Moi, j’ai porté ma rose rouge en signe de cette présence bienfaisante, remplissant toute ma vie !

Le bonheur de pouvoir se dire : «  Ma maman est vivante, ma rose est rouge ! »

Les orphelins portaient une rose blanche avec tout autant de vénération ; pour tous les enfants, c’étaient le jour où ils pensaient à leur mère, soit en priant à son intention si elle était partie, soit en leur montrant tout l’amour et toute la reconnaissance de leur cœur, par une conduite impeccable ! Ils prenaient une part active aux soins du ménage évitant toute fatigue à la maman. Certains faisaient du rangement d’autres plus âgés cuisinaient. Enfin quelques-uns comme moi, offraient des bouquets spirituels remplis de tous les renoncements librement consentis les jours précédant la fête.

Les adultes arboraient avec amour leur rose rouge ou blanche redevenant pour ce jour des enfants pour leur mère qu’elle soit vivante ou non.

Peut-être est-ce cette dévotion peu à peu  disparue qui explique ces multiples abandons des mères depuis quelque temps !

En tous cas, demain je porterai ma rose blanche. Personne ne comprendra, surtout pas mes petits enfants, mais mon fils lui, saura se souvenir de sa fleur en papier des Gonaïves car là-bas il n’y a pas beaucoup de fleurs et pas du tout de roses. Cependant ces fleurs rouges et blanches en papier remplissaient parfaitement leur rôle et le sourire rayonnant arboré par tous les visages marquaient vraiment l’aspect spécial du jour.

D’autre temps, d’autres mœurs ! Ne nous attachons pas trop au passé ; néanmoins sachons en retirer de bonnes pratiques sentimentales pour illuminer nos instants et ceux des autres.

Bonne et Heureuse FETE à toutes les Mamans ! Qu’elles soient biologiques ou non, puisque tout est dans le cœur, laissons-le parler ce jour-là, ce sera le plus beau des cadeaux !

May-4-10

Ce n’est qu’un Au-Revoir

Posted by Nancy

Avec le départ de Sœur Marie Saint Paul s’est rompu le denier maillon de cette belle chaine d’amitié, de sentiment filial et de savoir, forgée jour après jour par nos éducatrices d’Elie-Dubois.

Le tremblement de terre du 12 janvier, que personne n’est prêt d’oublier a emporté d’un coup toutes celles à qui nous devons tant. Celles qui pendant des années n’ont jamais ménagé leurs efforts, pour faire de nous des femmes accomplies, mais surtout des éducatrices compétentes ayant au cœur l’amour de leur métier.

J’entends encore Sr.St.Paul nous exhorter à ne pas préférer “une sotte machine écrire” aux petits que nous aurons à guider.

Si nous ne sommes par parfaites comme elles le désiraient, car elles tendaient toujours vers un plus haut idéal, du moins elles nous ont inculqué le goût du travail bien fait.

J’ai eu le bonheur de visiter mon ancienne directrice Soeur Marie D’Assise  huit jours avant qu’elle ne périsse. J’étais contente de lui apporter mon dernier bouquin dans lequel je relatais ce que les quatre années passées sous sa supervision ont représenté pour moi. Tout ce que je suis devenue je le dois à ces Sœurs D’Elie Dubois. J’ai voulu leur manifesté ma reconnaissance à travers quelques pages, mais je crois bien qu’elles sont parties sans qu’elles en aient rien su. J’ai été trop timorée pour le leur dire de vive voix, je le suis encore quand il s’agit d’exprimer mon amour, bien que je progresse un peu, mais ce matin quand Ti Maille m’annonça la mort de Sr. Marie St Paul. J’ai voulu non seulement leur dire mon affection et ma reconnaissance mais le dire au monde entier et par la même occasion associer mes adieux aux autres : Soeur Marie Julie, Sœur Marie Edwige, Sœur Marie D’Assise à qui je n’avais pas dit adieu comme je me devais de le faire ,peut-être trop bouleversée lors.

Je garderai le souvenir de ce coup de fil de Sr.St. Paul à la parution de mon premier livre.

– “Nancy, Je suis fière de toi, je suis fière pour ta maman !”

Je lui avais promis une visite et le livre en question mais je ne l’ai jamais fait pour mille raisons sans objet.

Elles étaient deux au chevet de ma mère mourante, Sr Julie et elle, m’accompagnant de leur affection comme le ferait une mère, et c’est pourquoi elle s’est associée à mon bonheur de sa fibre maternelle, me sachant  priver de celle dont j’étais née.

A vous toutes mes Chères Soeurs, je dis maintenant soyez en paix et aller vers la Lumière sans regret,  car vous avez bien travaillé et vos leçons ne sont pas perdues, vos efforts ont porté fruits, et,  ma reconnaissance est indéfectible.

Que la joie du devoir accompli vous accompagne. Ce n’est qu’ Un Au-revoir !

Je disais plus haut que le dernier maillon s’était brisé, mais Ti Maille, notre Laetitia a par son diminutif pris la relève, depuis pas mal de temps, sans peut-être sans rendre compte. C’est par elle que notre chaîne d’amitié se vivifie à travers les années.

C’est pour moi l’occasion de lui dire à elle aussi mon affection.

Ti Maille je t’aime, je veux te le dire maintenant, sans attendre que tu ne sois plus.