Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Oct-4-11

Sans Condition

Posted by Nancy

Je t’ai choisie sans condition.

Je t’ai aimée sans condition.

Le choix n’a pas été réciproque.

Dans mon coeur tu es exceptionnelle,

Tu le sais, devenue éternelle.

Tu m’as façonnée pour le meilleur,

C’était là notre accord dans l’ailleurs.

Merci d’avoir été ma mère

Merci pour tes baisers sincères.

J’ai toujours été solitaire

Mais heureuse de te satisfaire.

A toi, mon amour s’est révélé

Au plan où tu as été appelée.

Et, j’ai senti ta protection,

Ton grand amour sans condition.

Ta petite fille est devenue femme

Sous le regard constant de ton âme.

 

Port-au-Prince 4 octobre 2011

A la mémoire de celle qui fut ma mère Marguerite

Feb-1-11

Fleurs D’Oranger

Posted by Nancy

Chaque fois que la brise frôle l’oranger

Un délicat parfum s’en exhale.

Il est tout à la fois tenace et léger.

C’est une fête des sens que ces fleurs pâles !

Elles rappellent l’iris par la forme,

Mais leur blancheur les rapproche du lis.

De leur calice s’élance un tube filiforme

Offrant avec largesse des tiges lisses

Aux bouts renflés de poussière d’or.

Attirées par l’odeur exquise,

Les abeilles butineuses viennent dès l’aurore

Puiser ce nectar dans la lumière imprécise.

Des peuples utilisent les fleurs d’oranger

Pour ceindre le front des jeunes épousées,

En symbole de l’amour inconditionnel,

De l’abandon à la joie et à la pureté.

Tout comme l’abeille fournit le miel,

Produit de la Nature en toute gratuité,

Ainsi le cœur aimant s’offrira,

Rayonnant la beauté et la grâce.

Avec certitude la fleur parfumera,

En toute quiétude l’amour embrasse.

Port-au-Prince 1er février 2011

Jan-22-10

Après La catastrophe

Posted by Nancy

Toujours dans les neiges éternelles de Shasta, encore sous l’émerveillement de mon séjour,  je regardais un OO7 bien tranquillement à la maison, avec ma famille et mon frère venu en séjour. Cet après-midi de ce 12 janvier ne me prépara pas du tout à cette effroyable catastrophe.

Néanmoins j’ai survêcu avec ma famille et la maison  a tenu bon. Il a fallu par prudence vivre dans les rues. Après 6 jours,  avec toutes les difficultés que vous ne pourrez même pas imaginer ne les ayant pas vêcues, j’ai pu quitter le pays. C’est cete traversée vers Santo Domingo pour aboutir à Miami chez mon fils aîné que je veux vous raconter aujourd’hui.

Avec Lucien Balmyr, venu assister aux funérailles de son oncle victime du cataclysme, je laisse Port-au-Prince à 2h pm ce dimanche 17 janvier 2010. Nous allons vers la république voisine, car American a annulé le vol que je devais prendre et je sentais l’urgence du départ. Je laissais le pays avec peine et ceux que j’y laissais me déchiraient le coeur. Cependant au fond de moi c’est comme si je mourrais  forcée de tout quitter sans attache. Ce sentiment ne m’a plus quittée depuis. D’un seul coup j’acceptais la mort, la séparation d’avec ceux que j’aime, les choses que je possède, la maison… Plus rien n’avait la même valeur. Je n’avais ni faim, ni soif.

La voiture de Lucien chauffe ce qui nous vaut des arrêts pour la refroidir et mettre de l’eau dans le radiateur. J’accepte une bouteille d’eau  et une de jus que je bois entièrement. J’étais déshydratée sans m’en rendre compte.

Je ne peux communiquer avec mon mari qui obstinément était retourné aux Gonaïves. J’arrive à parler à mon amie Jacqueline et à lui faire mes adieux; c’est elle qui annoncera mon départ à mon mari et à mon fils absent de la maison.

Sans incident nous arrivons à Santo-Domingo à 11hpm il n’y a aucune place dans aucun hotel, les Haïtiens qui laissent le pays occupent tout. Mon vol avec Jet Blue est prévu pour 5h 20 am. Je décide de rester à l’éroport car je devrai obliger mon ami à se réveiller aux heures de la nuit pour m’y conduire. D’ailleurs les heures passeront vite. Pourtant elles se sont étirées bien plus loin…

Tous les sièges sont occupés à l’aéroport. Je m’installe sur une marche d’escalier, toute fatigue momentanément envolée.

J’écris, je me promène en attendant 3h am pour le “check in”, hélas la foule de passagers se rendant à Boston et à New-York retarde ceux de Fort Lauderdale. Ils doivent passer d’abord.

Je suis épuisée, on m’offre un fauteuil roulant qui en cet instant est le bienvenu. Je n’en ai jamais voulu et meme je ne suis jamais assise là-dedans. Tout est vraiment relatif car quand on me l’a proposé je me suis estimée chanceuse. La ligne est désespérement longue et les heures passent.

J’embarque finalement à 9h am ;cela m’avait fait la plus longue nuit jamais supportée. J’avais bien résisté et à midi je rentrais saine et sauve à la maison.

La dernière secousse de magnitude 6.5 hier matin a décidé mon fils et mon mari. Leur passage sera pour eux plus hasardeux mais ils devront assumer leur choix.

Ils sont arrivés aujourd’hui, nous sommes ensembles. Pas heureux, ne pouvant l’être avec toute la détresse laissée là-bas,  mais soulagés de pouvoir être ensembles

Jan-6-10

Un Noël et un Nouvel An au Mont Shasta

Posted by Nancy

Nous étions quatre à faire cette traversée de la côte Est à la côte Ouest des Etats-Unis en partant de Miami, deux de mes enfants, un ami et moi. Mon fils et notre ami laissait de Port-au-Prince pour me rejoindre à Miami où je les avais précédés de deux semaines. Ma fille quant à elle partait de New-york pour nous retrouver à San-Francisco.

J’avais attendu depuis si longtemps ce moment où je pourrais me rendre à Shasta !

Me voilà donc enfin à ce jour si désiré, patientant avec un peu d’excitation Henri notre ami et Fabian mon fils à l’aéroport de Miami.

Je prends du temps pour m’acheter un sac à main plus confortable que le petit en bandoulière si vanté par les médias ! Il est vrai qu’il avait contenu toutes mes bricoles en plus de mes papiers cependant sa courroie me sciait le cou et les objets menaçaient de s’éparpiller chaque fois que j’ouvrais le sac. Bref, il me fallait un nouveau sac en urgence.

Je l’achète dans un magasin Turner où tout est à $1o, je mange un sandwich et j’attends…. Un peu trop à mon goût, je crains déjà de rater l’avion.

On appelle pour l’embarquement mais au lointain, tout comme sœur Anne, je ne vois que l’immensité du couloir supportant des visages inconnus.

Ils arrivent enfin soulageant mon anxiété. Mais comme prévu nous sommes les derniers.

Je crois que je dois tirer une leçon du fait. Le lâcher prise ne m’est pas facile et mon souci de l’heure est trop envahissant. Je me calme, me promettant de prendre les événements avec plus de philosophie. Chaque minute à sa valeur et tout peut se jouer dans ce laps de temps. Je pense avoir compris; et pourtant….

Nous sommes installés pour 6hres de vol inconfortables que nous nous efforcons de supporter au mieux.

San-Francisco s’étale enfin sous mes yeux fatigués, immense (25 minutes à la traverser) lumineuse et fascinante.

Fabian seul devait récupérer sa valise, ayant acheté son billet en ligne. Tandis qu’il part aux bagages, Henri et moi allons aux renseignements pour connaître le lieu d’embarquement  vers Redding. Comme par “hasard” nous nous adressons à la personne qu’il faut, un agent de la United nouvel avion remplaçant l’American pour l’avant dernière étape. Nos billets sont confirmés et nous avons le numéro de la porte.

Méroudji est-elle arrivée ? Saura-t-elle nous trouver ? Toujours des inquiétudes latentes !

Après notre aubaine avec l’agent si facilement trouvé j’aurais dû être plus confiante en la bonté du ciel nous accompagnant. Et je vérifie le fait dans l’immédiat car devant nous voilà ma fille qui traverse le couloir exactement devant nous en dépit de l’immensité des lieux! Elle débarque en même temps que nous alors qu’elle devait etre là 6h avant. L’avion avec 4hres de retard nous l’amène “on time”. Pourtant c’est moi qui occasionnera le stress que je vivrai quelques heures plus tard.

En effet, au lieu d’utiliser son téléphone pour appeler Fabian, je lui demande d’aller à sa rencontre pour faire plus vite à récupérer la valise. Entre temps Fabian avait déjà laissé le “baggage claim” ,sa longue absence était occasionnée par l’obligation qui lui avait était faite de repasser la “sécurité” puisque par oubli son passeport était resté avec nous dans son carry-on.

Méroudji ne pouvait donc pas le trouver.Elle ne répondait pas à son téléphone encore fermé par oubli.

Mais ce que je vous raconte maintenant je l’ignorais à ce moment là.

Henri et moi étions à la porte 78 depuis seulement 5mns quand on appela pour l’embarquement. Trente personnes uniquement devaient prendre ce petit avion à hélices.

A nouveau me voilà à scruter le très très long couloir, essayant de les apercevoir sans succès tandis que l’hôtesse nous presse d’embarquer.

Henri décide de nous précéder ne voulant pas rater la 4×4 retenue à Redding depuis deux mois, indispensable pour le trajet restant et le séjour, puisque là-bas il n’y a pas de véhicule public pour le transport.

Je devrai donc rester sur les fauteuils de l’aéroport pour la nuit et prendre l’avion le lendemain si possible avec l’obligation de repayer les billets. Je suis mal en point mais je me raisonne malgré tout, sans grand succès il faut l’avouer.

Que se passa-t-il ? mes prévisions se sont-elles réalisées ?

Vous le saurez à la page suivante……

Dec-3-08

Un signe dans le ciel

Posted by Nancy