Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Dec-30-12

Un autre aspect de l’arbre d’Astoria

Posted by Nancy

Mon compagnon du printemps

S’est dépouillé complètement.

L’hiver s’installe en ce moment.

Quelques écureuils plus courageux

Fréquentent encore le bois nu,

Cherchant peut-être un grain perdu

Ou tenant compagnie aux oiseaux frileux.

Les branches désolées se balancent au vent,

Le gazon encore vert à son pied

Lui garde l’espoir de se réveiller

Encore feuillu et verdoyant.

Cette certitude porte cette année

Un message exaltant,

L’Ere a changé !

Au retour du printemps,

Les coeurs seront vibrants

Pour accueillir un paysage

Qui semblera le même

Mais qui aura un autre visage

Disant à chacun: aime, aime aime!

Dec-4-12

Un Oiseau Different

Posted by Nancy

Il était une fois deux enfants, deux garçons charmants, Kristofer et Xavier. Ils désiraient un animal familier, mais obstinément les parents le leur refusaient n’ayant pas la possibilité d’en prendre soin, sachant que sitôt l’exhaltation du premier contact passée, tous les soins leur retomberaient sur le dos.

Finalement la grand-mère trouva un compromis: on leur offrira des oiseaux. La mère acquiesca, aimant beaucoup les oiseaux. Ainsi un couple de perruches jaunes vinrent agrandir le cercle familial. La femelle de Kristofer se prénomma Snowy le mâle de Xavier Floffy..

Pendant cinq belles années les enfants s’amusèrent avec les oiseaux, les laissant voleter à travers la maison, les sortant, les nourrissant. Puis l’attrait s’émoussa, d’autres intérets les gardèrent plus occupés. Cependant de temps en temps ils s’approchaient de la cage pour signifier aux petits êtres qu’ils êtaient toujours aimés.

A la fin de cette cinquième année, Snowy pondit un oeuf qui passa inaperçu, le lendemain elle s’apprêtait à en pondre un second quand la grand-mère découvrit le fait. Alors ce furent des cris de stupeur, de joie, d’interrogation de la part de quelques amis venant en visite et des enfants eux-mêmes.

Etait-ce trop d’attentions du public,ou un inconvenient de santé on ne le saura pas, car l’oeuf ne put sortir et resta accrocher à la femelle. Visiblement en souffrance on l’emmena chez le vétérinaire. Ce dernier du couper pour la débarrasser mais elle en perdit la vie avec passablement de souffrance avant.

Le mâle voyant sa compagne souffrir avait fait tant et si bien qu’il avait attiré l’attention du père qui à ce moment prit l’initiative de chercher du secours. Depuis cet incident ils étaient devenus des amis. Quand l’humain s’approchait de la cage, l’oiseau lui tendait le bec ou sifflait.

Floffy ne se consolant pas, on lui chercha une compagne. Celle-ci fut blanche avec une tache bleue au dos. Cette différence expliqua peut-être la difficulté des débuts, car l’adaptation fut assez difficile en dépit du même prénom que Kristofer lui choisit.

Quand on pensa le contact établi, on s’étonna des criaillements et des chamailleries quasi permanents et on pensa à des jeux amoureux…Un nid fut alors ajouté. Mais il ne se passa rien…

Kristofer qui avait souffert de la perte de l’ex Snowy fut plus attentif désormais au bien-être du second; c’est ainsi qu’un beau jour il lui découvrit une grosseur à la poitrine. Le diagnostic fut alarmant: une tumeur inopérable!

Kristofer se révolta à l’idée de perdre son amie ailée, il décida de la soigner lui-même et de prier. Deux fois par jour, il lui mit du gel de silicium, la tumeur se résorba après quelques jours et l’oiseau s’arracha les peaux mortes jusqu’à complète guérison.

Deux ou trois mois s’écoulèrent, le couple se chamaillait toujours, les cris parfois étaient stridents mais on pensait que c’etait leur façon d’être ensemble.

Un matin on trouva le corps de la femelle sans vie. Elle était partie sans que personne ne lui soupçonnât un malaise quelconque.

On s’attendait au désespoir de Floffy mais curieusement il fut indifférent et même heureux pourrait-on dire.

Et voici le constat qui fut fait découlant de ce comportement auquel on ne s’attendait pas:

Le mâle était attaché à sa première compagne jaune comme lui, les cris et les coups de becs qu’on prenait pour des jeux amoureux étaient en fait de l’hostilité. Cette femelle blanche n’a jamais était acceptée.

Depuis sa solitude, Floffly s’était inventé une compagne en se regardant dans son miroir. Désormais il se parle, il s’amuse et il est heureux en passant le plus clair de son temps s’admirant et croyant être deux.

Quand il doit accompagner la famille dans une cage plus petite sans miroir, il se tait et ne mange ni ne boit.

C’est donc un oiseau avec des sentiments humains: fidélité, et négation de sa situation psychologique.

Cette histoire commencée comme un conte n’en est pourtant pas un.Cependant sa curieuse atmosphère le rattache au merveilleux.

Si Floffy reçoit une compagne jaune, arrêtera-t-il de se mirrer? ou rejettera-t-il cette autre femelle, même jaune? (à suivre).

 

Apr-29-12

Un timide Printemps A Central Parc

Posted by Nancy

L’hiver est encore présent sur les arbres chargés de leur blanche floraison, et aussi dans le fond de l’air vraiment froid au point de nécessiter un manteau pour sortir!

Il devra bien céder sa place au printemps, mais ce dernier est encore trop timide et l’hiver prend avantage de cette faiblesse tout comme nous  le faisons souvent envers nos pairs.

A Central parc donc ce matin une pluie fine nous asperge à la manière d’un goupillon, et c’est de cette manière que ma fille et moi recevons les gouttes, comme une bénédiction: nous sommes ensembles et nous sommes en sante dans un lieu enchanteur. Aucun bruit discordant, aucun bavardage inutile. Beaucoup de gens vont et viennent, beaucoup de coureurs, beaucoup d’enfants. Tous jouissent du décor en harmonie accompagnés par le chant des oiseaux et le passage des écureuils qui se moquent de l’hiver tenace, sachant que son départ est imminent même s’il ne le sait pas encore.

Nous n’avons pas pensé à apporter des graines à offrir, les oiseaux sont donc déçus de notre présence, cependant ils nous accueillent malgré tout. Un écureuil a même pris la pose sur ses pattes de derrière avec son panache bien relevé .

Les arbres déploient leur état d’être qui donne une si apaisante présence!

J’ai voulu d’une photo devant un joli arbuste fleuri de rose avec un fond de lac. Un homme est passé juste au bon moment avec sa bonne volonté et nous avons eu notre photo pour garder cet instant particulier dans ce beau cadre!

J’ai désiré me trouver des toilettes et nos pas nous y ont conduites juste comme cela, sans vraiment savoir.

Puis j’ai formulé le désir de boire une soupe chaude, et on a réalisé que nous étions à deux pas de “Whole food” où en général je suis sûre de manger sainement.

Ainsi le ciel a comblé chacun de mes désirs confirmant la parole sacrée : “Demandez et vous recevrez!”

Il devrait en être ainsi pour chacun de nous, mais beaucoup ne le croient pas et c’est dommage, ils auraient pu être si heureux!!

Un jour, j’emplis ma main de brume.

Puis je l’ouvris, et voici que la brume devint chenille.

Je refermai la main et la rouvris, voilà que la chenille devint oiseau.

De nouveau je la fermai et l’ouvris,

dans le creux de ma main se tenait alors

un homme au visage triste et au regard levé vers le ciel.

Une fois de plus, je refermai la main

et lorsque je la rouvris, il n’y avait que brume.

Cependant j’entendis une mélodie d’une douceur infinie.

Hier encore, je m’imaginais tel un fragment frémissant sans rythme

dans la sphère de la vie.

Aujourd’hui je sais que je suis la sphère et que la vie entière s’y meut

en fragments rythmés.

Eveillés, ils me disent:” Toi et le monde où tu vis n’êtes

qu’un grain de sable sur le rivage infini d’une mer infinie.”

Et dans mon rêve, je leur dis:” Je suis la mer infinie,

et tous les univers réunis ne sont que grains de sable sur mon rivage.”

Le Sable et l’Ecume

Khalil Gibran

Sep-21-11

J’ai eu Mon Concert

Posted by Nancy

Il y a de cela peut-être deux ans peut-être plus, j’ai fais le vœu de voir un des arbres du jardin couvert d’oiseaux chanteurs. Pourquoi cet arbre? C’est celui qu’on voit le mieux des fenêtres de la maison, que l’on se tienne à l’étage ou au rez de chaussée..

J’esperais ce concert mais je ne le voyais pas venir, mon manque de foi ne m’en trouvait pas digne. Pourquoi un tel vœu?

D’abord parce que j’aime les oiseaux et j’adore les entendre chanter. Mais surtout je suis convaincue qu’ils sont porteurs de bonnes nouvelles; celles que mon cœur attend…

Et aujourd’hui je l’ai eu mon concert ! Le chant etait si soutenu que je suis sortie réalisant qu’un fait inhabituel se passait au-dehors.  Là, dans mon arbre et sur ses branches, plusieurs oiseaux chantaient ! A ma vue ils n’ont pas arrêté ni ne sont partis. Ils ont au contraire voleté dans mon giron se tenant plus près de moi pour m’offrir leurs chants.

Leurs vocalises m’ont touche le cœur, j’ai souri tout en remerciant. Je me suis dit :

Voila ce qu’obtient la patience et la foi! Je dois absolument acquérir cette foi inébranlable dont parle les Maitres et avec elle j’obtiendrai la patience. Et ce matin la pensée du jour me confirme qu’il y a un moment pour tout, il n’est que d’attendre. Ce qu’un cœur sincère demande il l’obtiendra dans cette vie toujours au bon moment.

Je suis encore émue de cette grâce reçue !

Par contre les perruches de la maison qui ne cessent de jacasser, se sont tues. Complètement… Un silence singulier que j’ai encore du mal à interpréter.

Enfin leur-dis-je :” êtes-vous jalouses de mon concert?!”

Mon coeur cependant a voulu croire que c’etait leur façon d’approuver le concert de leurs congénères à mon endroit.

J’ai saisi le message de ce concert et je suis assuree de voir mes demandes se realiser.

Gratitude ! Gratitude !

Les roses ont également apprécié ce merveilleux moment.

http://www.betterphoto.com/forms/TellAFriend.asp

 

 

 

 

May-11-11

Sur l’arbre d’Astoria

Posted by Nancy

Sur cet arbre devant moi,

Un écureuil un peu sournois.            

Sur une branche, un peu plus haut

Un oiseau.

Il chante en continu

Des notes ingénues.

Duo charmant

Offert librement

Par cette fenêtre généreuse

Bien que poussiéreuse.

Tant il est vrai que la notion

De perfection

Est très relative

Et souvent restrictive.

Car cette vitre un peu brumeuse

M’offre des heures heureuses,

Comblant mon coeur

De douceur.

 

 

 

 

A travers cette fenêtre d’Astoria, j’admire une vigne vierge décorant la vitre, puis un arbre dont les branches feuillues cachent à demi quelques maisons; pas de gratte-ciel cette-fois. Sur cet arbre, la présence quasi constante d’oiseaux chanteurs en matinée.

Ce matin ils ont reçu la visite éclair d’un écureuil gris. Un bout de cour abandonné offre des fleurs jaunes et des fleurs mauves. Ces fleurs ne s’inquiètent pas de qui les verront; la nature est si abondante qu’elle se contente de donner sans compter. Elles poussent parmi les herbes folles, heureuses de s’épanouir au soleil qui semble vouloir s’installer.

Cette vue quotidienne me comblait jusqu’a ce matin, avant qu’un homme ne décide de tout arracher. Sa machine m’a forcée à mettre la tête dehors pour constater le dégat.

Du coup les oiseaux se sont tus, puis se sont enfuis. Plus de fleurs mauves désormais et les quelques jaunes qui restent,…jusqu’à quand?

Peut-être cet homme a-t-il besoin de planter des légumes ou à son sens de plus jolies fleurs ! Peut-être aussi trouve-t-il ces plantes sauvages de mauvais effet. Bref Il doit sûrement avoir une bonne raison. Et je me dis: ” heureusement que je ne suis pas passée à côté de toute cette beauté si généreusement offerte !”

Au moins j’ai un souvenir dans mon coeur. Je ne l’entretiendrai pas, car il faut savoir avancer sans attache et vraiment vivre au présent. Néanmoins, j’aurai remercié le ciel pour ce bonheur passager.  En vous le décrivant amis lecteurs, je l’aurai partagé et il aura accompli sa mission.

Et il me reste les oiseaux et leurs chants matinaux, il y a toujours compensation.

Bientôt je partirai, je ne saurai pas ce que le bonhomme aura mis dans son jardin, mais, est-ce important? J’irai vers de nouvelles joies toujours prêtes à mon service.

Mon maladroit dessin mettra sa note particulière à ce séjour si enrichissant !