Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

May-30-09

A Prospect Parc à New-York

Posted by Nancy
May-30-09

Bosquet fleuri à New-York

Posted by Nancy

bosquet-magnifique

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Dec-20-08

Il a neige hier a New-York

Posted by Nancy

J’ai retrouvé la neige ! La dernière fois remonte à mes onze ans. Je me souviens de mon excitation quand je me réveillai à Bruxelles dans un décor tout blanc. Cela avait été magique ! J’ignorais la météo lors, et personne non plus pour m’annoncer cette possibilité. Ce fut la surprise pour nous tous car venant d’Haïti, nous n’avions pas vraiment une idée de ce que cela pouvait être.

Ce matin donc, d’il y a si longtemps, quelqu’un nous invita à nos fenêtres où nous attendait cette féérie ! L’instant d’après, nous descendions dans la rue faire connaissance avec cette matière si froide et si belle. Je n’ai gardé aucun souvenir de sa chûte; elle était toujours déjà là. Je la considérais depuis comme une nostalgie à combler tandis que les années passaient sans qu’elle ne se soit assouvie.

A ma descente d’avion ce décembre-ci à New-York, mon fils m’annonça au moment de m’accueillir:

-“La météo prévoit la neige pour demain, mais ne te rejouit pas trop car souvent elle se trompe.”

En dépit de son conseil de la veille, je me surpris à guetter les premiers signes de cette neige annoncée, quand mon réveil intérieur me tira du lit comme accoutumé à cinq heures trente.

Je n’y pensai plus tout en gardant confiance que cette fois je la verrai. C’est en nous rendant, ma fille et moi, chez le benjamin de mes garçons retrouver mon mari, que j’eus la joie de la voir tomber !

Tout était d’un blanc immaculé ! Les minuscules flocons s’éparpillaient à l’infini dans un silence total. Je la sentais crisser sous mes pas tandis qu’elle nous couvrait d’un léger film.

En pensant aux membres de ma famille qui la voyaient eux pour la toute première fois, je sentis une joie inéffable se glisser dans mon coeur. Cette neige nous restera comme un bonheur à ajouter à tous ceux que nous ne manquerons pas de recevoir durant ce séjour où nous étions réunis pour assister au baptème du dernier petit-fils en date et passer Noël ensemble.

Je me réveillai cette nuit-là sans effort, comme je le fais ordinairement aux premiers rayons du soleil. Mais je ne croyais pas vraiment que cela put être le cas. Je regardai l’heure et confirmai mon impression, il n’était qu’une heure dix de la nuit. Soudain, je pris conscience du grand silence inhabituel autour de moi. C’est sûrement ce fait qui m’avait réveillée.

Plus de voitures, de passants, de musique et de tout le reste ; ni frigo, ni même le réveil ne se faisait entendre ! Comme c’était étrange à Broadway ! Sous une impulsion inexpliquée, je me mis à compter. Je n’avais pas complété la demi-minute qu’une voiture passât ! Puis deux autres interruptions de courte durée eurent lieu. A nouveau le silence. Pendant le temps où je restai éveillée, je pus constater qu’à partir de cet instant, des plages de silence s’ installaient avec des intervalles plus ou moins longs, jusqu’à l’aube où l’agitation régulière reprit.

Avais-je observé un fait spécial d’un jour particulier ? Peut-être, car je ne passe pas toute mes nuits en éveil. Je dors comme je l’avais décidé au début de mon séjour. Je ne saurais donc dire si, entre minuit trente et une heure trente, le silence s’installa pour quelques secondes; si au contraire ce serait plutôt entre une heure et deux heures. Je ne sais pas non plus si la durée se place entre 15 et 60 secondes.

Tandis que j’écris le mot seconde, je réalise l’importance de celle-ci dans notre routine. Tout ce qui peut nous arriver en un clin d’oeil !

Il est donc essentiel de mettre le plus de joie possible en réserve dans ces espaces de temps me dis-je. Ce serait ma banque de bonheur. Quand des fois les minutes paraissent des heures à l’épreuve d’un chagrin ou d’un désappointement. Je ferais appel à ces secondes de joie pour me réconforter et me dire :  “Il y a toujours une solution à tout problème, ma toute puissante Présence qui sait tout me la trouvera. Il me suffira de savoir écouter “.

Je pourrais également penser à la fugacité de la seconde pour que le problème n’en soit plus un tandis que j’irai en chercher la solution en moi.

Avant d’aborder les évènements de la seconde nuit que je voudrais relater ici, laissez-moi vous faire part de la matinée la précédant.

Je dois noter à votre intention que je ne devais pas me rendre à New-york de Miami comme je l’ai fait, mais d’Haïti. Les circonstances ont changé mes plans. Me trouvant en automne, je devais faire face au changement de température et aux nuits presque froides. Il me fallait donc des vêtements adéquats. Quelques pulls, des pantalons plus chauds,  une bonne veste fourée et imperméable devraient me permettre de passer le séjour avec plus de confort.

Ma fille et moi sommes donc allées à 34th street (trente quatrième rue) où se rencontrent un grand nombre de magasins offrant tous de bonnes affaires. Je n’aime pas tellement magasiner. Je me suis donc servie dans le premier magasin visité, le Daffis pour les pulls. Dans le deuxième, Macy’s, j’avais les pantalons. Avenue m’offrit la veste à moitié prix. Mes achats faits, nous nous rendîmes à Central Park où je devais attendre que ma fille revienne après son travail. Pour rendre l’attente moins pénible, je m’achetai les contes d’Andersen traduits en Anglais. Un gros bouquin qui, tout en comblant les absences obligatoires de ma fille, me fera progresser dans la langue. Tout se passa bien jusque-là.

Avant 9hres, nous nous étions rendues à la maison, nous préparant un grand bol de chocolat chaud. Un chocolat fait avec le cacao de préparation artisanale de chez nous, tiré de fèves fraîches. Sans alcali et sans additif d’aucune sorte.

Malheureusement, mes compatriotes par leur irresponsabilité, leur ignorance et leur désinvolture ont causé les malheurs qui sévissent chez nous maintenant après le passage des cyclones. Notre pays avait tant à offrir avant ! Le chocolat me ramena chez nous et j’envoyai mes meilleures pensées à chacun avec tout plein de lumière, étant assurée de les aider malgré eux.

Le sommeil ne venant pas en dépit du réconfort chocolaté, je repris ma lecture et ma fille ses occupations personnelles. Je ne sais quand je sombrai dans l’inconscience. J’en fus brutalement tirée quand le lit céda sous ma fille venant me rejoindre. Un lit Ikea, démontable bien sûr, mais qui refusait tout à coup de rester en place. Après plusieurs vaines tentatives de l’arranger, nous décidâmes d’occuper le sofa transformable, également d’Ikea. Une vis avait dû partir sans qu’on l’ait su.

Alors que nous nous efforcions ma fille de s’endormir et moi de me rendormir, un bruit insolite nous alerta. Je me levai et trouvai une souris dans la poubelle. Je l’enfermai dans le sachet pour l’envoyer au dehors. Cependant dans ma hâte craintive, j’avais mal fermé le sachet. Elle  en sortit et alla se réfugier sous notre sofa. Du coup il nous était impossible de nous coucher. Nous retournâmes précipitamment dans la chambre où nous installâmes le matelas par terre  sur les lattes démontées entre les montants du lit. Je me mis à rire à l’idée que nous étions aussi effrayées que la souris, elle pourtant ne représentant aucun danger pour deux adultes. La porte bien fermée nous permettait de croire que nous nous étions isolées du danger. Nous étions comme les enfants qui ferment leurs yeux pour conjurer leur peur.

Quand nos opérations couchages prirent fin, il n’était pas loin de quatre heures. La nuit était donc déjà partie. Une nuit spéciale où pour une fois nous étions les fauteuses de troubles dans un immeuble exceptionnellement silencieux !

Je pense encore au ridicule de la situation et combien la peur est toujours mauvaise conseillère, tout en souhaitant le départ de la souris, n’ayant aucune intention de la fréquenter de trop près.

Sep-21-08

Une arrivée à New-York

Posted by Nancy

Une ligne rougeoyante délimite l’horizon dans le crépuscule. Partant de cet espace incandescent, des coulées de lumière pénètrent dans les interstices obscures de la ville. La magnificence du spectacle m’apparaît à travers le hublot de l’avion.

Puis, le flamboiement initial cède d’une façon soudaine la place au soir qui s’installe, tandis que l’engin atterrit. J’ai l’impression de plonger dans une luminescence insolite dans le noir imposant.

La magie de cet instant grandiose s’efface en douceur; je me réjouis de mon privilège et continue à le revivre alors que l’appareil s’arrête sous la crudité des spots.

La valise vite récupérée je gagne la rue dans l’attente de mes enfants. L’air frisquet de l’automne me ragaillardit après les trois heures d’immobilité.

Je suis à New-York, capitale fascinante, tortueuse, sublime et dépravée où tous les excès se rencontrent.