Avec le départ de Sœur Marie Saint Paul s’est rompu le denier maillon de cette belle chaine d’amitié, de sentiment filial et de savoir, forgée jour après jour par nos éducatrices d’Elie-Dubois.
Le tremblement de terre du 12 janvier, que personne n’est prêt d’oublier a emporté d’un coup toutes celles à qui nous devons tant. Celles qui pendant des années n’ont jamais ménagé leurs efforts, pour faire de nous des femmes accomplies, mais surtout des éducatrices compétentes ayant au cœur l’amour de leur métier.
J’entends encore Sr.St.Paul nous exhorter à ne pas préférer “une sotte machine écrire” aux petits que nous aurons à guider.
Si nous ne sommes par parfaites comme elles le désiraient, car elles tendaient toujours vers un plus haut idéal, du moins elles nous ont inculqué le goût du travail bien fait.
J’ai eu le bonheur de visiter mon ancienne directrice Soeur Marie D’Assise huit jours avant qu’elle ne périsse. J’étais contente de lui apporter mon dernier bouquin dans lequel je relatais ce que les quatre années passées sous sa supervision ont représenté pour moi. Tout ce que je suis devenue je le dois à ces Sœurs D’Elie Dubois. J’ai voulu leur manifesté ma reconnaissance à travers quelques pages, mais je crois bien qu’elles sont parties sans qu’elles en aient rien su. J’ai été trop timorée pour le leur dire de vive voix, je le suis encore quand il s’agit d’exprimer mon amour, bien que je progresse un peu, mais ce matin quand Ti Maille m’annonça la mort de Sr. Marie St Paul. J’ai voulu non seulement leur dire mon affection et ma reconnaissance mais le dire au monde entier et par la même occasion associer mes adieux aux autres : Soeur Marie Julie, Sœur Marie Edwige, Sœur Marie D’Assise à qui je n’avais pas dit adieu comme je me devais de le faire ,peut-être trop bouleversée lors.
Je garderai le souvenir de ce coup de fil de Sr.St. Paul à la parution de mon premier livre.
- “Nancy, Je suis fière de toi, je suis fière pour ta maman !”
Je lui avais promis une visite et le livre en question mais je ne l’ai jamais fait pour mille raisons sans objet.
Elles étaient deux au chevet de ma mère mourante, Sr Julie et elle, m’accompagnant de leur affection comme le ferait une mère, et c’est pourquoi elle s’est associée à mon bonheur de sa fibre maternelle, me sachant priver de celle dont j’étais née.
A vous toutes mes Chères Soeurs, je dis maintenant soyez en paix et aller vers la Lumière sans regret, car vous avez bien travaillé et vos leçons ne sont pas perdues, vos efforts ont porté fruits, et, ma reconnaissance est indéfectible.
Que la joie du devoir accompli vous accompagne. Ce n’est qu’ Un Au-revoir !
Je disais plus haut que le dernier maillon s’était brisé, mais Ti Maille, notre Laetitia a par son diminutif pris la relève, depuis pas mal de temps, sans peut-être sans rendre compte. C’est par elle que notre chaîne d’amitié se vivifie à travers les années.
C’est pour moi l’occasion de lui dire à elle aussi mon affection.
Ti Maille je t’aime, je veux te le dire maintenant, sans attendre que tu ne sois plus.
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je n’ai pas encore l’énergie nécessaire pour reprendre mon récit de Shasta, et vous parler d’une de mes longues nuist après avoir laissé Haïti pour Miami.
Aujourd’hui je veux remercier tous ceux qui m’ont adressé des mots d’encouragement et de réconfort. Cela a été un baume dans ma détresse.Je remercie également le monde entier qui s’est penché sur les besoins d’Haïti après la catastrophe. Mon sentiment d’appartenir à la planète comme à une grande famille s’est confirmé en ces instants.
je vous embrasse tous et chacun du fond du coeur. Tout n’est pas fini et les mauvais moments perdureront encore quelque temps. Cependant en pensant à chacun de vous et à votre amitié je reprendrai courage quand je flancherai.
Que Dieu vous bénisse et vous comble de son abondance infinie
Amicalement
Nancy
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Chers amis,
Je serai absente une dizaine de jours et je n’aurai pas la possibilité de vous écrire. Cependant je vous rapporterai tout plein de photos avec mes commentaires.
A bientôt donc.
Nancy votre amie du net
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Juste un peti mot à vous tous mes amis pour vous redire combien je pense à vous et que je ne vous oublie pas.
Je ne suis pas inspirée ces jours-ci, aucune poésie ne se profile, aucune réflexion particulière, ni même un beau texte que je pourrais vous transmettre.
Je suis en santé et bien dans ma peau, j’attends donc patiemment que je sois utile. Il y a des moments comme cela. J’utilise ces passages de silence pour vous lire, écouter de la musique, faire un peu de gym et continuer à penser à vous tous, si loin et cependant si proches !
Amicalement
Nancy
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Vous n’êtes pas abandonnés, je suis toujours de coeur et d’esprit avec vous, mais ces jours-ci je suis prise et je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire. Et, comme souvent je dors tard l’inspiration est endormie.
A bientôt sans faute pour de nouveaux partages.
Amicalement Nancy
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Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur la barre transversale en haut de page de Note D’or. Là vous verrez le mot “séminaire” sur lequel vous ferez un clic gauche pour découvrir une autre page intéressante. Bonne visite avec l’amitie de
Nancy
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Nous étions 21 à terminer nos études de normalienne, nous avions comme surnom: “L’équipe que rien ne brise” et nous l’avons gardé car voilà bientot 50 ans que nous restons soudées par une belle amitié.
A notre dernière rencontre, qui était la 4ieme, à Long Island chez Laetitia”Ti Maille” nous avions décidé de nous rencontrer au cours d’une croisière. C’est ce que nous avons fait. Les précédentes rencontres avaient eu lieu chez l’une ou l’autre à New-York, Boston, Montréal et Long Island.
Pendant 8 jours nous avons évoqué notre chère école “Elie Dubois”et les religieuses, nos anciens professeurs. Des 21, une nous a précédées dans l’ailleurs, mais elle est toujours présente dans notre coeur et nous continuons à nous appeler “les 21′. Cependant les vingt n’ont pu être toutes présentes à notre croisière; mais avec quelques maris et des enfants, de jeunes adultes, nous étions malgré tout 22 à y participer.
je ne vous raconterai pas toutes nos soirées, mais en bref, sachez que nous avons eu notre défilé de “Seventies”, celui des “Crazy Hat” et la soirée des états de compte, des décisions pour les années à venir et des souvenirs: photos ect… Je n’oublie pas la dernière rencontre au cours du “Pyjama Party” , et oui! nous avons gardé notre coeur d’enfant intact pour rire de nos tenues, et de toutes les histoires récoltées à cet effet. Un moment inoubliable!
Je veux néanmoins partager avec vous, mes amis du net, mes observations durant cette croisière.
D’abord le personnel est international, mais tous ceux qui le constituent sont accueillants et toujours disponibles. Vous objecterez peut-etre qu’ils touchent bien donc ils ne veulent pas d’un mauvais rapport qui leur feraient perdre leur travail, c’est possible. Pourtant, je ne le crois pas. Ils servent les passagers avec leur coeur, ils aiment être sur le bateau avec nous, cela se sent. Et, c’est, à mon avis pourquoi ils supportent leur fatigue et leurs contraintes.
Là sur le “Carnival Miracle” les bien portants comme les handicapés ont leur place sans compter les enfants, mais j’ai été frappée par une adolescente sans membres qui actionne seule sa chaise roulante, avec certainement un système sophistiqué, et participe à toutes les manifestations et les escales. Il faut beaucoup d’amour pour assister un tel être et beaucoup d’acceptance. Je crois qu’une telle infirmité ne pourrait survivre chez nous. Elle est nourrie par la personne qui l’accompagne, peut-être sa mère. je ne l’ai pas vue sourire, je la comprends. A cet âge il y a déjà tant de troubles en chacun de nous!
Une compagne se plaignait d’avoir sa vie finie parce-qu’elle avait une prothèse au genou. Ce corps étranger était pour elle une décheance qui la forçait à se couper de tout et de tous. Bien sûr elle a fait exception pour nous retrouver, nous étant très attachée.
A entendre sa plainte de devoir désormais utiliser une canne, je lui ai suggéré d’observer la fille sans bras ni jambes afin de comparer leur situation et de voir laquelle etait mieux lotie et laquelle des deux etait “finie” alors que l’infirme allait partout et ne se tenait pas en recluse du tout.
Et je me suis souvenue d’une histoire vraie que les soeurs, à Elie-Dubois justement, m’avait fait lire, car je porte le même prénom que l’héroine et que j’étais la seule à porter à l’école.
Par coïncidence, l’auteur, qui était la mère de la petite infirme dont il était question dans le bouquin s’appelait aussi Marguerite comme se prénommait la mienne. Le livre : Nancy l’ange envolé, de Marguerite Hamilton. C’est une biographie relatant toute les souffrances physiques d’une adolescente de 14 ans obligée de subir l’amputation de ses deux jambes alors qu’elle désirait si fort des souliers rouges. Cette enfant avait une patience et un courage extraordinaires et une philosophie à toute épreuve. Avant de mourir, elle a brillé pendant plusieurs heures illuminant la pièce où elle se tenait.
Moi aussi j’aime beaucoup les souliers rouges mais j’en trouve difficilement à ma taille. Et chaque fois je pense à Nancy Hamilton et à la phrase de l’archevèque de New-York disant :
“Quand vous voulez des souliers que vous ne pouvez avoir, pensez à ceux qui n’ont pas de pieds”
En d’autres termes il y a toujours quelqu’un de plus malheureux que soi et il y a toujours moyen de se sortir de toutes situations pénibles surtout que nous ne sommes jamais seuls.
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