Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Dec-30-12

Un autre aspect de l’arbre d’Astoria

Posted by Nancy

Mon compagnon du printemps

S’est dépouillé complètement.

L’hiver s’installe en ce moment.

Quelques écureuils plus courageux

Fréquentent encore le bois nu,

Cherchant peut-être un grain perdu

Ou tenant compagnie aux oiseaux frileux.

Les branches désolées se balancent au vent,

Le gazon encore vert à son pied

Lui garde l’espoir de se réveiller

Encore feuillu et verdoyant.

Cette certitude porte cette année

Un message exaltant,

L’Ere a changé !

Au retour du printemps,

Les coeurs seront vibrants

Pour accueillir un paysage

Qui semblera le même

Mais qui aura un autre visage

Disant à chacun: aime, aime aime!

Feb-16-12

Un souper mémorable !

Posted by Nancy

Y a-t-il encore des mets si rares qu’ils resteraient comme un souvenir mémorable? Parlant de souper, la première question qui vient  l’à esprit est de savoir quel a été le menu. Cependant mes propos ici ne concernent pas du tout les plats dégustés.

S’agirait-il d’un événement douloureux, d’une dispute ou autre désagréable situation qui nous restent trop longtemps en mémoire!?

Nous avons tendance à ne ressasser que les mauvais souvenirs, nous nous refusons à la joie et au bonheur et nous nous complaisons dans le rôle de victime !

Et bien cette fois vous n’y êtes pas , non pas du tout. Je veux vous relater un souper inattendu de la Saint Valentin.

En partant au travail ce matin après nos échanges de vœux, ma belle-fille me demande de cuisiner quelque chose de spécial pour marquer le jour.

Je ne voyais pas trop ce qui pourrait être spécial au menu et à tout hasard j’ai pensé  à du poisson et à des écrevisses. Ce n’était pas des mets rares, cependant je me creusai la tête pour les accommoder d’une façon différente qui plairait à tous.

Vers midi je reçois la visite d’une amie et je lui offre de lui cuisiner quelques écrevisses et une banane plantain mûre, ce qu’elle accepte gentiment. J’étais si contente de la recevoir! Elle m’a initiée dans le maniement de “word” pour me faciliter les mises en pages de mes écrits futurs; et nous avons causé.

Quand elle fut partie, je me suis mise à demander l’inspiration et elle est venue. Elle vient toujours quand j’en fais la demande !

A six heures de l’après-midi, j’apprends que des invités seront là ce soir. Ce sont des amis du quartier Sabine et Vladimir avec leur fille Satine; cependant il me faut compléter le menu et augmenter les doses bien que Sabine ait pensé à apporter des écrevisses également et du vin.

L’inspiration toujours agissante, je confectionne un menu à l’air appétissant et, aidée de nos amis, nous dressons la table pour nous changer des buffets et du “self-serve” à même le four.

C’est en prenant place autour de la table que nous avons senti ce courant d’affection qui nous liait en ce jour où le monde fête l’amour.Spontanément Sabine a voulu prier pour remercier. Une prière émouvante dans sa simplicité. Je vous la rapporte ici.

Bon Dye, nou di ou mesi pou chans ou ban nou pou nou mange ensam jodi-a. Se yon gras espesial. Nous mande ou benediksion pou sa ki pa la avek gras pou yo ka mange tou. Mesi pou fe nou konpran chans nou. Amen

(Dieu,nous te remercions pour la chance que tu nous donnes de manger ensemble aujourd’hui. C’est un moment privilégié. Nous te demandons de bénir ceux qui sont absents et de leur faire la faveur de trouver à manger. Merci de nous éclairer sur notre bonheur de maintenant. Amen.)

La prière dite et les assiettes servies nous étions dans l’ambiance chaleureuse qui compléta agréablement la nourriture trouvée excellente.

Il n’y avait pas de dessert car on n’a pas eu le temps d’aller en acheter un, ni d’en faire, le souper étant décidé tardivement.

Mais je vous assure que dans le cœur de chacun ce souper restera un souvenir mémorable. Ce fut une des plus belles fête de la Saint Valentin que j’ai eue.

Je n’ai pas essayé d’analyser ce qui a fait de cette soirée un moment inoubliable. Mais je crois qu’elle nous a permis de nous rendre compte de notre connexion en tant que famille humaine et divine. nous avons été à l’essentiel sans concertation. Peut-être est-ce toute la différence.

Feb-5-12

Je suis la cloche…

Posted by Nancy

Je suis la cloche de l’ABC Joyeux. Mon histoire est désormais celle de cette école que je sers depuis bientôt quarante ans. En ce temps des débuts, j’arborais un manche moulé et un corps en métal brillant. Mon grelot bougeait au moindre mouvement faisant résonner un joyeux carillon.

Ce dernier se faisait entendre tout au long de la journée, appelant les élèves à la rentrée, les recréations et la sortie. Vint le moment où la poigne énergique de ma directrice décrocha le manche. On parla de me remplacer mais je ne voulus rien entendre, déjà attachée au lieux et à ces enfants qui se renouvelaient différents tout en étant sensiblement les mêmes.

Ma volonté de garder mon poste et mon ambiance fut si forte qu’il fut impossible de me trouver une remplaçante; force fut de réparer mon manche. Cette réparation se révéla précaire car presque chaque deux jours, il fallait changer la rondelle de carton servant à maintenir la vis foirée. On s’habitua à l’inconvénient et je restai en service.

Quand ce manche céda définitivement ma peur fut très grande ! C’était sans compter sur l’attachement de ma directrice influencée par mon grand amour de l’école.

Elle se démena avec opiniâtreté pour me trouver un manche. C’est ainsi que je fus doté d’un tube en fer soudé à mon corps.

Mon grelot se perdit je ne sais plus comment, on me trouva un quelconque bout de métal.Même là encore il y eut de la difficulté car pendant plusieurs mois je chantai sur tous les tons chaque fois que mon grelot se détachait et se perdait.

Invariablement je marquais les moments de la journée invitant les élèves à leurs devoirs, sous la poignée ferme qui me tenait.

Un matin néanmoins on me préféra un siflet pour le service car mon manche si bien soudé se disloqua. Je n’eus aucune crainte d’être abandonnée, les années m’avaient si bien installée dans l’école que je savais devoir attendre ma réparation plutot que mon abandon.

Et, en effet, je fus réparée.  C’est à cette période que je reçus une sorte de boulon comme grelot. Le nikel de mon corps se dégradait, offrant des taches disgracieuses sur ma surface. J’avais vieilli comme ma maîtresse, accusant les changements indélébiles des ans. Mais, comme elle je continuais mon service, profitant de toutes les possibilites de lifting pour me donner bel air, mais surtout pour persévérer a faire retentir mon carillon même si pour cela il fallait un peu plus de force pour faire bouger ce “boulon” à la chaine raidie.

Peut-être qu’un jour je serai gardée dans l’armoire aux souvenirs; en attendant je sonne, je sonne, je sonne  en alternance avec le siflet. Ma directrice et moi accusons l’âge avec courage, animées par l’amour de l”ABC Joyeux et de l’œuvre d’éducation qui s’y déroule en dépit des contretemps et des épreuves.

L’amour rend tout possible, ma présence sur le bureau de la direction le prouve bien.

Feb-5-12

Le vent d’Ouest aux Gonaïves

Posted by Nancy

Au-milieu de la journée, alors que le soleil chauffe et qu’il augmente la réverbération des cristaux de sel dans le sol, obligeant les yeux à se mettre en fente, le vent d’Ouest se lève.

Il n’est pas une brise légère, il n’est pas violent non plus. Néanmoins il a suffisament de force pour éparpiller la poussière soulevée par les véhicules, dans les moindres recoins de vos armoires. Le sol brillant et le vent d’ouest sont les deux facteurs qui s’imposent à une heure de l’après-midi dans les rues de la ville. Pourtant ce vent est une bénédiction. Il apaise la rude chaleur de l’heure et quand à la maison on peut avoit une fenêtre  ouverte en direction de la mer, on est assuré de jouir de la présence de ce vent pendant plusieurs heures. A son passage, les nuées de moustique se dispersent au loin permettant une sieste sans moustiquaire, une aubaine sans pareille !

Au contraire du Nordé qui est périodique avec des tourbillons parfois meurtriers. le vent d’ouest se lève quand il nous le faut, au bon moment, comme toutes les grâces. Car le Ciel qui nous permet toutes les conditions de vie pour évoluer, est toujours attentif à tout ce qui nous convient à tous moments.

Quand le vent d’ouest des Gonaïves s’en retourne à la mer en fin d’après-midi, il faut tout réessuyer, mais nous lui octroyons volontiers notre pardon, sa présence fait tant de bien !

Qui, des anciens de l’ABC Joyeux ne se souviendra pas de cette caresse agréable et désirée de ce vent dans les classes ouvertes sur la cour et dans le couloir !

Dec-8-11

Poésie de Noël

Posted by Nancy

Chaque année revient  l’Avent

Et, dès cet instant,

Jeunes et vieux, petits et grands,

Tout le monde attend,

Attend l’avènement

Toujours charmant

Qu’est la venue de l’enfant.

Cet enfant

Que certains ont cru parti définitivement

Mais qui n’était qu’absent

Un court moment.

D’autres en son retour confiants,

Appellent en leur cœur l’Avent

Pour avoir droit de tendrement

Vivre l’émerveillement

De cette période précédant

Noël, sa poésie, son ravissement.

Même dans un complet dénuement,

Un parfait isolement,

Quand on croit n’avoir vraiment

Plus le droit de simplement

Espérer…Où les rêves sont néants,

Le soir de Noël, la poésie  opérant,

Les cœurs se remettent pleinement

A sourire, un sourire confiant

En cette magie tellement

Spéciale, si enthousiasmant!

Qu’en un laps de temps

Tous redeviennent enfants.

C’est le secret de l’Avent :

Un retour permanent

De ce sentiment

Gratifiant

Qu’offre Noël gracieusement.

Miami 7 décembre 2011

Nov-18-11

Une Traversée vers Miami

Posted by Nancy

Des oeufs à la neige sur fond de chocolat marbré; c’est le spectacle que je contemple avec gourmandise et une certaine délectation, par le hublot de l’avion qui m’emmène à Miami en Floride. Je n’emprunte pas souvent ce trajet, me rendant de préférence à Fort-Lauderdale; je sui ravie cependant par ce que j’admire.

Là, c’est une enfilade d’îlots inhabités, plus loin ce sont de grandes zébrures claires traversant des fonds d’algues brunes. Le décor marin change au fur et à mesure de notre avancée.

La mer est maintenant uniformément bleue avec à la surface d’insoupçonnables friselis. Une immensité bordée à l’horizon de nuages morcelés en une multitude de petits flocons. Un espace violet sépare le bleu de la bande de nuages. La démarcation est si nette qu’on la dirait tracée à la règle avec une main précise.

Voici maintenant de fines lignes aquamarines, ce sont sûrement des traînées de sable blanc qui colorent ainsi l’eau par transparence. A l’approche  de la tranche violette, des rayures brunes. Peut-être des amas de roches poreuses, des coraux ou autres. A cette distance je ne fais que deviner.

Il n’y a plus d’îlets, ni de bateaux ou voiliers. Le vide apparent de l’océan ne l’empêche pas d’offrir un décor toujours varié.

Désormais la mer disparaît sous un matelas de nuages très blancs. Le matelas n’est pas compact, mais plutôt constitué de boules de coton de différentes grosseurs.

L’avion commence à perdre de l’altitude , il amorce la descente. Nous frôlons les plus gros nuages. A travers ce rideau pourtant opaque il y a des éclaircis qui laissent entrevoir des bateaux de plaisance. Puis la vue est à nouveau occultée par des cumulus. Quand ils se dissipent la ville est maintenant bien visible étalée avec régularité. Nous descendons de plus en plus, mes oreilles me font souffrir un moment mais heureusement c’est déjà l’atterrissage! En passant les toîts rouges se rapprochent et les voitures ne ressemblent plus à des jouets. Quelques lacs sont ourlés par ces toîts des maisons que seuls on peut voir.

Un voyage très calme couronné par le gain d’un billet aller-retour. Après la réjouissance de ma vue c’est au tour de mon coeur d’être content de son aubaine. Encore plus de raisons d’éprouver de la gratitude et de remercier la Providence qui nous pourvoit toujours au moment voulu.

Depuis mon séminaire sur les huiles essentielles avec Nelly Grosjean, je prépare suivant son conseil une purée de fruits le matin à jeûn. Souvent c’est elle qui me sert de petit déjeûner. C’est excellent, nourrissant et plein d’énergie !. C’est en coupant mes fruits pour les mettre au mixer que certaines idées me sont venues. Et c’est de celles-là dont je vais vous entretenir.

Je me disais:

” Si un cataclysme survenait je serais surprise et resterais figée dans mon action puisque je ne me serais pas préparée. En fait nous ne pouvons jamais l’être tout à fait en ce sens que nous n’allons pas nous installer confortablement, nous faire une beauté et choisir une place pour attendre une catastrophe. Alors comment comprendre l’injonction du Maitre :

” Soyez prêts car vous ne connaissez ni le jour ni l’heure ”

C’est à ce moment m’est venu le souvenir du conte de La Belle au bois dormant et à son symbolisme de mon point de vue.

L’ignorance n’empêche pas les évènements de suivre leur cours.

a) La vieille fileuse n’as pas entendu l’interdiction du roi de ne plus filer.

b) La princesse ignorait la prophétie ou le “charme” la concernant

L’élément déclencheur est soudain et souvent insignifiant

a) Une piqure au doigt.

La curiosité est un grand défaut. ( je ne parle pas ici de la bonne curiosité scientifique, qui à mon avis pourrait plutôt s’appeler goût de la recherche positive).

L’évènement nous surprend toujours dans notre activité quelle qu’elle soit.

a) Souvenez-vous de l’image montrant le château avec sa cour et le personnel figés, exemple: le marmiton tenant en l’air sa cuiller.

– L’Amour est la solution à tous les problèmes et la guérison certaine de tous les maux.

a) Le prince et son baiser réveillant la princesse.

b) Avec elle toute la maisonnée et son environnement.

c) Le bonheur sans condition, nous pourrions dire l’âge d’or acquis et mérité

Le temps qu’il faut pour que survienne la solution, en d’autres termes, le bon moment.

a) Cent ans ! (peut importe le temps que cela dure ce sera toujours au bon moment)

Alors, ma compréhension de la Parole du Maitre est celle-ci, à la lumière du conte décodé par ma vison :

Cultiver l’Amour dans notre coeur, sans condition, est la façon d’être toujours prêt.

Merci chers amis du net de m’avoir suivie jusqu’ici, vous m’avez offert un moment de votre temps pour lire ce que j’avais à transmettre.

Dans la Joie, la Paix et l’Abondance du coeur, passez une merveilleuse journée.

Nancy