” Je suis un spécialiste des transports publiques !”
C’est ainsi qu’il se présente quand il trouve un auditoire attentif. Et alors, il déballe ses statistiques avec tant d’assurance que personne ne met en doute ses compétences en la matière. Il capte son monde et l’épate !
En rêalité, c’est un rêveur qui passe chaque moment propice à partager sa spécialité sans jamais se souvenir que son cercle d’action est restreint et que désormais rares sont encore ceux qui ne sont pas au courant des 30000 camionnettes qui seront remplacées par 1000 bus plus performants.
Mais ce n’est pas la seule spécialité de ce spécialiste ! Il a la meilleure méthode pour cuisiner, la meilleure pour organiser et surtout la meilleure pour économiser.
Enfin, Il croit que c’est dommage que son entourage ne reconnaisse pas ses spécialités.
C’est un bon gars tout dévoué, tout aimable dont la présence est utile. De grâce, conservez-lui votre attention, il est si content de vous faire part de toutes ses solutions pour améliorer votre vie et celle de ses compatriotes !
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Allo ! Nancy ! C’est toi ! Dieu soit loué ! J’ai espéré ce moment si longtemps !
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées après plus de 20 ans d’absence et de silence !
Gladys mon amie, je n’y croyais plus, et te voilà ! Viennent en foule les souvenirs, nos chants communs, nos activités d’enfants, puis d’adolescentes avant sa disparition presque complète.
Les larmes me coupent la voix tandis qu’au bout du fil s’élève “Sombre Dimanche, ” Une chansonnette d’amour qui nous faisait phatasmer sur le prince charmant bien que cela soit une histoire triste. Nous étions à l’âge où notre éveil à l’amour passait par une phase de tristesse romantique. Nous recherchions les films romantiques comme La Grande Renonciation pour pleurer doucement de concert.
Depuis ces retrouvaillent téléphoniques, nous attendons impatiemment de nous retrouver de visu. Allons-nous nous reconnaître? Nous avons sûrement changé depuis nos 16 ans !
Enfin, faisons confiance à nos coeurs, notre amitié nous guidera certainement l’une vers l’autre. On a bien raison de dire qu’un ami ou une amie est une personne unique et dont la relation va au-delà des différences.
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Au moment où l’aube pâlit puis blanchit les étoiles, je suis assise dans la cour savourant le silence et l’atmosphère de l’instant. Mon regard oscille entre la lune encore présente et le point de l’horizon révélant déjà l’apparition du soleil.
Le bus de ramassage scolaire est passé. Un étudiant en retard se précipite dans une course, espérant rattraper le véhicule à la prochaine station.
Dans le lointain me parvient le grondement continue des voitures circulant sur la grande voie.
Un oisillon s’obstine à réclamer quelque chose, peut-être un peu de tendresse.
Ces quelques manifestations émaillant le silence matinal n’ont rien de discordant, ils font partie du tout, c’est parfait…
Je médite un moment, puis je constate que la lune est tout à fait au Sud-Est maintenant. Elle a bien bougé depuis qu’à la même heure elle se tenait carrément à l’Ouest, et, si près de nous qu’elle occupait tout l’espace entre deux maisons! Une grandeur insolite pour l’astre à ce point du ciel et à cette heure!
Cela fait plusieurs mois depuis que la lune affiche un comportement inhabituel et audacieux! Son influence aussi s’est modifiée, car je constate dans mon entourage une excitation des enfants à la nouvelle lune alors que l’agitation se manifestait au moment de la pleine lune.
A mon avis, la lune n’a plus les mêmes règles. Le ciel lui aussi n’est plus pareil car Vénus fait bande à part.
Nous n’avons pas besoin de don de voyance pour constater que la terre finit un cycle pour en entreprendre un autre, les changements sont désormais visibles et exponentiels.
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Gen le se pou tout bon ! (Il semble que cela soit pour de bon!)
Les prédictions qui depuis plusieurs années annoncent une fin de cycle pour 2012 semblent se confirmer quand on regarde autour de soi sur la planète il n’y a que des records jamais enregistrés.
La neige à L’Est des Etats-Unis, Le tremblement de terre en Haïti, les inondations en Italie, la France et l’Allemagne, sans compter les cyclones. Tous les éléments semblent se mêler de la partie pour inviter les habitants de la terre à s’éveiller à d’autres vérités, à savoir : nous ne pouvons plus continuer à polluer l’environnemnt. Nous ne pouvons plus nous entredéchirer pour des sous, nous ne pouvons plus magouiller à outrance comme nous le faisons depuis des décennies.
C’est le moment de la réflexion et des bons choix. Je crois.
Bons moments présents à chacun comme le dirait Joéliah de : amour de lumière.fr
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Henri me quitte avec un peu de réticence, mais il doit le faire. Je continue dans ma tête à prendre des dispositions pour la nuit et le lendemain.
Il franchissait la porte quand je vois au loin Fabian arriver. Je gesticule tant et plus qu’il me voit et se met à courir. Mon soulagement est de courte durée car Méroudji manque.
Ils seront deux à nous précéder ce qui sera malgré tout une bonne chose car il vaut mieux être deux quand les choses sont difficiles.
Où peut-elle bien être ? Je ne veux plus angoisser, je me calme avec un rien de regret de devoir rester en arrière. L’hôtesse qui contrôle les fiches d’embarquement fait patienter le pilote à mon insu, elle a dû sentir ce que je vivais.
Je jette un dernier coup d’œil au couloir tandis que mes compagnons se sont déjà embarqués. La voilà ! La voilà ! Je fais signe à l’ hôtesse que ma fille arrive et je me mets à crier son nom en m’époumonant ! Elle m’entend enfin et elle aussi se met à courir.
Dès qu’elle arrive devant l’hôtesse où elle tend sa carte d’embarquement je ne retrouve plus la mienne. Je fouille avec fébrilité et je la retire avec un tel soulagement que la femme le perçoit et me comprend. Elle avait vérifié précédemment elle me laisse donc suivre la passerelle précédant ma fille pour supplier le pilote de nous attendre ignorant encore que c’était fait.
J’étais au milieu de la passerelle quand je me retourne et ne vois pas Méroudji. Dieu du ciel a-t-elle un pépin !? Je rebrousse chemin toujours en courant mais l’hôtesse à l’accueil me crie :
” She’s coming !”
Nous sommes tous dans l’avion finalement et je prends conscience que je n’avais pas pratiqué ce que j’avais cru comprendre à Miami quand nous avons été les derniers à embarquer.
J’avais oublié la valeur de chaque seconde, l’assistance du ciel qui nous est inconditionnelle et toute puissante et le lâcher prise. Que c’est difficile le chemin de la remontée vers la Source !
Nous arrivons à Redding à 9hres pm. Tout le monde récupère les valises quand Henri se souvient de ne pas avoir reçu son carry-on. Il va aux réclamations tandis que Fabian essaie de contacter la personne qui doit nous louer le véhicule.
Nous sommes les derniers dans l’espace, les employés ne sont plus visibles, la communication ne passe pas à l’intérieur du local. Fabian sort et Henri découvre une sonnette pour appeler. L’employée prend sa déclaration et tous les renseignements nécessaires et promet la livraison à domicile.
Fabian revient avec une annonce pas trop réjouissante : L’homme qu’il a fini par contacter ne se souvient pas du tout de notre réservation de location.
Henri lui dit :
Va appeler à nouveau et donne le numéro écrit sur le reçu. Précise que nous avons réservé depuis deux mois !
Entre temps chacun avait repris son calme décidé cette fois à ne plus angoisser et à faire une totale confiance à la Présence Illimitée en nous.
L’homme promet de nous trouver un 4×4 et vient à notre rencontre quelques minutes plus tard. Il est à ce moment 10hres passées. Les formalités de location remplies avec les excuses du bonhomme, nous nous mettons avec son aide en quête de nourriture. Nous ne pourrons pas passer encore une heure sans rien manger !
La plupart des restaurants sont fermés et les “junk food” disponibles ne sont pas ce que nous aimons le plus. Néanmoins faute de mieux il faudra s’y faire. Heureusement le” big bear”est lui, ouvert avec un menu varié.
Hummmm! L’homme est meilleur quand il a mangé !
Les messieurs branchent le GPS pour nous indiquer le trajet. Le Mont Shasta nous attend et nous avons hâte d’y être. Il fait froid, la route est déserte mais notre excitation et le chauffage de la Ford suffisent à nous faire prendre patience. Seulement une heure de trajet et nous y serons.
Voilà notre hôtesse disposée à nous accueillir après le coup de fil d’Henri nous annonçant.
La maison est sympathique, chaude à point et surtout chaude de toute la gentillesse de Beverly qui nous reçoit comme des parents revenant de vacances !
Je retrouve, une dînette comme la mienne, un faiseur d’arc-en ciel comme à la maison, les couleurs de ma chambre et les petites figurines d’elfes que j’aime ! Nous avons tout plein de points communs, nous sommes bien de la famille ! Ma famille cosmique.
Cette première nuit à Shasta tient de la féerie ! J’y suis parvenue après plus de vingt ans d’attente. Tout vient à point à qui sait attendre disait ma maman, mais ce n’est pas toujours facile pour moi d’attendre bien que les faits montrent toujours la véracité de l’axiome.
A partir de ce moment, chaque instant sera extraordinaire comme le sont les lieux. Nous allions vivre à la lettre notre mot de bienvenue :
Welcome to this moment !
(suite)
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C’est un tilleuil argenté
En ce moment tout doré.
Dans sa magnificence
Et sa fière élégance,
Il impose sa dignité
Avec générosité.
Il offre sa perfection
Sans aucune ostentation
Il permet que je l’enserre
Tandis que je le vénère.
Fier gardien de l’Evêché
Il accueille toutes mes nuitées;
Et, pendant que je m’endors
Il protège mon confort.
Rêvant des preux troubadours,
Grattant leurs vielles, dans les cours
Du noble pays cathare
Dans toutes les règles de l’art.
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