Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Jan-20-10

Reprise de mon séjour au Mont-Shasta

Posted by Nancy

Le 26 nous sommes à la recherche du lac Siskiyou. Une longue ballade en voiture dans ce silence vivifiant au-milieu des conifères géants.

Le lac est magnifique avec un coin de barrage où l’eau jaillit dans le creux de gigantesques rochers ! Les rives ne sont pas gelées, il y a trois personnes qui s’y promènent.

Au terminus. nous rencontrons des skieurs venus jouir de la neige. Au retour nous essayons d’atteindre sans succès le lac Castle.

-En soirée nous allons au cinéma voir le film Avatar. Pour moi c’est une re-vision l’ayant déjà vu à Miami. Henri avait passé la matinée à travailler avec Béverly, il est enchanté de pouvoir s’offrir cette récréation.

Avatar comble toutes les attentes ! J’ai découvert des scènes et des dialogues qui m’avaient échappé la première fois, me donnant une idée plus large de cette extraordinaire réalisation.

Concept, personnages, sentiments, décors, philosophie de vie, courage, détermination, violence et ambition, méchanceté et colère. Tous les sentiments humains s’interpénètrent pendant 3h et demie de tournage. De plus, ce film ouvre des horizons insoupçonnés ainsi que des technologies superbes.

Henri retourne travailler ; nous allons manger au Michael’s, mais le repas n’est pas extra. Par contre les prix sont salés !

Le 27, le décor plonge complètement dans la neige ; les montagnes sont invisibles, le ciel est brumeux.

Voulant profiter au maximum de notre séjour, la neige ne nous retient pas à la maison. Aujourd’hui nous verrons les chutes Mc Cloud. Après nous être perdus sur une mauvaise route, nous arrivons enfin dans ce lieu paradisiaque où tous les mots sont impuissants à traduire l’ambiance qui y règne !

La soirée est consacrée à Sherlock Holmes et jusqu’à notre départ nous verrons tous les films disponibles.

Le 28 le réveil est encore plus matinal car nous partons pour la ville d’Ashland dans l’Oregon. Henri veut acheter des cristaux et nous, visiter la ville qui est à une heure de Shasta.

C’est l’anniversaire de mon mari Antoine. Nous le trouvons au téléphone tandis qu’on se cherche à manger dans le super marché de Ashland.

C’est une ville plus active avec des maisons plus cossues et plus nombreuses qu’à Shasta. L’ambiance est plutôt vieille Angleterre avec un souvenir vivace de Shakespeare. D’ailleurs une exposition de cet auteur est en ville et on annonce une représentation théatrale d’une de ses oeuvres.

Le froid est vif ici à cause d’un vent qui s’engouffre partout. Sitôt nos achats de cristaux achevés, nous cherchons refuge dans un restaurant, puis nous faisons un tour de ville et quelques photos. Nous laissons Ashland vers 4hpm dans un brouillard intense sur une partie du trajet. Puisque nous traversons la zone de deux sites intéressants, nous nous y arrêtons. D’abord au jardin de la Mère du monde, malheureusement désafecté, puis aux chûtes de Dumsmür. Elles sont plus petites que Mc Cloud, cependant là où elles jaillissent d’ une immense montagne de granit, elles ont leur beauté particulière.

29 décembre j’ai joué de mon bol de cristal acheté l’avant veille. Le son est magnifique et tout à fait en accord avec les lieux. Plus tard nous avons droit au concert d’Henri jouant avec ses nouvelles acquisitions de bols. Les sons spécifiques de chaque bol suivant le cristal et ses mélanges opèrent une symphonie bienfaisante sur le corps et l’âme.

En matinee nous retrouvons Agnès comme par” hasard” dans le magasin de Béverly, nous décidons  de déjeûner ensemble au Lilys avec ses deux enfants Hugo et Margot.

Un moment inoubliable et une rencontre marquante. Les enfants sont charmants, nos échanges sont fructueux. Agnès nous apporte de l’eau diamant et nous fait un peu de numérologie. Nous tiendrons contact par mail car elle repart le lendemain.

Nous avons acheté les livres désirés à la bibliothèque du I am Sanctuary qui est la fondation de Mr Ballard consacrée au Maître saint Germain, très présent à Shasta parmi la population.

Notre retour à la maison est salué par le carillon géant à l’entrée. C’est la première fois qu’il chante seul sous l’influence du vent. Un oiseau a lancé un bref chant puis s’est envolé ! Dans mon coeur tout est gratitude !

Le carillon est resté actif toute la soirée et toute la nuit. Il a libéré des notes harmonieuses en une rhapsodie interminale !

30 décembre le train est passé plus tôt aujourd’hui avec un wagon de passagers coupant la longue file des habituels “conteners”.

Le soleil revient mais se montre toujours incapable de faire fondre la neige. La montagne reste cachée.

Nous nous offrons une soirée “sushis” en face, chez le japonais, alors que la rue glissante raréfie les passants. Après le repas, nous allons à notre rendez-vous avec Michaël et Nina. Deux êtres extraordinaires qui nous font de grandes révélations.

Le” wing  chime” n’arrête pas de chanter, ce qui nous fait une merveilleuse berceuse pour la nuit. J’ai beaucoup d’expectations pour le lendemain.

31 décembre nous sommes au super marché pour compléter nos provisions quand nous apprenons qu’une prière aux intentions de la terre réunira quelques personnes à Ashland. Nous voulons bien nous joindre à ceux-là desireux nous aussi de prier pour la terre et ses habitants. Nous téléphonons pour avoir l’itinéraire et pour demander les conditions de participation. Aucune condition n’est requise si ce n’est notre bienvenue présence. Toute la matinée sera consacrée au recueillement dans ce but mais nous ne partirons que vers midi.

Le lieu est agréable et accueillant et par extraordinaire les plantes dans la cour sont toutes vertes, fraîches et libérées de la neige. Une prière fraternelle et bien recueillie nous lie aux être vivants de la terre et à la terre elle-même. Nous partageons un frugal repas et reprenons la route pour Shasta où une cérémonie du feu est prévue en soirée.

La pluie qui s’est mise à tomber assez fortement a fait annuler la cérémonie du feu. Il ne nous reste que la maison à retrouver. C’est tout aussi bien. Méroudji et Fabian vont au lit, je vais saluer Béverly et son mari avec Henri. La deuxième pleine lune de décembre appelée blue moon éclaire le paysage solitaire de neige invitant à l’intériorisation en ce moment particulier.

Les première minutes de cette nouvelle année me trouvent devant un feu de bois chatoyant dans le salon de mes hôtes. Nous devisons calmement tout en sirotant notre jus de pommes pétillant en guise de champagne. les voeux échangés et les bonnes pensées envoyées aux nôtres, nous voilà au-dehors nous offrant une séance de pluies d’étoiles.

Ce que nous avons ri! quand le vent nous empêchait d’allumer nos étoiles ! Trois gosses heureux avec le coeur gonflé d’amour pour la vie et pour les êtres !

Le mari de Béverly, Barney, nous a laissés profiter seuls de ces moments, préférant son feu chaud à l’intérieur. Henri, Beverly et moi savourons donc nos pluies d’étoiles en chantant.

Je réveille les enfants pour leur faire mes souhaits et je rentre sous mes couvertures.

A 2hres am fabian vient demander ma lampe de poche et des bougies car à il y a eu coupure après minuit à mon insu. Je lui rappelle la lampe à kérosène qu’il allume et nous patientons sur le canapé du séjour. Après un peu de conversation et de lecture nous sombrons tous deux dans un profond sommeil bien enveloppés dans une chaude couverture.

L’électricité revient à 6hres, du moins je le crois, car c’est le chauffage qui me réveille. Au-dehors la pluie a fait fondre toute la neige et le vent n’arrête pas de tirer du “Chime” des sons les plus mélodieux. Avant notre séance habituelle de cinéma, je commence les préparatifs du départ. je suis un peu triste de laisser les lieux.

L’année a filé mais à Shasta le temps ne se compte pas de la même façon. Les jours sont si intenses que l’on en perd le sens et la durée.

It’s complicated est le nom du film qui sera  l’avant dernier de la série au Mont Shasta. Nous aurons tout vu ! Ce film avec Merryl Tripp nous a fait bien rire malgré son côté sérieux. Le dernier devant être les Chikmuns. Celui-là franchement comique.

Nous laisserons Shasta le 3 janvier, d’ici là nous continuons à nous imprégner de l’atmosphère sacrée qui nous entoure afin de la garder avec nous. Nous allons une dernière fois à la source, boire de cette bonne eau froide et vivifiante et faisons nos adieux à tous.

J’aurai eu le privilège de connaître des gens et des moments merveilleux dans un lieu exceptionnel à une période pour moi sacrée car renfermant l’énergie christique en abondance.

Il me reste le partage et le service après avoir reçu toutes ces grâces; et, c’est ce que je m’appliquerai à faire.

Jan-9-10

Mont Shasta (suite)

Posted by Nancy

Nous sommes au 24 décembre pour notre premier réveil. Sitôt hors du lit, Fabian et moi gagnons les rues. Un froid vif saisit nos narines tandis que nos yeux s’émerveillent de la proximité de la montagne devant nous.

Nous rentrons bien vite pour mieux nous vêtir et empruntons la voiture pour une reconnaissance du village. Nous sommes au milieu des montagnes enneigées s’étalant tout autour! Les rues par contre sont nettoyées de leur récente neige .

Il n’y a presque personne dans les rues, le réveil ici ne semble pas très matinal bien que le train passe dès “potron minet”.

Ce silence bienfaisant et particulier s’étale dans les moindres recoins. Fabian le qualifie d’actif.

Nous rentrons pour attendre que Méroudji s’habille et qu’Henri, invité de notre propriétaire, vienne nous retrouver pour nous indiquer où aller pour nous approvisionner. C’est son deuxième séjour ici alors que nous n’en sommes qu’à notre premier.

Au super marché j’ai la surprise de trouver des rayons très bien garnis avec des produits de qualité, des fruits et des légumes, et tout ce qu’il nous faut. Les habitants ne vivent pas si reculés que cela ! La plupart des magasins et restaurants fermeront le 25 et le 26; il nous faut être bien pourvus pendant cette fermeture.

Les courses achevées, nous déposons le tout à la maison et partons faire un tour des magasins, admirer les cristaux dont Shasta a la spécialité des ventes.

A soul connections nous faisons la rencontre d’Agnès qui, nous entendant parler français, se réjouit de pouvoir s’exprimer dans sa langue. Elle est de Tahiti et la similitude de sons avec Haïti en plus de notre langage commun nous incite à bavarder et à trouver notre rencontre formidable. Nous décidons de la retrouver au Best Western où elle est logée avec ses deux enfants pour passer la soirée de Noël.

Le silence de Shasta n’est jamais affecté par les bruits familiers, la corne bruyante du train au petit jour, les conversations ou autres. Nous évoluons dans une bulle spéciale propre aux lieux je crois.

Nous rentrons après avoir bu un jus bio de légumes dans le magasin spécialisé à cet effet où nous trouvons également des graines germées. Nous pourrons donc nous alimenter sans faire trop d’entorse à notre régime.

A la maison une brève coupure d’électricité nous oblige à remettre le réveil du four à l’heure. Nous n’avons pas le temps de nous étonner du fait, qu’une autre s’impose avec un peu plus de longueur. A la troisième, notre hôtesse qui nous visitait, s’assurant que nous ayons trouvé la réserve de couvertures et de serviettes, se pose des questions sur ces coupures inhabituelles.

Son étonnement se fait interrogatif car jusqu’à la nuit tombée nous étions encore sans électricité. Elle nous procure des lampes à kérosène et une lampe de poche espérant que la panne soit bientôt réparée.

Toujours dans le noir, nous décidons d’aller trouver Agnès comme promis. Cependant il n’y a aucune lueur dans la ville si ce n’est la pâle clarté de la lune. Quand nous aboutissons au Best Western tout est plongé dans l’obscurité. Personne ne prévoyait un fait pareil,  semble-t-il. Nos lampes mêmes étaient providentielles!

Nous rentrons après avoir admiré le ciel magnifiquement étoilé  un moment. Nous  prions ensemble puis à la lueur des lampes j’offre les mandalas prévus en cadeaux. J’avais apporté des lampions que j’installe sur le rebord de la cheminée inactive.

Le chauffage étant électrique, il nous faudra gagner nos couvertures tout habillés de nos manteaux, écharpes et gants.

Nous avions là l’occasion de repenser à l’enfant de Bethléem qui lui aussi a connu le froid de l’hiver. Une veille de Noël à nulle autre pareille aux Etats-Unis. Que les choses humaines sont fragiles et incertaines !!

L’électricité revint au cours de la nuit, Fabian dit 9h 30. Je ne l’ai pas su tant que le froid ne s’était pas fait davantage sentir, car les nuits il fait du -1 et plus. le radiateur de ma chambre ne s’était pas remis en marche et je m’apprêtais à prendre plus de couverture quand je constatai la lumière. Fabian remit le chauffage et nous poursuivons notre nuit avec plus de confort.

Il y a pas mal d’histoires qui circulent au Mont Shasta, alors pour rester dans la note je me dis que pour Noël les êtres merveilleux qui habitent la montagne ont dû avoir une réunion spéciale et nous obliger nous humains ordinaires à garder nos lits sans faire de bruit.

Je crois qu’au fond de moi c’était la veille de Noël qu’il me fallait !

(suite)

Henri me quitte avec un peu de réticence, mais il doit le faire. Je continue dans ma tête à prendre des dispositions pour la nuit et le lendemain.

Il franchissait la porte quand je vois au loin Fabian arriver. Je gesticule tant et plus qu’il me voit et se met à courir. Mon soulagement est de courte durée car Méroudji manque.

Ils seront deux à nous précéder ce qui sera malgré tout une bonne chose car il vaut mieux être deux quand les choses sont difficiles.

Où peut-elle bien être ? Je ne veux plus angoisser, je me calme avec un rien de regret de devoir rester en arrière. L’hôtesse qui contrôle les fiches d’embarquement fait patienter le pilote à mon insu, elle a dû sentir ce que je vivais.

Je jette un dernier coup d’œil au couloir tandis que mes compagnons se sont déjà embarqués. La voilà ! La voilà ! Je fais signe à l’ hôtesse que ma fille arrive et je me mets à crier son nom en m’époumonant ! Elle m’entend enfin et elle aussi se met à courir.

Dès qu’elle arrive devant l’hôtesse où elle tend sa carte d’embarquement je ne retrouve plus la mienne. Je fouille avec fébrilité et je la retire avec un tel soulagement que la femme le perçoit et me comprend. Elle avait vérifié précédemment elle me laisse donc suivre la passerelle précédant ma fille pour supplier le pilote de nous attendre ignorant encore que c’était fait.

J’étais au milieu de la passerelle quand je me retourne et ne vois pas Méroudji. Dieu du ciel a-t-elle un pépin !? Je rebrousse chemin toujours en courant mais l’hôtesse à l’accueil me crie :

” She’s coming !”

Nous sommes tous dans l’avion finalement et je prends conscience que je n’avais pas pratiqué ce que j’avais cru comprendre à Miami quand nous avons été les derniers à embarquer.

J’avais oublié la valeur de chaque seconde, l’assistance du ciel qui nous est inconditionnelle et toute puissante et le lâcher prise. Que c’est difficile le chemin de la remontée vers la Source !

Nous arrivons à Redding à 9hres pm. Tout le monde récupère les valises quand Henri se souvient de ne pas avoir reçu son carry-on. Il va aux réclamations tandis que Fabian essaie de contacter la personne qui doit nous louer le véhicule.

Nous sommes les derniers dans l’espace, les employés ne sont plus visibles, la communication ne passe pas à l’intérieur du local. Fabian sort et Henri découvre une sonnette pour appeler. L’employée prend sa déclaration et tous les renseignements nécessaires et promet la livraison à domicile.

Fabian revient avec une annonce pas trop réjouissante : L’homme qu’il a fini par contacter ne se souvient pas du tout de notre réservation de location.

Henri lui dit :

Va appeler à nouveau et donne le numéro écrit sur le reçu. Précise que nous avons réservé depuis deux mois !

Entre temps chacun avait repris son calme décidé cette fois à ne plus angoisser et à faire une totale confiance à la Présence Illimitée en nous.

L’homme promet de nous trouver un 4×4 et vient à notre rencontre quelques minutes plus tard. Il est à ce moment 10hres passées. Les formalités de location remplies avec les excuses du bonhomme, nous nous mettons avec son aide en quête de nourriture. Nous ne pourrons pas passer encore une heure sans rien manger !

La plupart des restaurants sont fermés et les “junk food” disponibles ne sont pas ce que nous aimons le plus. Néanmoins faute de mieux il faudra s’y faire. Heureusement le” big bear”est lui, ouvert avec un menu varié.

Hummmm! L’homme est meilleur quand il a mangé !

Les messieurs branchent le GPS pour nous indiquer le trajet. Le Mont Shasta nous attend et nous avons hâte d’y être. Il fait froid, la route est déserte mais notre excitation et le chauffage de la Ford suffisent à nous faire prendre patience. Seulement une heure de trajet et nous y serons.

Voilà notre hôtesse disposée à nous accueillir après le coup de fil d’Henri nous annonçant.

La maison est sympathique, chaude à point et surtout chaude de toute la gentillesse de Beverly qui nous reçoit comme des parents revenant de vacances !

Je retrouve, une dînette comme la mienne, un faiseur d’arc-en ciel comme à la maison, les couleurs de ma chambre et les petites figurines d’elfes que j’aime ! Nous avons tout plein de points communs, nous sommes bien de la famille ! Ma famille cosmique.

Cette première nuit à Shasta tient de la féerie ! J’y suis parvenue après plus de vingt ans d’attente. Tout vient à point à qui sait attendre disait ma maman, mais ce n’est pas toujours facile pour moi d’attendre bien que les faits montrent toujours la véracité de l’axiome.

A partir de ce moment, chaque instant sera extraordinaire comme le sont les lieux. Nous allions vivre à la lettre notre mot de bienvenue :

Welcome to this moment !

(suite)

Jan-6-10

Un Noël et un Nouvel An au Mont Shasta

Posted by Nancy

Nous étions quatre à faire cette traversée de la côte Est à la côte Ouest des Etats-Unis en partant de Miami, deux de mes enfants, un ami et moi. Mon fils et notre ami laissait de Port-au-Prince pour me rejoindre à Miami où je les avais précédés de deux semaines. Ma fille quant à elle partait de New-york pour nous retrouver à San-Francisco.

J’avais attendu depuis si longtemps ce moment où je pourrais me rendre à Shasta !

Me voilà donc enfin à ce jour si désiré, patientant avec un peu d’excitation Henri notre ami et Fabian mon fils à l’aéroport de Miami.

Je prends du temps pour m’acheter un sac à main plus confortable que le petit en bandoulière si vanté par les médias ! Il est vrai qu’il avait contenu toutes mes bricoles en plus de mes papiers cependant sa courroie me sciait le cou et les objets menaçaient de s’éparpiller chaque fois que j’ouvrais le sac. Bref, il me fallait un nouveau sac en urgence.

Je l’achète dans un magasin Turner où tout est à $1o, je mange un sandwich et j’attends…. Un peu trop à mon goût, je crains déjà de rater l’avion.

On appelle pour l’embarquement mais au lointain, tout comme sœur Anne, je ne vois que l’immensité du couloir supportant des visages inconnus.

Ils arrivent enfin soulageant mon anxiété. Mais comme prévu nous sommes les derniers.

Je crois que je dois tirer une leçon du fait. Le lâcher prise ne m’est pas facile et mon souci de l’heure est trop envahissant. Je me calme, me promettant de prendre les événements avec plus de philosophie. Chaque minute à sa valeur et tout peut se jouer dans ce laps de temps. Je pense avoir compris; et pourtant….

Nous sommes installés pour 6hres de vol inconfortables que nous nous efforcons de supporter au mieux.

San-Francisco s’étale enfin sous mes yeux fatigués, immense (25 minutes à la traverser) lumineuse et fascinante.

Fabian seul devait récupérer sa valise, ayant acheté son billet en ligne. Tandis qu’il part aux bagages, Henri et moi allons aux renseignements pour connaître le lieu d’embarquement  vers Redding. Comme par “hasard” nous nous adressons à la personne qu’il faut, un agent de la United nouvel avion remplaçant l’American pour l’avant dernière étape. Nos billets sont confirmés et nous avons le numéro de la porte.

Méroudji est-elle arrivée ? Saura-t-elle nous trouver ? Toujours des inquiétudes latentes !

Après notre aubaine avec l’agent si facilement trouvé j’aurais dû être plus confiante en la bonté du ciel nous accompagnant. Et je vérifie le fait dans l’immédiat car devant nous voilà ma fille qui traverse le couloir exactement devant nous en dépit de l’immensité des lieux! Elle débarque en même temps que nous alors qu’elle devait etre là 6h avant. L’avion avec 4hres de retard nous l’amène “on time”. Pourtant c’est moi qui occasionnera le stress que je vivrai quelques heures plus tard.

En effet, au lieu d’utiliser son téléphone pour appeler Fabian, je lui demande d’aller à sa rencontre pour faire plus vite à récupérer la valise. Entre temps Fabian avait déjà laissé le “baggage claim” ,sa longue absence était occasionnée par l’obligation qui lui avait était faite de repasser la “sécurité” puisque par oubli son passeport était resté avec nous dans son carry-on.

Méroudji ne pouvait donc pas le trouver.Elle ne répondait pas à son téléphone encore fermé par oubli.

Mais ce que je vous raconte maintenant je l’ignorais à ce moment là.

Henri et moi étions à la porte 78 depuis seulement 5mns quand on appela pour l’embarquement. Trente personnes uniquement devaient prendre ce petit avion à hélices.

A nouveau me voilà à scruter le très très long couloir, essayant de les apercevoir sans succès tandis que l’hôtesse nous presse d’embarquer.

Henri décide de nous précéder ne voulant pas rater la 4×4 retenue à Redding depuis deux mois, indispensable pour le trajet restant et le séjour, puisque là-bas il n’y a pas de véhicule public pour le transport.

Je devrai donc rester sur les fauteuils de l’aéroport pour la nuit et prendre l’avion le lendemain si possible avec l’obligation de repayer les billets. Je suis mal en point mais je me raisonne malgré tout, sans grand succès il faut l’avouer.

Que se passa-t-il ? mes prévisions se sont-elles réalisées ?

Vous le saurez à la page suivante……