Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Oct-17-12

La Lune D’Hécate

Posted by Nancy

 

J’étais aux Gonaïves  il y a quelques jours, un matin très tôt, je suis sortie pour admirer le ciel comme j’aime souvent le faire et là, mon cœur s’est dilaté! J’ai écris ce poème que je partage avec vous mes amis du net, espérant que vous y prendrez plaisir et surtout que la lune d’Hécate aura livré son message.

Lune d’Hécate,

Paraissant ce matin,

Si délicate

Sous les tendres rayons,

Que cache ce pâle teint

Que redoute l’alcyon?

Ne dit-on pas que tu es

Héraut de la déesse

Quand sur l’horloge du temps

S’inscrit le mot, fin?

Alors vient la promesse

D’autres lendemains

Car Venus dans ton sillon

Parle ainsi aux croyants:

“Soyez calmes, soyez quiets,

Le mortel tourbillon

S’éloignera de vous.”

Tu amènes la mort

Précédant la naissance

Du brillant âge d’or,

Période d’excellence

Où l’amour croit-on

Sera au rendez-vous,

Dans chaque cœur, comme un don.

Mais, vivant au présent

Avec Venus radieuse,

Je souris au croissant

De lune, heureuse.

Feb-5-12

Le vent d’Ouest aux Gonaïves

Posted by Nancy

Au-milieu de la journée, alors que le soleil chauffe et qu’il augmente la réverbération des cristaux de sel dans le sol, obligeant les yeux à se mettre en fente, le vent d’Ouest se lève.

Il n’est pas une brise légère, il n’est pas violent non plus. Néanmoins il a suffisament de force pour éparpiller la poussière soulevée par les véhicules, dans les moindres recoins de vos armoires. Le sol brillant et le vent d’ouest sont les deux facteurs qui s’imposent à une heure de l’après-midi dans les rues de la ville. Pourtant ce vent est une bénédiction. Il apaise la rude chaleur de l’heure et quand à la maison on peut avoit une fenêtre  ouverte en direction de la mer, on est assuré de jouir de la présence de ce vent pendant plusieurs heures. A son passage, les nuées de moustique se dispersent au loin permettant une sieste sans moustiquaire, une aubaine sans pareille !

Au contraire du Nordé qui est périodique avec des tourbillons parfois meurtriers. le vent d’ouest se lève quand il nous le faut, au bon moment, comme toutes les grâces. Car le Ciel qui nous permet toutes les conditions de vie pour évoluer, est toujours attentif à tout ce qui nous convient à tous moments.

Quand le vent d’ouest des Gonaïves s’en retourne à la mer en fin d’après-midi, il faut tout réessuyer, mais nous lui octroyons volontiers notre pardon, sa présence fait tant de bien !

Qui, des anciens de l’ABC Joyeux ne se souviendra pas de cette caresse agréable et désirée de ce vent dans les classes ouvertes sur la cour et dans le couloir !

Jan-7-12

Un Mouchoir aux Gonaïves…

Posted by Nancy

Le mouchoir d”autrefois  a pris aux Gonaïves un tournant curieux. Il est devenu un élément indispensable de tout  uniforme. Accroché par une épingle,  il pend, en théorie, à la portée de l’enfant pour moucher le nez ou essuyer les pleurs. Chez les adultes il se veut pratique et accessible pour éponger les visages en sueur sous le soleil implacable de la ville. Cependant c’est en ce matin de la rentrée que j’ai constaté qu’il s’est converti en une petite serviette imprimée et que l’habitude de quelques-uns  s’est généralisée. Ainsi, en ce premier lundi, ils sont tous avec leur petite serviette en guise de mouchoir pendant à leur bretelle. Les parents eux, arborent une grande serviette sur l’épaule ou dans une boutonnière en pleine poitrine.

Si les adultes utilisent leur serviette largement, ne se privant pas de s’essuyer le visage ostensiblement tout au long de leur conversation, les enfants eux reniflent ou gardent leurs pleurs en dépit de leur petite serviette. Car en réalité c’est un objet inaccessible même attaché devant eux; car il leur faudrait pouvoir le détacher de l’épingle qui le retient.

J’ai beaucoup réfléchi sur l’évolution des mœurs, me demandant quel en était l’élément déclencheur et quelle logique guidait ces changements?

Depuis quelque temps, quelques élégantes gardent dans leur sac des mouchoirs en papier. Les hommes n’ayant pas encore l’usage de sac, trouvent encore mieux leur serviette pendante. Ces mouchoirs en papier ne trouvent pas encore le chemin de la poubelle après usage, cependant celles qui l’utilisent ont franchi un pas. Est-ce un besoin d’hygiène? Est-ce pour suivre l’exemple de celles qui donnent le ton par leur statut social? Est-ce parce que beaucoup de choses sont envoyées par la diaspora, parmi lesquelles les “kleenex”qui est un objet courant et indispensable là-bas? Des suppositions mais aucune certitude.

Cependant un maire progressiste a fait nettoyer la ville, a organisé le ramassage d’ordures et pense pénaliser ceux qui jettent des ” fatras” dans la rue. Il est donc bien vrai que l’évolution est une loi de la nature et qu’il faut donner le temps au temps pour voir beaucoup de choses.

Il est quand même malgré tout intéressant de pouvoir suivre comment les gens changent de comportement et de s’en réjouir quand  ce changement est positif et va dans le sens du bien commun, même si je n’en comprends pas tout à fait le processus.

Bien sûr mes réflexions se sont penchées sur le mouchoir gonaïvien si particulier;  mais  n’en est-il pas  de même pour chaque habitude comportementale?

Oct-11-10

Une Oasis aux Gonaïves

Posted by Nancy

Dans le désert de l’Artibonite se trouve une oasis et dans cette oasis un puits chante à l’instar de celui du Petit Prince.

L’eau est bonne à boire et elle fait du bien au cœur. Elle apporte la joie tout en désaltérant. Là, dans ce coin privilégié éclate le rire des enfants et le pépiement des oiseaux. Le feuillage des arbres s’étale pour ombrer l’espace.

Dans cette oasis règne l’agitation positive d’une ruche, car là on apprend tout en jouant.

Au contraire des bédouins poussiéreux, ceux de cette zone de bonheur sont impeccables, à croire qu’ils sont arrivés par la voie des airs, car traverser la poussière quasi constante des rues tient du miracle quand on en ressort aussi net que le sont les élèves de L’ABC Joyeux.

En effet il s’agit dune école, la mienne située aux Gonaïves.

Le puits chantant entouré des petits de la maternelle

Une cour fleurie, mon oasis

On y respire un bien-être juste parce que l’on y est !!