Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Aug-21-08

Noms propres devenus noms de choses

Posted by Nancy

 

 

J’ai trouvé ces renseignements sur MSN et je crois que vous aimerez. Bonne lecture : Diesel : ce moteur a été inventé en 1897 par un ingénieur allemand du nom de Rudolf… Diesel bien sûr. Doberman : le fameux chien de garde porte le nom d’un employé d’une fourrière allemande, qui créa cette race en 1860, par croisements successifs à partir des chiens qu’il aurait dû tuer.

Gibus : ce surnom du chapeau haut-de-forme sur ressort, imaginé en 1834, correspond au nom de son inventeur.

Godillot : Alexis Godillot était le fournisseur des armées en chaussures solides et résistantes lors de la guerre de 1870. Le mot est passé dans le langage courant pour désigner de grosses chaussures.

Guillotine : ce n’est pas le docteur Joseph-Ignace Guillotin qui a inventé la guillotine sous la Révolution, mais c’est lui qui venait de préconiser à l’Assemblée nationale la création d’une machine qui abrègerait les souffrances des condamnés à mort.

Lavallière : cette cravate à gros nœuds a été lancée sous Louis XIV par Louise de La Vallière.

Barème : le mathématicien Nicolas Barrême est, au XVIIe siècle, l’auteur du premier manuel pratique de comptabilité. On a vite donné son nom, par extension, aux répertoires de tarifs ou aux livres de comptes tout faits.

Béchamel : la fameuse sauce a été inventée par Louis de Béchameil, maître d’hôtel de Louis XIV et l’un des meilleurs cuisiniers de son époque.

Bégonias : cette fleur a été importée de Saint-Domingue et nommée par Michel Bégon, qui y était gouverneur au XVIIIe siècle.

Belote : c’est un certain Belot qui a adapté en France ce jeu d’origine hollandaise.

Binette : ce terme familier utilisé pour désigner un visage rappelle les « binettes », c’est-à-dire les perruques masculines créées par M. Binet, le perruquier de Louis XIV.

Boycotter : le capitaine et propriétaire irlandais Charles Boycott était si peu sympathique qu’il avait été mis en quarantaine par ses fermiers ! Boycotter quelqu’un est désormais synonyme de mise à l’écart par un groupe ou un pays.

Browning : c’est un John M. Browning qui inventa les premiers exemplaires de ces pistolets automatiques en 1906.

Calepin : c’est aujourd’hui un petit carnet, mais le mot avait autrefois le sens de dictionnaire. Un sens dû à un certain Ambrogio Calepino qui avait rédigé en 1502 un colossal « Dictionnaire de la langue latine ».

Chauvin : l’étymologie du nom renvoie à un chauve et non à un patriote. Le passage du patronyme dans le langage courant s’est fait après le succès de la pièce de théâtre « La cocarde tricolore », créée en 1831 et dont le personnage principal, Nicolas Chauvin, était un soldat d’Empire naïf au patriotisme aveugle.

Colt : l’ingénieur américain Samuel Colt (1814-1862) est le premier à mettre au point le pistolet à barillet… qui va porter son nom.

Jun-20-08

A une aimable personne

Posted by Nancy

Awa ! Une eau claire

Sous une peau noire.

Une de la Côte d’Ivoire

Se cherchant dans les mystères,

Brûlante d’ardeur mystique

Evoluant dans l’éthique

D’un yogi très saint.

Sur cette voie de réalisation

Elle communique sa passion

A qui veut de son entrain.

Eau est son prénom

Dans son original patois.

En France pourtant, Joie

Pourrait être son nom.

Vivant selon ses voeux fraternels

Elle recherche les ressemblances

Au delà des différences

Pour accomplir l’Amour en elle

Sep-1-07

Impressions de voyage (suite)

Posted by Nancy

Paris est restée telle quelle, comme je la connais depuis plusieurs années, belle, distante, fière et hautaine. Cependant les nouveaux Français lui mettent une touche de chaleur très agréable. Néanmoins au cours de ce voyage particulier j’ai surtout retenu quelques faits insolites. Les voici :

L’hotel est logé au troisième étage d’un édifice commercial. C’est ma première expérience du genre.

L’ascenseur peut contenir officiellement deux personnes. Dans la réalité il faut compter une personne. Car mon amie et moi qui sommes un peu rondes tenions à peine dans l’espace. Les bagages peuvent monter un à un ou deux carry-one et une personne. Cet ascenseur reste pour moi une curiosité quand je pense qu’il dessert un hôtel.

La dernière trouvaille est une chaîne chinoise ou japonaise, mais plutôt chinoise quand j’y repense, parmi celles qui sont proposées. Alors là, je me suis dit : La Chine est bien présente dans le monde si Paris peut lui réserver une place dans l’un de ses hôtels.

Pour finir, mes impressions, j’ai été assez surprise d’apprendre combien la communauté juive a repris ses droit à Berlin en particulier mais aussi un peu partout dans les lieux que j’ai visités. Je pensais qu’une majorité résidait en Israël et aux Etats-Unis où ils tiennent une grande part du commerce et qu’il n’y avait qu’une petite communauté en France de préférence à Paris. Je m’étais vraiment trompée !

Par exemple à Dresde ou Dresden en allemand, les Juifs ont une place importante et ils y sont très actifs. Cette ville allemande s’est relevée de ses ruines grâce au courage de ses femmes. Mais au contraire de Berlin, les habitants ont conservé le charme original de leur ville. Tout a été reconstruit comme avant. Cela a été leur méthode pour oublier les souffrances de la guerre. Maintenant ils peuvent vivre dans un décor agréable et offrir à leurs jeunes les merveilleux souvenirs d’avant guerre.

Je crois que c’est ce qui manque à la capitale allemande, elle a perdu son âme et bien que les habitants vivent sous verre, leurs sentiments ne transparaissent pas.

Mes amis et moi avons rencontré des gens gentils partout où nous sommes passés. Ils étaient heureux de rencontrer des Haïtiens. Beaucoup désiraient connaître notre beau pays. Pour une fois ils ne nous ont pas rappelé le souvenir de papa Doc! J’ai trouvé cette nouvelle attitude d’un bon présage.

Apr-23-07

Rasin

Posted by Nancy

Rasin

Les tambours vibrent à l’unisson, les danseurs tourbillonnent à leurs rythmes, emportés par la musique qui réveille le souvenir profond des sons primordiaux à l’origine de la création. Les mains sur le cuir s’agitent en cadence, légères ou pesantes, effleurant ou tapotant. Les vibrations passent à travers toutes les rangées des spectateurs. Beaucoup se trémoussent sur place, certains balancent la tête, mais tous sont captivés par ce qui se passe devant eux. Après la danse légère et colorée de deux couples en entrée, suit le reste de la troupe simulant une cérémonie vodou qui elle, sera suivie des Raras. A leur vue me sont venues des réflexions que je partage avec vous.

Les vodouisants ont le culte de Ancêtres qu’ils interpellent sous le vocable de lwa au cours d’un certain rituel. C’est ce qu’ils appellent rasin et qu’en anglais on traduit pas roots depuis qu’une grande majorité vit aux Etats-Unis. C’est ainsi, que débarquant dans une ville américaine, j’y suis accueillie avec un spectacle particulier de mes compatriotes d’origine. Je me demande pourquoi ils livrent aux profanes, ce qu’ils ont de sacré ? Pourquoi en font-ils un spectacle payant ?

Les rituels sacrés se déroulent dans un lieu dédié à cet effet en principe, mais là, sous mes yeux, les ousi en robe blanche, sous la conduite du maître de cérémonie, agitant son ason, s’exhibent en actrices.
Il n’y a désormais aucune danse traditionnelle qui ne soit liée au vodou quand on présente Haiti. N’y a-t-il rien d’autre pouvant nous identifier ? Ceux qui sont comme moi des Haïtiens et des Haïtiennes d’origine et de fait, habitant au pays sans être vodouisants, sont-ils des laissés pour compte ? Faut-il au vingt et unième siècle voir un paysan en gros bleu, son alfò à l’épaule avec une lavandière comme compagne pour caractériser les habitants de notre île? Nous sommes donc d’après ces images et ces spectacles, un peuple figé qui n’évolue pas et qui n’a aucune réelle croyance, puisque sans aucun respect pour un culte ancestral et sacré !

Le paysan français ou américain, chausse ses bottes, enfourche son tracteur et exploite ses hectares de terre. On ne le voit plus en sabots, avec un sarrau, sur les photos touristiques. Chez nous, ils n’ont pas de tracteurs, ils ne cultivent qu’un lopin, cependant, bien que travaillant encore pieds nus, ils savent s’habiller d’une façon moderne et aiment être photographiés en tenue du dimanche. Ils n’ont pas de télévision mais ils ont une radio et un portable. Beaucoup ont voyagé au Canada ou aux Etats-Unis et en France. Ils apprennent de leurs enfants plus instruits qu’eux, et comme tout être intelligent, ils savent s’adapter.

Sortez-les donc du cliché dans lequel vous voulez les enfermer, et permettez aux Haïtiens qui ne sont pas vodouisants de vivre et de prier comme ils l’entendent. Laissez le sacré des rasin dans les oufò. Quand vous voudrez montrer des danses traditionnelles, que ce soit uniquement celles qui se dansaient dans les fêtes champêtres sous les tonnelles d’autrefois. Et quand vous afficherez une représentation en salle, mettez-y la chorégraphie moderne sur des rythmes traditionnels, de la même façon que vous avez converti des mets orientaux, français, africains et autres, en typiques mets haïtiens après y avoir ajouté vos épices et votre savoir faire particulier.

Soyez vous-mêmes, tout en évoluant et en respectant l’autre. Bien sûr, ceci ne sont que mes propres réflexions qui n’engagent que moi.

Néanmoins chers compatriotes et amis, réfléchissez-y je vous en prie. Avez-vous déjà vu en salle de spectacle, une cérémonie juive, une messe ou tout autre rituel d’un culte, traduisant les croyances profondes de ceux qui les pratiquent ?