Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Les femmes, c’est comme le café, au début ça excite à la fin ça énerve

Les hommes c’est comme le melon il faut en avoir tâter plusieurs pour en trouver le bon

Ne soit bon qu’une fois, parce que quand tu es bon une fois c’est bon, mais quand tu es bon deux fois tu es un bonbon et on te suce !

Si quelqu’un te parle et que tu n’écoutes pas tais toi.

Écoute, car tu sauras pourquoi tu n’écoutais pas.

Si tu sais que tu ne sais, pas tu sauras. Mais si tu ne sais pas que tu ne sais pas tu ne sauras jamais.

Si quelqu’un te dit qu’il peut avaler une noix de coco en entier laisse le faire c’est qu’il fait entièrement confiance à son anus.

Nous sommes tous pareils, noirs jaunes, blancs, riches, pauvres, athées chacun a un petit coin qui sent mauvais.

Feb-1-11

Fleurs D’Oranger

Posted by Nancy

Chaque fois que la brise frôle l’oranger

Un délicat parfum s’en exhale.

Il est tout à la fois tenace et léger.

C’est une fête des sens que ces fleurs pâles !

Elles rappellent l’iris par la forme,

Mais leur blancheur les rapproche du lis.

De leur calice s’élance un tube filiforme

Offrant avec largesse des tiges lisses

Aux bouts renflés de poussière d’or.

Attirées par l’odeur exquise,

Les abeilles butineuses viennent dès l’aurore

Puiser ce nectar dans la lumière imprécise.

Des peuples utilisent les fleurs d’oranger

Pour ceindre le front des jeunes épousées,

En symbole de l’amour inconditionnel,

De l’abandon à la joie et à la pureté.

Tout comme l’abeille fournit le miel,

Produit de la Nature en toute gratuité,

Ainsi le cœur aimant s’offrira,

Rayonnant la beauté et la grâce.

Avec certitude la fleur parfumera,

En toute quiétude l’amour embrasse.

Port-au-Prince 1er février 2011

Aug-12-10

Rencontres à Prospect Parc

Posted by Nancy

Cet après-midi là, comme souvent, j’accompagnais ma belle-fille et son  fils, mon petit-fils au parc. Son père et ma fille s’étaient joins à nous cette-fois.

Alors qu’en général nous nous rendons directement dans l’espace aménagé pour enfant, cette fois, notre garçon voulu marcher; en l’attendant, le mieux était de nous trouver un banc.

Un homme occupait déjà celui devant nous, mais à côté, un banc vide nous convenait. Cependant aimablement en anglais il nous invita à utiliser le sien pour mieux nous installer. Ayant accepté, nous ne fîmes pas trop attention à notre homme , continuant notre conversation. Dès qu’il nous entendit parler créole et français, c’est la coutume de mélanger nos langues en parlant, il s’adressa au grand-père en ces termes :

” Ou se moun Jacmel ?”

Non répondit celui-ci

” Moun Pétionville !”

Depuis quelques années, “On” a décidé que les Haïtiens au teint clair devraient être de Jacmel, la réponse de Jacques laisse notre compatriote perplexe aussi continue-t-il son interrogatoire :

“Wi, men de ki provins ou soti?”(De quelle province êtes vous originaire?)

Pétionville, Mwen se moun Petionvil! ( Je suis de Pétionville)

“Ou dwe lan 60 passe?” ( vous devez être âgé de 60 ans passés?)

“swasantdis’ (soixante -dix)

Ayant déjà assumé que Jacques était forcément de Jacmel, l’âge avoué, le confirme dans ses présomptions,car aucune personne d’un certain âge ne pourrait avoir vu le jour à Pétionville néanmoins il répond :

” Mwen se lanri des Mirak mwen te gen kay” ( Moi j’avais ma maison à la rue des Miracles)

Ceci pour ne pas être en reste avec Jacques.

Et les voilà partis dans la politique du pays avec les commentaires appropriés sur certains des candidats. C’est le sujet préféré des Haïtiens qui se rencontrent à l’étranger).

Il veut maintenant savoir si j’habite ici à New-York, sinon je peux obtenir des papiers pour rester car le pays n’offre plus rien depuis le terrible tremblement de terre je n’ai donc plus à y retourner.  Lui, il a perdu sa maison au cours du séisme, Haïti pour lui c’est terminé. Cependant le nouveau président pourra sûrement redresser la situation.

Ah mes chers frères et sœurs du pays jusques à quand garderez-vous votre naïveté!?

Au moment de partir, il se lève et nous accompagne habitant la même zone

Nous nous sommes faits une nouvelle connaissance que nous retrouverons sur son banc chaque fois que nous serons au parc.

Aujourd’hui, nous sommes déjà installés au petit parc d’enfants, quand une jeune femme s’amène avec deux enfants, deux filles, l’une entre 4 et 5 ans l’autre, un bébé de quelques mois. Je ne sais pas encore que c’est une compatriote. J’observe tandis que Jacques surveille notre petit-fils. La maman déballe un sac d’où elle tire un bol de riz et pois. l’ordinaire des Haïtiens, il y a peut-être même un morceau de poulet, j’ai presque l’assurance qu’elle est de chez nous, mais elle ne parle qu’anglais jusqu’ici. Bientôt impatientée car l’enfant qu’elle nourrit se distrait elle dit :

Rete trankil si ou pa vle mwen pini-ou ! (Reste tranquille si tu ne veux pas êtrepunie.) Maintenant je suis sûre, de mon intuition mais je ne dis rien.

Sans rime ni raison apparente, elle recouvre la voiturette du bébé d’une moustiquaire et inonde son aînée d’un aérosol. Je lui fais remarquer qu’il fait très chaud et que le bebe n’a pas l’air de trop aimer son voile, puisque ses petites mains si agrippent avec désespoir.

Elle me réplique :

Mwen sot senti yon moustik, mwen pa vle sa menm ! denieman mwen sot Ayiti

ti piti-la te gen de kòn lan fron-li, lan tout foto yo tout moun te ka wè de kòn yo! ( Je viens de sentir un moustique, je ne veux pas de çà, dernièrement j’étais en Haïti  mon bebe a attrapé deux cornes au front, toutes les photos montraient ces cornes!)

J’ai souri en silence, tandis qu’elle insistait pour que sa fille passe le produit sur sa figure aussi alors que la malheureuse de la poussette se demandait à quand sa délivrance. Je me suis demandée si elle ne venait pas au parc pour montrer à tout le monde qu’elle n’etait pas n’importe qui et qu’elle donnait le maximum de confort à ses enfants.

De plus, le bébé semblait tout à fait être de “Jacmel”, c’est un privilège à conserver !

Apr-30-10

Une Lune Insolite

Posted by Nancy

La lune porte un burqa

Le sais-tu ?

Elle est dans l’anonymat

Le vois-tu ?

Sûr, c’est pour mieux aguicher;

Tout est dans les yeux n’est-ce pas ?

Vois donc son regard briller

En cette splendide aurore !

« Un côté ne suffit pas

Du mystère j’en donne encore »

C’est le message de ce voile,

Cette tenue inattendue!

N’est-ce pas un peu compliqué

Ce barrage de toile?!

De toi qu’est-il advenu?

De cette coquetterie

Ma foi un peu incongrue

J’ai souri ma chère amie.

Pourquoi vouloir nous priver

De la splendeur de ta vue ?

As-tu depuis, renoncé

A nous offrir ta brillance ?

Quand tu es simplement là,

Ta lumière, ta présence

Sans burqa,

Avec juste ta beauté

Sans fard, et sans nul détour,

Ayant ta simplicité

Comme seul atour,

Ma très chère amie crois-moi

C’est mieux, je t’assure, mille fois.

Elle s’est laissée dévoilée…

Pas tout à fait convaincue

Elle a remis son burqa

Se sentant peut-être nue.

Pourtant non ; la revoilà

Maintenant bien dépouillée

De son voile superflu.

Serait-ce un tout nouveau jeu

En ce matin si brumeux?

Mais là, pour nous étonner

Encore plus

Elle étale sa rondeur

En présence du soleil

Comme le font toutes les femmes

Donnant tout plein de bonheur

A l’aimé, à son réveil

Car lui, connaît leur âme.

C’était un jeu amoureux !!

Si longtemps, tellement longtemps

Que la lune attend son preux,

Le preux chevalier d’antan!

Pour nous aussi sur terre

Lune et soleil à la fois

Nous comble d’une totale joie.

Est-ce déjà le changement d’ère ?

Apr-24-10

Promenade matinale

Posted by Nancy

Très peu de maisons sont éclairées. Beaucoup jouissent encore de leur lit n’ayant pas à travailler ou peut-être n’étant pas obligés de s’occuper d’envoyer leurs gosses à l’école. Je marche dans une légère pénombre, cependant il est 6hrs. Il fait frais, l’atmosphère est calme , un air me monte aux lèvres…. Des oiseaux accompagnent mon chant.

Ce matin j’irai de l’autre côté du boulevard. La première fois que je m’y étais aventurée, je m’étais longtemps perdue avant de retrouver mon chemin. Il n’en sera pas question cette fois car je me retrouve plus facilement et de plus je prendrai le soin de refaire le même trajet en sens inverse.

Une dame promène son chien, c’est la seule présence  en dehors de la mienne. Le chien se méfie de moi et me montre une sorte d’hostilité. Sa propriétaire a de la difficulté à le calmer. Je rebrousse sagement  lui laissant son domaine.

J’admire les arbres qui sont bien plus gros de ce côté de la communauté. Devant une maison, un palmier multiple s’étend en largeur et en hauteur. Il a dû être fertilisé pour être aussi imposant.

Une voiture passe, puis deux chats s’amusent à éventrer un sac poubelle. L’un est gris l’autre parfaitement noir, exactement comme les miens. Je souris me surprenant à penser que les miens sont revenus en vie et sont là pour me visiter.

Je les regarde un moment, les salue d’un muet message puis continue ma route. Il est temps d’aller à mon rendez-vous avec le soleil. Je constate que je préfère l’ambiance de mon quartier, juste par habitude je crois.

Arrivée au bout de la route je m’aperçois que certains en ont fait une décharge. Je n’ai plus de place pour m’asseoir. Je reste donc debout.

Bien vite le ciel se colore de rose et de bleu. Couleur de l’amour et de la force. Des paquets de nuages noirs circulent paresseusement, venant de la tornade annoncée peut-être.

Rejetant la tète en arrière je m’ébahis de toute la soie qui s’effiloche sous mes yeux. Le spectacle est immense et me donne un sentiment de liberté en même temps que de mon ancrage ici-bas.

Bientôt l’or se répand effaçant le noir, et ajoutant ainsi la Sagesse aux deux précédentes vertus.

C’est le moment de rendre grâce, de communier et d’envoyer des pensées d’amour, de paix et de consolation à mon pays, aux humains et à la terre elle-même.

Un point devient étincelant, il est là enfin et à nouveau la gratitude m’envahit. Je remercie les oiseaux, les arbres, les plantes, l’herbe, le ciel, les nuages et le soleil bien sûr à qui je demande de me purifier et de me régénérer. Je remercie également la terre qui me supporte et j’offre chaque instant que j’aurai à vivre.

Au retour, je constate que certains gicleurs s’activent pour arroser les plantes. Le jet chante en douchant. Quelques rares voitures se mettent en route. Le quartier est encore en silence quand je rentre.

Apr-20-10

L’Arbre à Brosses

Posted by Nancy

Dans mon jardin

Il y a un arbre

Un curieux arbre.

Il me regarde le matin

Et m’étonne chaque fois

De ses grappes rouges

Gaies comme la joie !

Des brosses rouges,

Telles sont ses fleurs

Qui pour moi justifient

Le nom trompeur

De mon bel ami :

L’arbre à brosses.

Le vrai m’étant inconnu.

De moi il se gausse

A m’entendre, ingénue,

L’étiqueter comme un enfant

Imaginatif le ferait.

Scientifiquement

Son appellation serait

Si banale, si fausse !

Mon arbre à brosses.

May-2-07

L'arbre Veritable, L'arbre a Pain

Posted by Nancy

Il étaiet une fois, des aventuriers qui accostèrent sur une merveilleuse île des Caraïbes. En plus des richesses minières, ils y découvrirent des curiosités agricoles. Parmi lesquelles, l’arbre à pain. Le fruit de cet arbre a la consistance du pain ; son goût à peu près neutre, en fait un excellent accompagnateur de mets. Enthousiasmés, ces hommes voulurent partager leur découverte avec d’autres camarades. Quand au loin, ils virent les larges feuilles en formes de mains, ils s’écrièrent : Voici l’arbre à pain !

La surprise et la déception furent de taille quand ils s’aperçurent de leur méprise. L’arbre trouvé était le sosie de l’autre, mais le fruit de celui-ci, contenait des graines à l’aspect et au goût de marrons. Ils lui gardèrent le nom d’arbre à pain, faute de lui trouver une meilleure dénomination et surtout à cause de la grande ressemblance entre les deux.

Ils se remirent à la recherche de leur arbre à pain. Leur patience fut récompensée. Au bout de plusieurs jours, ils purent enfin dire sans crainte de se tromper cette fois : Voici l’arbre véritable ! C’est ainsi que chez nous, l’arbre à pain est devenu l’arbre véritable et son frère jumeau n’eut jamais l’appellation qui lui conviendrait vraiment.

Prenez un de ces abveritab (arbre véritable). Mettez-le au four pour une quinzaine de minutes, puis retirez-le du four. Enlevez-lui une calotte, et creusez-le afin d’y aménager un trou confortable dans lequel vous introduirez une chiquetaille de harengs (préparation culinaire faite de harengs saurs déchiquetés et d’épices pimentés). Remettez le tout au four. Pendant les vingt minutes que durera la cuisson, trouvez-vous une douche pas trop loin de la cuisine. Tout en appréciant l’eau sur votre corps, vous jouirez des craquements que la chaleur fera subir au fruit-légume. Alors, en pensée, voyez fondre la chiquetaille dans les fentes bienheureuses.

Puis, encore tout mouillé, cherchez-vous un coin sous une tonnelle fraîche ou une galerie ouverte, et dégustez par petites bouchées ce délice haïtien, tout en faisant ces petits bruits traditionnels de satisfaction qui les accompagneront tandis que le vent vous sèchera.