Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Mar-8-09

Journée de la femme

Posted by Nancy

J’ai reçu ce matin un mail dont je vous livre ici l’essence.

Aujourd’hui est le 8 mars de l’année 2009 cela fait donc 8+3 = 11/2+9=11

11 qui  représente la lame de la force dans le tarot.

La femme est donc l’être de force dans notre société. Cependant comme elle est aussi la mère, elle allie cette force à la douceur et à l’amour.

Le monde a besoin de nous femmes, soyons disponibles pour entourer, consoler et agir avec amour. Comme par coïncidence force et femme commence par un f.

Bonne fête à chacune de vous.

rose-rose.jpg

Feb-5-09

Le Papillion arc-en-ciel

Posted by Nancy

fleurs-et-papillon.jpg

Un pan de ciel a glissé

De mes mains,

De mes mains

Trop fragiles pour le garder.

Des larmes

Encore des larmes !

Le ciel pleurait.

Les bras me sont tombés

Impuissante que j’étais

A tout arrêter.

L’amour absent,

L’amour absent

Des coeurs arides

Des coeurs vides.

Les larmes ont coulé

Longtemps elles ont coulé…

Et voilà qu’une fleur a paru

Une fleur toute menue

Nourrie par les larmes du ciel.

Elle a grandi tenace

A grandi tenace,

Forte, et sûrement belle !

Un papillon arc-en-ciel

En a humé l’essence

En a humé l’essence

Et l’a généreusement dispersée

Sur tous les coeurs esseulés.

Ces coeurs esseulés

Qui eux aussi pleuraient.

Les couleurs en guirlandes

Autour des coeurs se sont nouées

Les entrainant en sarabandes,

Les tirant par bandes,

Dans le sillage du papillon.

Le sillage du papillon

Arc-en-ciel

Posé sur la fleur si belle !

Tags: ,
Jan-26-08

Cadeau Inattendu

Posted by Nancy

Sur sa couverture

Des coquelicots et une roulotte

Symboles de mes évasions

Et de mon éternel printemps.

C’est mon carnet de notes

Offert sans nulle intention

Comme un précieux évènement.

Dedans je veux y consigner

Les petits riens glanés

Tout au long de mes aventures.

Quant au gré de ma muse

Mon crayon gambadera

Au son de la cornemuse,

Quand sur l’eau il glissera

Sans contrainte sur les pages

Mon sourire s’envolera

Vers ton beau regard sage.

Avec joie je retrouverai

Notre chaude complicité

Qui a su me dénicher

Ce cadeau particulier.

Merci ma chérie, merci

Encore et encore merci.

Dans la pureté de la nuit, une musique vit, palpite tout doucement, elle vient de loin. Les notes se tiennent sur la pointe des pieds d’abord, puis brusquement elles courent, elles envahissent l’air. Quelle est cette musique ? Symphonie céleste ou terrestre ?

De son lit, l’enfant écoute, elle en perçoit chaque mouvement, son coeur frémit, réveillé par les sons. Cette aubade inopinée la ravit

Les parents auraient dû sortir réveillonner, laissant les gosses, trois garçons et une fille, à la garde d’une vieille amie. Ce devait être une soirée toute simple où jusqu’à neuf heures, on écouterait chanter la si jeune vieille. Elle connaissait tout un répertoire de romances désuètes mais jamais démodées. La fillette en profiterait pour copier les paroles sur un cahier d’écolier. Les comprenaient-elle seulement ? Peut-être que non, trop jeune encore ! Peut-être que si, l’amour n’a pas d’âge puisque c’est l’âme qui aime. Cette soirée commencée comme une banale soirée, s’acheva en apothéose.

Que se passa-til pour que le programme change ? Personne ne sut. Une fée a dû vouloir faire un cadeau à la petite fille, sachant d’avance que ce serait son unique trente et un décembre ! Le père sortit de son côté, de l’autre, la mère, les enfants et l’amie. La magie commença.

Les valses se succédaient dans la maison, mais c’est dans la rue qu’elles se valsaient. La rue déserte était salle de bal idéale. On tournoyait, on tourbillonnait champagne aidant; on riait, on s’amusait, tout l’espace était à eux

Oct-19-07

Ambiguites

Posted by Nancy

Aujourd’hui, je voudrais vous entretenir d’un sujet fascinant: il s’agit de mes compatriotes. J’ai beau être une des leurs depuis deux cents ans et plus, je m’ébahis encore et toujours de leurs prouesses, de leur intelligence, de leurs ruses, de leur paresse et de leurs multiples talents artistiques.

Où pourrais-je commencer ? Par les chaudières qui se collent, les objets d’arts faits de tout et de rien, leurs coutumes ou leur amour du carnaval ?

En attendant de prendre une décision les concernant, laissez-moi vous présenter une de leurs facettes:

Vous rentrez dans la ville des Gonaïves où l’insalubrité est installée depuis le passage du cyclone Jeanne d’il y a trois ans. Les rues sont impraticables avec les immondices, les marchandes, les multiples nids de poules sur la chaussée, les eaux croupissantes des pluies, les mobylettes-taxis et les nuées infernales des moutisques qui vous harcèlent tout au long des jours et des nuits. Vous pénétrez dans une école de la place et là, vous vous retrouvez dans une oasis de joie, de paix et de propreté. Encore plus étonnante est la tenue étincelante des élèves petits et grands. Comment sont-ils arrivés avec des chaussettes aussi blanches par ces rues boueuses en certains endroits et majoritairement poussiéreuses !

Quand vous saurez qu’une maman a doté sa fille d’un uniforme neuf juste pour qu’elle lise un discours au ministre de l’Education Nationale, vous pourrez peut-être vous étonner d’un tel comportement chez ces personnes vivant dans une ville sale à souhait sans avoir l’air d’en être incommodés. (à suivre)

Tags:
Mar-30-07

Retour

Posted by Nancy

Quand je reviens dans mon corps, après un voyage mystérieux au fond de mes rêves ou plutôt après avoir vécu  une autre réalité, les premières clartés ouvrent mes paupières. Je reconnais mon lit, ma chambre, les bruits familiers, et je me dis : ” Quelles Chance ! Encore un autre jour à ma disposition. Je pourrai visiter mes plantes, nourrir mes chats, échanger avec mes enfants, rire avec mes petits-enfants, écouter attentivement une âme en détresse, lui sourire ou lui tenir la main, écrire sur mon blog. Et… quoi encore ? Beaucoup plus bien sûr. Le cadeau de ce nouveau jour est inépuisable, ce sera l’abondance dans chaque minute !

Lorsque le moment de me lever me tire hors du lit, je vais regarder le soleil se lever. Je ne le vois pas très bien derrière les murs voisins, mais bientôt il les dépasse tous. Je refais alors un voyage imaginaire vers lui. J’aime me sentir en son sein, là où la pollution n’existe plus, là où je crois que des êtres bienveillants résident. Ces habitants du soleil m’acueillent avec bonté et me permettent de rester un moment en leur compagnie. En étant seulement conscience, je participe à quelque chose d’immense, car je suis, pendant quelques minutes, toute la création. Je vis la détresse et la joie des êtres vivants, sous les différentes formes que peuvent prendre ces émotions, suivant qu’elles sont ressenties par un humain, un animal ou une plante. Je vibre de l’existence particulière des pierres et je communie avec les éléments. Ces instant uniques, sont inouis, et pour moi c’est une bonne façon de commencer ma journée.

A la fin du jour, quand mes paupières se ferment, je suis une fois de plus entraînée dans l’ailleurs. Mais avant mon envol, je recommande mon âme à un de mes Grands Frères et je lui recommande mes proches, si jamais je ne devais plus revenir, ils seront consolés et assistés. Moi je m’en irai sans regret, sachant le passage inéluctable et le voyage préparé. Je porterai alors mes regards vers les plans sublimes où je serai attendue pour d’autres expériences enrichissantes en attendant le prochain retour.

Ainsi, que nous soyons ici ou là-bas, il n’y a que renaissance et joie.

Tags:
Feb-11-07

C’est la fin du voyage

Posted by Nancy

Les localités défilent à travers la haie de nimes luxuriants dont le feuillage d’abord jaune-clair tourne au vert dans sa maturité ; un arbre agréable à voir. La mer à notre droite joue à cache-cache avec la végétation et les tournants. A notre gauche, quelques cours d’eau réduits à de minuscules ruisseaux sillonnent sous certains ponts. Certains autres de ceux-là s’obligent à regarder les galets dans les lits vides.

A Montrouis, c’est la cohue des marchandes qui vous envahissent, proposant des fruits ou des légumes. Si on a la vélléité de vouloir acheter un article, les voilà toutes s’agglutinant et exigeant que vous preniez des leurs. Harry se targue de passer maître dans l’art d’acheter à moindre prix et seulement ce dont il a besoin. Nous constatons son savoir car il réussit l’incroyable avec des ti cheri distribués par ci par là. Concilliant tout le monde, il remonte en voiture avec ses bras chargés de fruits. Tandis qu’il discutait le sourire aux lèvres je me demandais comment il pouvait supporter ces femmes piaillant à qui mieux mieux autour de lui !?

Enfin, nous ne sommes plus très loin de Port-au-prince. Encore quelques mètres et notre belle équipée aura pris fin nous laissant de merveilleux souvenirs. Je reçois quelques pamplemousses et une pastèque (melon d’eau chez nous). C’est l’avantage d’accompagner un spécialiste du marchandage. je profite de ses prouesses et de sa générosité sans m’être fatiguée. Merci Harry pour les fruits et de nous avoir servi de chauffeur. Merci à toi Devige pour ton enthousiasme communicative, merci Rudolph pour tes belles photos et ta bonne humeur.
Ce voyage a été un retour aux sources. J’espère que pour vous aussi chers internautes il a été agréable et qu’à travers mes yeux vous avez pu admirer nos paysages, partager notre désolation pour ce qui fut et nos espoirs de voir notre pays redevenir la Perle des Antilles !