Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Sep-21-11

J’ai eu Mon Concert

Posted by Nancy

Il y a de cela peut-être deux ans peut-être plus, j’ai fais le vœu de voir un des arbres du jardin couvert d’oiseaux chanteurs. Pourquoi cet arbre? C’est celui qu’on voit le mieux des fenêtres de la maison, que l’on se tienne à l’étage ou au rez de chaussée..

J’esperais ce concert mais je ne le voyais pas venir, mon manque de foi ne m’en trouvait pas digne. Pourquoi un tel vœu?

D’abord parce que j’aime les oiseaux et j’adore les entendre chanter. Mais surtout je suis convaincue qu’ils sont porteurs de bonnes nouvelles; celles que mon cœur attend…

Et aujourd’hui je l’ai eu mon concert ! Le chant etait si soutenu que je suis sortie réalisant qu’un fait inhabituel se passait au-dehors.  Là, dans mon arbre et sur ses branches, plusieurs oiseaux chantaient ! A ma vue ils n’ont pas arrêté ni ne sont partis. Ils ont au contraire voleté dans mon giron se tenant plus près de moi pour m’offrir leurs chants.

Leurs vocalises m’ont touche le cœur, j’ai souri tout en remerciant. Je me suis dit :

Voila ce qu’obtient la patience et la foi! Je dois absolument acquérir cette foi inébranlable dont parle les Maitres et avec elle j’obtiendrai la patience. Et ce matin la pensée du jour me confirme qu’il y a un moment pour tout, il n’est que d’attendre. Ce qu’un cœur sincère demande il l’obtiendra dans cette vie toujours au bon moment.

Je suis encore émue de cette grâce reçue !

Par contre les perruches de la maison qui ne cessent de jacasser, se sont tues. Complètement… Un silence singulier que j’ai encore du mal à interpréter.

Enfin leur-dis-je :” êtes-vous jalouses de mon concert?!”

Mon coeur cependant a voulu croire que c’etait leur façon d’approuver le concert de leurs congénères à mon endroit.

J’ai saisi le message de ce concert et je suis assuree de voir mes demandes se realiser.

Gratitude ! Gratitude !

Les roses ont également apprécié ce merveilleux moment.

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A travers cette fenêtre d’Astoria, j’admire une vigne vierge décorant la vitre, puis un arbre dont les branches feuillues cachent à demi quelques maisons; pas de gratte-ciel cette-fois. Sur cet arbre, la présence quasi constante d’oiseaux chanteurs en matinée.

Ce matin ils ont reçu la visite éclair d’un écureuil gris. Un bout de cour abandonné offre des fleurs jaunes et des fleurs mauves. Ces fleurs ne s’inquiètent pas de qui les verront; la nature est si abondante qu’elle se contente de donner sans compter. Elles poussent parmi les herbes folles, heureuses de s’épanouir au soleil qui semble vouloir s’installer.

Cette vue quotidienne me comblait jusqu’a ce matin, avant qu’un homme ne décide de tout arracher. Sa machine m’a forcée à mettre la tête dehors pour constater le dégat.

Du coup les oiseaux se sont tus, puis se sont enfuis. Plus de fleurs mauves désormais et les quelques jaunes qui restent,…jusqu’à quand?

Peut-être cet homme a-t-il besoin de planter des légumes ou à son sens de plus jolies fleurs ! Peut-être aussi trouve-t-il ces plantes sauvages de mauvais effet. Bref Il doit sûrement avoir une bonne raison. Et je me dis: ” heureusement que je ne suis pas passée à côté de toute cette beauté si généreusement offerte !”

Au moins j’ai un souvenir dans mon coeur. Je ne l’entretiendrai pas, car il faut savoir avancer sans attache et vraiment vivre au présent. Néanmoins, j’aurai remercié le ciel pour ce bonheur passager.  En vous le décrivant amis lecteurs, je l’aurai partagé et il aura accompli sa mission.

Et il me reste les oiseaux et leurs chants matinaux, il y a toujours compensation.

Bientôt je partirai, je ne saurai pas ce que le bonhomme aura mis dans son jardin, mais, est-ce important? J’irai vers de nouvelles joies toujours prêtes à mon service.

Mon maladroit dessin mettra sa note particulière à ce séjour si enrichissant !

 

Mar-1-11

Les Cris de la Rue

Posted by Nancy

Dès potron-minet comme dirait l’autre, les cris des vendeurs de rue se mêlent aux chants des coqs. Certains sont des hommes émettant une mélopée indéchiffrable ou du moins à mon sens, car les clients savent ce qu’ils proposent.

Je comprends mieux ce que disent les marchandes. Ce sont soient des légumes ou des œufs frais ou encore des fruits. La nouveauté pour moi est de découvrir ce matin l’une d’entre elles proposer un petit déjeuner ambulant ; pain, banane et œuf bouilli dur. Dans une « bak » (plateau) elle promène les composants en modulant une phrase musicale :

« Men pen,fig, ze bouyiiii ! »

Elle répète son mantra en déambulant à travers les rues attirant les acheteurs potentiels. Je trouve formidable cette force de vie qui pousse cette femme à livrer ce substantiel petit déjeuner pratiquement au lit. Tous ceux, sachant compter sur elle, les « pratik »(les clients habituels), peuvent prendre le temps de s’habiller, de faire « repase » (revoir) leurs leçons aux enfants, nettoyer en vitesse leur logis ; car ils ont un souci en moins. Le premier repas du matin les attend pour une modique somme de 25 ht gourdes (l’équivalent de $50cts) ou moins, suivant le change par rapport au dollar américain. Pour une majorité cependant ce sera encore trop cher. Ceux-là se contenteront d’un café et d’un pain « beurré » au mamba (beurre d’arachides) qu’ils trouveront au coin, là ou une marchande offre ce service pour moins cher. La vie dans les rues est intense surtout après le tremblement de terre.

Revenant à la vendeuse de ze payi (œuf du pays), je constate avec bonheur que mes compatriotes malgré leur misère et leur dénuement font encore le bon choix en insistant sur la valeur d’un œuf pondu par une poule saine sans « colorant ni additif » heureuse de chanter chaque nouvel œuf. Tant d’amour dans cet œuf, tant de dévouement et tant de volonté de survivre à tous les déboires ! Mon admiration est sans borne pour ces personnes simples le plus souvent illettrées et analphabètes, mais au raisonnement si judicieux… !

Pour mes lecteurs qui connaissent leur figue, je précise ici qu’il s’agit de la banane que nous autres au pays appelons figue-banane ou figue en plus court. Quand on a mangé un œuf du pays, avec un pain et une figue, on peut tenir toute une matinée avant le prochain repas qui souvent se prendra le soir.

Le  bon côté de la vie haïtienne, c’est de façonner des personnalités à toute épreuve. Ce qui donne la possibilité de tirer profit du milieu et de découvrir mille usages à ce que l’on peut trouver pour survivre et même vivre tout simplement et trouver de la joie à sourire pour accompagner le « bonjou frè », (bonjour frère), « bonjou sè »(bonjour sœur). Leur cœur sait que nous sommes tous de la même famille et c’est cela l’important.

Jun-1-10

Un Appel Significatif

Posted by Nancy

Allo ! Nancy ! C’est toi ! Dieu soit loué ! J’ai espéré ce moment si longtemps !

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées après plus de 20 ans d’absence et de silence !

Gladys mon amie, je n’y croyais plus, et te voilà ! Viennent en foule les souvenirs, nos chants communs, nos activités d’enfants, puis d’adolescentes avant sa disparition presque complète.

Les larmes me coupent la voix tandis qu’au bout du fil s’élève “Sombre Dimanche, ” Une chansonnette d’amour qui nous faisait phantasmer sur le prince charmant bien que cela soit une histoire triste. Nous étions à l’âge où notre éveil à l’amour passait par une phase de tristesse romantique. Nous recherchions les films romantiques comme La Grande Renonciation pour pleurer doucement de concert.

Depuis ces retrouvaillent téléphoniques, nous attendons impatiemment de nous retrouver de visu. Allons-nous nous reconnaître? Nous avons sûrement changé depuis nos 16 ans !

Enfin, faisons confiance à nos coeurs, notre amitié nous guidera certainement l’une vers l’autre. On a bien raison de dire qu’un ami ou une amie est une personne unique et dont la relation va au-delà des différences.

Dec-21-09

Papa Noël

Posted by Nancy

Chez nous en Haïti, le célèbre vieillard se nomme Papa Noël. Dans mon enfance tout le monde croyait en son existence dans tous les milieux, même les plus défavorisés.

Depuis quelques années la grande question est : Le Père Noël existe-t-il? Ou encore:  Faut-il dire aux enfants que les cadeaux viennent des parents?

Je me rappelle de mes Noëls fraternels, faits de partage et de joie pure ! Quel émerveillement ! Ces moments sont inoubliables. Même maintenant je revis ces instants de bonheur sitôt que la date du 25 décembre approche. Je ressens un frémissement identique à ces temps-là.

Je plains ceux qui se sont privés de cette féerie, je plains aussi ceux qui ont permis qu’on la leur enlève.

Je me souviens du grand chagrin de mon fils de six ans quand son oncle lui cria :

Ki afe papa nowel saa ? (c’est quoi cette affaire de Papa Noël? )

Il me dit :

Je crois que si Papa Noël n’existe pas, rien ne vaut plus rien pour moi.

Et moi de lui répondre :

Si tu y crois, c’est vrai pour toi.

Chacun a ses croyances et ses valeurs, pour toi Papa Noël existe et c’est très bien ainsi.

Je n’avais pas compris la réaction de cet oncle face à un petit enfant mais les jours ont révélé une âme tourmentée, désabusée, plus à plaindre qu’à condamner.  Il n’a pas su être heureux des joies qui s’offraient à lui. Il est passé à coté de sa vie.

Mon fils lui, alimente en lui l’émerveillement de l’arbre décoré,( chez nous c’était plutôt du buis) de la découverte des cadeaux, de l’ambiance particulière et des chants spéciaux appelant encore cette précieuse présence qui nous a tant donné !

Ses enfants perpétuent la grande joie de Noël léguée par ma mère, qui l’avait elle-même reçue de sa mère et que je me suis efforcée de garder vivace pour les miens.

Il y a autant de joie pour les parents que pour les enfants. Que de stratégie pour garder le merveilleux! Que de bonheur en enveloppant les cadeaux! On jouissait par avance des cris de joie qui accompagnaient les cadeaux frénétiquement déballés!

Si les voeux étaient satisfaits c’était encore plus extraordinaire, néanmoins l’arrivée mystérieuse des cadeaux leur ajoutait un rien d’indéfinissable qui les conservait comme de précieux souvenirs !

Mais avant la distribution, la famille se réunissait autour du dîner familial, celui-ci précédé de la petite fête offerte à nos camarades de jeux du quartier.

Nous prenions un moment pour prier avant d’aller au lit. Plus tard, la messe de minuit avec ses chants grégoriens et son Minuit Chrétien rappelait aux aînés que l’Amour s’était incarné sur terre et qu’Il y est toujours malgré les apparences.

Noël est une fête du coeur, et seuls ceux qui savent l’écouter peuvent en comprendre tout le charme.

Je souhaite à chacun, le plus beau, le plus merveilleux des présents : La Joie de Noël. Que chacun puisse entretenir leur plus belles croyances sans se soucier de la mode, des opinions ou de se montrer pragmatique.

Papa Noël viendra à eux

A Noël, un rien bien emballé et cela suffit, les grandes dépenses ne procurent pas forcément de grandes joies, il faut savoir communiquer, il faut savoir ressentir et recevoir.

Aug-7-09

Deux moments de la journée

Posted by Nancy

Ce matin, alors que l’aube blanchit les étoiles, une, persiste à briller dans la direction opposée à Vénus. Notre étoile du matin a donc une compagne à l’Ouest aussi brillante qu’elle, mais un peu plus lointaine. Est-ce un nouvel astre? Pouruoi ne l’ai-je jamais vu auparavant ?

Avec la lune qui a changé sa façon d’aborder ses quartiers, cette nouveauté de plus dans le ciel me confirme des changements certains sur lesquels je m’interroge, sans obtenir de réponses vraiment satisfaisantes.

Une clarte insolite m’attire au-dehors. Il est 5 heures pm. Une lumière dorée s’installe tout autour, colorant les choses et les gens d’une douce tiédeur. C’est une expérience nouvelle pour moi a ce moment du couchant, et dire que je suis tres attentive à mon environnement qu’il soit immédiat ou non !

De plus, les rossignols qui préfèrent chanter le soir commencent leur concert alors que le soleil se pointe et sont plusieurs à se renvoyer des trilles.

L’or fondu qui se répand dans l’air au premier moment du couchant s’accompagne aussi de chants d’oiseaux dont j’ignore les noms.

La Nature se prépare à nous surprendre plus qu’elle ne le fait maintenant; je crois que j’ai envie de participer à ce qu’elle veut offrir.