Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Ici, je partage avec vous mes amis les moments merveilleux que j’ai vêcus en Provence-Côte Sud. A Fonbelle où j’étais logée, la nature a comblé chacun de mes pas en m’offrant des fleurettes variées en couleurs et en tailles. Je me suis émerveillée ! Mais, au contraire des autres fois où je m’empressais de cueillir fleurs et feuilles  à mettre dans les pages de mon cahier, ma main est restée sage. J’ai laissé ces fleurs vivre pour en enchanter d’autres. Qu’ils recoivent eux-aussi tous les bienfaits qui émanent de ces créatures silencieuses, dont pourtant le langage chaleureux s’adresse directement à l’âme.

Quand vous arrivez dans ce lieu de délices, vous tirez à vous la corde de la cloche suspendue à l’entrée et vous recevez l’accueil de deux êtres exceptionnels : Solange et Alexandre les propriétaires.

C’est comme quand on laisse la maison et qu’on y revient.

Le “gîte et le couvert” ont le goût de leur amitié offerte sans contrainte à chacun. Ici, la famille humaine s’aggrandit sous l’égide du chèvrefeuille odorant.

A la Chevèche toujours en Provence, en Graveson chez Nelly Grosjean ici tous mes sens ont été éveillés au contact des huiles essentielles et mes corps ont retrouvé leur harmonie un instant perturbée par quelques soucis.

Avec une vingtaine de personnes, surtout des femmes(seulement quatre hommes) les effluves agréables, guérisseuses et parfaites ont accompli leur oeuvre de bienfaisance en la personne de Nelly notre instructrice.

Chaque moment était abondance. D’abord l’accueil du groupe dont j’étais la seule étrangère. La gentillesse d’un couple, Dominique et Georgette qui m’ont voiturée durant tout le stage étant eux aussi à Fontbelle. Cela ne leur donnait nullement l’obligation de m’offir leur voiture.

Les hydrosols  bus à chaque instant, rafraÎchissaient l’organisme tout en y remettant de l’ordre. La nourriture crue prise en commun nous initiait à cette nouvelle façon de manger. Je vous laisse découvrir ses saveurs ici Mon coeur tout au long de ce séjour d’enseignement a été rempli. Maintenant il déborde tout autour de moi laissant dans mon sillage du bonheur à tous ceux qui en veulent.

Je suis chèvrefeuille, clémentine, sauge, lavande, lavandin, rose, seringa, thym, serpolet, menthe, basilic, armoise et géranium, disposée à distribuer à profusion et à transmettre.

Marie-Louise, Jean-Marc, Louis et Auguste sont ceux qui m’ont reçue avec leur coeur à Saint-Mître les Remparts. Cadeau, fleur, bouillabaisse et champagne, tout y était sans oublier les longues promenades sous le mistral, gentil quand même ce jour-là, et les conversations enrichissantes.

J’ai tout de suite senti que je les connaissais depuis toujours.

Je vous montrerai bientot les photos de mes amis et vous aussi pourrez recevoir leur sourire.



Dans la pureté de la nuit, une musique vit, palpite tout doucement, elle vient de loin. Les notes se tiennent sur la pointe des pieds d’abord, puis brusquement elles courent, elles envahissent l’air. Quelle est cette musique ? Symphonie céleste ou terrestre ?

De son lit, l’enfant écoute, elle en perçoit chaque mouvement, son coeur frémit, réveillé par les sons. Cette aubade inopinée la ravit

Les parents auraient dû sortir réveillonner, laissant les gosses, trois garçons et une fille, à la garde d’une vieille amie. Ce devait être une soirée toute simple où jusqu’à neuf heures, on écouterait chanter la si jeune vieille. Elle connaissait tout un répertoire de romances désuètes mais jamais démodées. La fillette en profiterait pour copier les paroles sur un cahier d’écolier. Les comprenaient-elle seulement ? Peut-être que non, trop jeune encore ! Peut-être que si, l’amour n’a pas d’âge puisque c’est l’âme qui aime. Cette soirée commencée comme une banale soirée, s’acheva en apothéose.

Que se passa-til pour que le programme change ? Personne ne sut. Une fée a dû vouloir faire un cadeau à la petite fille, sachant d’avance que ce serait son unique trente et un décembre ! Le père sortit de son côté, de l’autre, la mère, les enfants et l’amie. La magie commença.

Les valses se succédaient dans la maison, mais c’est dans la rue qu’elles se valsaient. La rue déserte était salle de bal idéale. On tournoyait, on tourbillonnait champagne aidant; on riait, on s’amusait, tout l’espace était à eux