Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Feb-22-07

Sur le Puilboreau en Haiti

Posted by Nancy

Sur un des versants du Puilboreau à l’entrée de Chatard

Les maisons sont frileusement enveloppées de brume, car le soleil n’est pas encore là sur la montagne. Ceci est encore un paysage capté lors de mon voyage de retour du Cap-Haïtien que j’ai eu le bonheur de vous relater dans mes précédents posts.

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Feb-10-07

La cour fleurie d’Henry

Posted by Nancy

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Voici où nous passions nos moments libres durant notre séjour au Cap-Haïtien. La maison de mon frère Henry est située en fait en dehors de la ville pas trop loin de l’entrée de la Plaine du Nord, petite localité très connue pour son Saint patron Saint Jacques que l’on fête le 25 juillet.

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Feb-8-07

Vue sur la route du Cap-haitien

Posted by Nancy

De la route vous voyez ce splendide paysage, vous transportant dans un monde idéal. Profitez-en pleinement. Avec les amitiés de Nancy.

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baie de Camp-Louisebougainviller

Voici les photos promises dans mon récit du voyage au Cap-Haïtien. Admirez ces couleurs exceptionnelles de notre ciel au couchant ! Ça c’est aussi Haïti, et cette beauté est intacte. Le bougainvillier quant à lui est partout nous donnant la preuve que la nature est de notre côté. Dans notre misère et notre dégradation il est présent pour nous égayer et nous rafraîchir la vue.

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Feb-5-07

traversant la plaine de l’Artibonite

Posted by Nancy

Une certaine clarté nous tire du confort de notre lit. Il est six heures, mais en cette saison le soleil est tardif. Rudolph, Harry et Devige doivent être au travail à l’heure. Il ne s’agit donc pas de trainailler. Je suis la seule à pouvoir jouir de mon temps à ma guise. Après trente ans et plus d’une carrière d’enseignante, à m’occuper de gosses souvent difficiles, je pense mériter cette détente me permettant de m’adonner à l’écriture. C’est une occupation enrichissante et somme toute pas tellement éloignée de l’enseignement.

Sept heures quinze, petit déjeuner expédié, nous laissons Gonaïves. Devige est ravie de pouvoir circuler en plein jour dans les rues empruntées. Mais le spectacle de la ville n’est pas beau. Après plus de deux ans depuis les terribles inondations dont elle a été victime lors du passage de “Jeanne” le cyclone, les réparations tardent encore et les travaux d’assainissement s’étirent, s’étirent… peut-être engourdis par le soleil implacable de notre semi désert. Gonaïves est une oasis au milieu de la Savane Désolée, cependant au contraire des autres il n’y a pas de palmiers. Des dattiers autrefois avaient donné leur nom à la grande avenue reliant la ville à la route nationale vers le Cap-Haïtien, mais il ne reste d’eux que le nom. Le décor offre pourtant au lieu des fleurs de cactus inondés depuis, des fleurs humaines fraîches et coquettes dans leur tenues nettes, marquant la volonté de survivre. Je suis toujours heureuse d’admirer les tenues vestimentaires défiant la crasse des rues.

Les travaux de réfection de la route se sont arrêtés faute de fonds dit-on. Néanmoins, ce qui a été fait permet à notre véhicule d’avancer assez rapidement. De nombreux bus de transport public nous dépassent, des voitures privées aussi. L’activité est intense sur cette route. Le soleil a rattrapé son retard pour chauffer les rizières neuves prometteuses d’une bonne récolte. De chaque côté de la route un beau tapis de soie verte invite à la paix et à la gratitude. La vie est toujours présente, active et généreuse. Des poules d’eau accompagnent les boeufs placides enfoncés dans l’eau des plantations. Ces oiseaux blancs font partie du paysage depuis toujours. Ils débarrassent les ruminants de leur tiques suçeuses et grapillent là où ils les trouvent, des grains de riz. A la tombée du jour, ils partent en bandes serrées en un grand vol silencieux, vers leur demeure, inconnu de nous. Au matin ils refont leur apparition au grand plaisir des boeufs impatients de les accueillir. Le ciel matinal ou vespéral de la plaine de l’Artibonite teinté des couleurs spécifiques de ces moments du jour est donc toujours parcouru par ces poules d’eau immaculées, tandis que les canaux bordant la route laissent admirer ces sortes de nénuphars bleu-violet s’épanouissant dès le mois de mai.

( A suivre)

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Feb-3-07

Arrivee aux Gonaives

Posted by Nancy

Nous aurions pu arriver plus vite dans la ville, mais nous suivions un ami fatigué conduisant un vieux tacot pas tout à fait en bon état. Il serait de notre devoir de l’assister en cas de besoin. Mis à part ce service consenti avec joie, nous n’étions pas pressés non plus, heureux de renouer avec cette route montagneuse aux points de vue si beaux!

Dès notre entrée, une bande carnavalesque gigantesque nous cerna. Elle n’avait aucune intention de nous laisser passer, s’autorisant des droits entiers sur la route. A cette période de l’année, le carnaval est roi, et sa présence dans les rues, non négociable. La foule se trémoussait au rythme des tambours que nous entendions un peu feutrés au travers de nos vitres fermées. C’était une nécessité de les garder telles, pour ne pas subir la nuée de poussière soulevée par les pieds des danseurs en transe. Surtout que notre véhicule se mouvait presque au point mort. Après trente minutes de foule, de bruit et de poussière, nous pûmes enfin nous libérer.

Mon indifférence face aux danseurs m’étonna. Quand avais-je divorcé d’avec le carnaval? Je ne sais plus moi-même.
A la maison, un repas chaud et sympatique nous attendait malgré l’affirmation de chacun de ne pas vouloir souper après les agapes copieuses du Cap-Haïtien. Les accras croustillants à l’air si appétissant nous firent craquer pour notre délice. Jacqueline, mon amie de longue date, notre hôtesse empressée, se réjouit de notre accueil si gourmand.

Nos lits protégés par des moustiquaires rassurants, complétaient avantageusement nos besoins. Notre sommeil sera réparateur.( à suivre)

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Jan-30-07

continuons notre voyage capois

Posted by Nancy

Me revoici à l’aéroport du Cap-Haïtien accueillant mon ami Rudolph qui vient comme moi faire un travail particulier dans la ville. Il se coince à l’avant de la pick-up que j’ai pu nous trouver pour le récupérer. En route, je lui fais un bref compte-rendu de ma première journée, puis nous nous préparons à l’interview radio devant avoir lieu dans une demi-heure, c’est à dire à 4h pm.

A la radio, c’est l’enthousiasme complet. Beaucoup d’éditeurs posent des questions en direct sur les sujets ésotériques et spiritualistes qui constituent la trame de l’émission. Certains sont même venus sur place rencontrer l’invité spécial d’antenne-Jeune, de radio Maxima. Rudolph est intarissable et nous deux sommes bien contents que le milieu capois puisse montrer un si grand intérêt aux choses de l’esprit dans le domaine de la spiritualité. Cependant, après une dure matinée cahotée et ballottée dans les transports publics je n’étais plus bonne à rien après plus d’une heure d’entretien. Il me tardait de rentrer chez Henry, mon frère, qui nous offrait son hospitalité, pour manger, me laver et me reposer. Mon désir de bien-être fut mis à l’épreuve car nous dûmes patienter fort longtemps pour combler nos besoins légitimes. Une panne importante obligeait Henry à se procurer un autre véhicule et pour cela attendre celui d’un ami. De plus ma nièce tenait à une séance de cinéma, que je trouvais incongrue, vu les circonstances, mais à laquelle nous dûmes nous plier. Il fallait attendre la fin du film ne pouvant la laisser et la maison étant à plusieurs kilomètres de la ville.

Dans un premier temps, des oranges juteuses apaisèrent partiellement notre faim devenue cruciale entre temps. La petite marchande de douze ans épluchait avec compétence les fruits démandés. N’allait-elle donc pas à l’école? Ou était-ce une activité post-scolaire? Elle avait l’air neutre d’une personne ne pouvant plus s’étonner de rien. Rudolph lui offrit la somme pouvant lui permettre de s’acheter une autre cuvette pour contenir ses oranges, car la sienne menaçait de se fendre complètement. Elle remercia sans chaleur bien qu’avec sincérité. A mon avis, la lassitude et le découragement avaient eu raison d’elle. Devra-t-elle remettre l’argent à quelque sévère marâtre?

A sept heures du soir, le ventre toujours creux et les oranges largement digérées, nous atteignons enfin le cabinet d’Henry où ma belle-soeur avait eu la lumineuse idée de nous faire apporter notre repas. Dégustant du poisson frais accompagné de notre riz et pois national nous jouissions de la lune montante et d’une bonne brise vespérale. En guise de dessert, nous eûmes des cacahuètes grillées et chaudes et des bonbons à la menthe. C’est un mélange que nous faisons souvent chez nous en Haïti . Rassasiés, nous devisions calmement attendant ma nièce Audrey. (A suivre)

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