Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Apr-28-13

Nos Saisons en Haïti

Posted by Nancy

 

 Chez nous, la fête de l’indépendance

Rime avec cadence,

Puisque sitôt fêtée

Surviennent les carnavaliers.

Ce qui serait l”hiver ailleurs

Est ici le défilé des couleurs.

Pâques triomphants

Font résonner

Les tambours

En guise d’olifant

Pour rassembler

Les “Raras”avant les labours.

Le printemps ainsi se manifeste.

Avec les pluies,

Abondance de fruits

Dégustés au bord des rivières

Qui renaissent enfin !

Certains lendemains

Croulent sous la boue et les pierres

Secoués par les vents

Violents

Des cyclones virulents !

Ces états désastreux

Sont au creux

De nos étés,

En alternance

Des jours heureux

Où la chaleur

Fait jubiler les coeurs.

Sous les tonnelles,

De grisantes danses

Traditionnelles

Attirent les citadins

Renouant avec les joies agrestes

Des fêtes champêtres,

Tout en entonnant les refrains

Des ritournelles.

Puis, le pays tout entier

Prépare de l’école la rentrée :

Produits des récoltes vendus

Dollars de la diaspora reçus.

Et voilà abordé notre automne.

Il est peut-être 2h du matin, je ne m’inquiète pas de savoir l’heure. La rue est déserte, les trains se rarefient. Cependant même vides,  ils continuent de passer. C’est ainsi que j’ai pu observer un unique voyageur descendant de l’un d’eux. Il est étrange dans ce décor vide où les feux de la rue continuent inlassablement de réglementer une circulation inexistante.

Dans le ciel, la lune à son dernier quartier avant qu’elle ne soit pleine, prend son temps pour achever son cycle. Une brume partielle cache les building d’en face tout en mettant une note de mystère dans le décor. Une paix m’envahit et une pensée de gratitude me vient à l’âme. La beauté  du moment, éclairé par la lune, me fait penser que partout dans le monde, la nature met sa touche personnelle pour nous réjouir le coeur.

A 3h heures , j’ai regardé le réveil pour vérifier la cadence des trains à cette heure, un train s’avance, déchargeant une douzaine de personnes. Est-ce des couche-tard puisque nous sommes au vendredi? Est-ce des employés rentrant finalement chez eux? Je m’amuse à trouver de multiples raisons à leur présence tardive sur le quai. Mais en définitive ne sommes nous pas à New-York où la vie se ralentit à certaines heures mais ne s’arrête jamais !?

Quand enfin je retrouve mon lit, il est déjà presque 4 heures et les activités de la rue reprennent…

Néanmoins j’ai vécu une formidable expérience qui valait vraiment la peine de raccourcir ma période de sommeil.