Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Dec-30-12

Un autre aspect de l’arbre d’Astoria

Posted by Nancy

Mon compagnon du printemps

S’est dépouillé complètement.

L’hiver s’installe en ce moment.

Quelques écureuils plus courageux

Fréquentent encore le bois nu,

Cherchant peut-être un grain perdu

Ou tenant compagnie aux oiseaux frileux.

Les branches désolées se balancent au vent,

Le gazon encore vert à son pied

Lui garde l’espoir de se réveiller

Encore feuillu et verdoyant.

Cette certitude porte cette année

Un message exaltant,

L’Ere a changé !

Au retour du printemps,

Les coeurs seront vibrants

Pour accueillir un paysage

Qui semblera le même

Mais qui aura un autre visage

Disant à chacun: aime, aime aime!

May-11-11

Sur l’arbre d’Astoria

Posted by Nancy

Sur cet arbre devant moi,

Un écureuil un peu sournois.            

Sur une branche, un peu plus haut

Un oiseau.

Il chante en continu

Des notes ingénues.

Duo charmant

Offert librement

Par cette fenêtre généreuse

Bien que poussiéreuse.

Tant il est vrai que la notion

De perfection

Est très relative

Et souvent restrictive.

Car cette vitre un peu brumeuse

M’offre des heures heureuses,

Comblant mon coeur

De douceur.

 

 

 

 

A travers cette fenêtre d’Astoria, j’admire une vigne vierge décorant la vitre, puis un arbre dont les branches feuillues cachent à demi quelques maisons; pas de gratte-ciel cette-fois. Sur cet arbre, la présence quasi constante d’oiseaux chanteurs en matinée.

Ce matin ils ont reçu la visite éclair d’un écureuil gris. Un bout de cour abandonné offre des fleurs jaunes et des fleurs mauves. Ces fleurs ne s’inquiètent pas de qui les verront; la nature est si abondante qu’elle se contente de donner sans compter. Elles poussent parmi les herbes folles, heureuses de s’épanouir au soleil qui semble vouloir s’installer.

Cette vue quotidienne me comblait jusqu’a ce matin, avant qu’un homme ne décide de tout arracher. Sa machine m’a forcée à mettre la tête dehors pour constater le dégat.

Du coup les oiseaux se sont tus, puis se sont enfuis. Plus de fleurs mauves désormais et les quelques jaunes qui restent,…jusqu’à quand?

Peut-être cet homme a-t-il besoin de planter des légumes ou à son sens de plus jolies fleurs ! Peut-être aussi trouve-t-il ces plantes sauvages de mauvais effet. Bref Il doit sûrement avoir une bonne raison. Et je me dis: ” heureusement que je ne suis pas passée à côté de toute cette beauté si généreusement offerte !”

Au moins j’ai un souvenir dans mon coeur. Je ne l’entretiendrai pas, car il faut savoir avancer sans attache et vraiment vivre au présent. Néanmoins, j’aurai remercié le ciel pour ce bonheur passager.  En vous le décrivant amis lecteurs, je l’aurai partagé et il aura accompli sa mission.

Et il me reste les oiseaux et leurs chants matinaux, il y a toujours compensation.

Bientôt je partirai, je ne saurai pas ce que le bonhomme aura mis dans son jardin, mais, est-ce important? J’irai vers de nouvelles joies toujours prêtes à mon service.

Mon maladroit dessin mettra sa note particulière à ce séjour si enrichissant !