Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Apr-13-13

Rire d’Enfant

Posted by Nancy

Des notes cristallines

Fusent, spontanées !

Une voix caline

Vient succéder

Au grelot argenté

D’un rire enfantin.

C’est un charmant lutin !

Un être innocent

Dont on ne peut encore compter

Les ans.

Le revoilà qui rit

Mon coeur est pris,

Je suis captivée

Par la fée

Qui naît de ce rire,

Ses ailes diaphanes

Ont frôlé

Mon sourire,

Sa robe de cellophane

a filtré

La lumière dorée que mes yeux ont reçu

A leur insu.

Et, là, mon rire a fusionné

Avec celui de l’enfant.

En moi s’est réveillé un ami :

L’enfant endormi

Depuis trop longtemps.

Que nos petits, si attachants,

Continuent de rire

Afin que le nôtre puissent retentir

Mar-7-13

Semaine de l’amitié

Posted by Nancy

Je ne sais qui a eu l’idée d’une semaine de l’amitié cependant j’apprécie pleinement l’initiative car l’amitié est un noble sentiment et une bénédiction pour qui partage son amitié, à ne pas confondre avec une relation amicale ou une amicale sympathie envers une personne.

Par le biais de ce blog je voudrais souhaiter à mes lecteurs et lectrices de rester fidèles à leur ami ou amie s’ils en ont déjà un ou une et je leur souhaite de pouvoir bénéficier de cette grâce si tel n’est pas le cas.

Dec-4-12

Un Oiseau Different

Posted by Nancy

Il était une fois deux enfants, deux garçons charmants, Kristofer et Xavier. Ils désiraient un animal familier, mais obstinément les parents le leur refusaient n’ayant pas la possibilité d’en prendre soin, sachant que sitôt l’exhaltation du premier contact passée, tous les soins leur retomberaient sur le dos.

Finalement la grand-mère trouva un compromis: on leur offrira des oiseaux. La mère acquiesca, aimant beaucoup les oiseaux. Ainsi un couple de perruches jaunes vinrent agrandir le cercle familial. La femelle de Kristofer se prénomma Snowy le mâle de Xavier Floffy..

Pendant cinq belles années les enfants s’amusèrent avec les oiseaux, les laissant voleter à travers la maison, les sortant, les nourrissant. Puis l’attrait s’émoussa, d’autres intérets les gardèrent plus occupés. Cependant de temps en temps ils s’approchaient de la cage pour signifier aux petits êtres qu’ils êtaient toujours aimés.

A la fin de cette cinquième année, Snowy pondit un oeuf qui passa inaperçu, le lendemain elle s’apprêtait à en pondre un second quand la grand-mère découvrit le fait. Alors ce furent des cris de stupeur, de joie, d’interrogation de la part de quelques amis venant en visite et des enfants eux-mêmes.

Etait-ce trop d’attentions du public,ou un inconvenient de santé on ne le saura pas, car l’oeuf ne put sortir et resta accrocher à la femelle. Visiblement en souffrance on l’emmena chez le vétérinaire. Ce dernier du couper pour la débarrasser mais elle en perdit la vie avec passablement de souffrance avant.

Le mâle voyant sa compagne souffrir avait fait tant et si bien qu’il avait attiré l’attention du père qui à ce moment prit l’initiative de chercher du secours. Depuis cet incident ils étaient devenus des amis. Quand l’humain s’approchait de la cage, l’oiseau lui tendait le bec ou sifflait.

Floffy ne se consolant pas, on lui chercha une compagne. Celle-ci fut blanche avec une tache bleue au dos. Cette différence expliqua peut-être la difficulté des débuts, car l’adaptation fut assez difficile en dépit du même prénom que Kristofer lui choisit.

Quand on pensa le contact établi, on s’étonna des criaillements et des chamailleries quasi permanents et on pensa à des jeux amoureux…Un nid fut alors ajouté. Mais il ne se passa rien…

Kristofer qui avait souffert de la perte de l’ex Snowy fut plus attentif désormais au bien-être du second; c’est ainsi qu’un beau jour il lui découvrit une grosseur à la poitrine. Le diagnostic fut alarmant: une tumeur inopérable!

Kristofer se révolta à l’idée de perdre son amie ailée, il décida de la soigner lui-même et de prier. Deux fois par jour, il lui mit du gel de silicium, la tumeur se résorba après quelques jours et l’oiseau s’arracha les peaux mortes jusqu’à complète guérison.

Deux ou trois mois s’écoulèrent, le couple se chamaillait toujours, les cris parfois étaient stridents mais on pensait que c’etait leur façon d’être ensemble.

Un matin on trouva le corps de la femelle sans vie. Elle était partie sans que personne ne lui soupçonnât un malaise quelconque.

On s’attendait au désespoir de Floffy mais curieusement il fut indifférent et même heureux pourrait-on dire.

Et voici le constat qui fut fait découlant de ce comportement auquel on ne s’attendait pas:

Le mâle était attaché à sa première compagne jaune comme lui, les cris et les coups de becs qu’on prenait pour des jeux amoureux étaient en fait de l’hostilité. Cette femelle blanche n’a jamais était acceptée.

Depuis sa solitude, Floffly s’était inventé une compagne en se regardant dans son miroir. Désormais il se parle, il s’amuse et il est heureux en passant le plus clair de son temps s’admirant et croyant être deux.

Quand il doit accompagner la famille dans une cage plus petite sans miroir, il se tait et ne mange ni ne boit.

C’est donc un oiseau avec des sentiments humains: fidélité, et négation de sa situation psychologique.

Cette histoire commencée comme un conte n’en est pourtant pas un.Cependant sa curieuse atmosphère le rattache au merveilleux.

Si Floffy reçoit une compagne jaune, arrêtera-t-il de se mirrer? ou rejettera-t-il cette autre femelle, même jaune? (à suivre).

 

Oct-17-12

La Lune D’Hécate

Posted by Nancy

 

J’étais aux Gonaïves  il y a quelques jours, un matin très tôt, je suis sortie pour admirer le ciel comme j’aime souvent le faire et là, mon cœur s’est dilaté! J’ai écris ce poème que je partage avec vous mes amis du net, espérant que vous y prendrez plaisir et surtout que la lune d’Hécate aura livré son message.

Lune d’Hécate,

Paraissant ce matin,

Si délicate

Sous les tendres rayons,

Que cache ce pâle teint

Que redoute l’alcyon?

Ne dit-on pas que tu es

Héraut de la déesse

Quand sur l’horloge du temps

S’inscrit le mot, fin?

Alors vient la promesse

D’autres lendemains

Car Venus dans ton sillon

Parle ainsi aux croyants:

“Soyez calmes, soyez quiets,

Le mortel tourbillon

S’éloignera de vous.”

Tu amènes la mort

Précédant la naissance

Du brillant âge d’or,

Période d’excellence

Où l’amour croit-on

Sera au rendez-vous,

Dans chaque cœur, comme un don.

Mais, vivant au présent

Avec Venus radieuse,

Je souris au croissant

De lune, heureuse.

Jun-11-12

Un Petit Bonjour/Bonsoir

Posted by Nancy

Mes chers Amis,

Un petit mot pour vous assurer de mon amitié et de mes meilleures pensées, je suis passablement occupée ces jours-ci et n’ai pas le temps d’écrire mais je ne vous oublie pas.

Dans la joie et la paix

Nancy

May-20-12

Mon Amie

Posted by Nancy

Nous nous sommes vues et nous nous sommes senties assez différentes pour ne point nous entendre. Bien que partageant la même association nos vues divergeaient de beaucoup. Pourtant, un jour nous nous sommes découvertes avec ce qui nous avait rapprochées…

Les discussions étaient longues parfois avec un point d’entente mais souvent nous nous laissions sans rien résoudre. Nous avons appris à nous connaitre et à nous enrichir de nos différences, nous pouvons nous voir telles que nous sommes sans vouloir nous changer l’une l’autre, le chemin a été long et parfois pénible, cependant il valait la peine que nous le fissions ensembles.

Aujourd’hui je ne compte pas les années de notre amitié mais le temps qui nous est imparti pour continuer à cheminer et nous faire du bien, puisque tu es malade et sans espoir d’une guérison.

Ton calme apparent devant ton imminente issue me transmet un réel calme. Je m’explique, je dis apparent parce que je sais que tu te soucies de tes enfants et d’un en particulier. Tu as parfois de la peine à savoir que bientôt tu ne verras plus les tiens sur ce plan et ils ne comprennent pas que tu sois prête à partir, mais l’es-tu ? Peut-être oui certains jours et non à d’autres, bien sûr c’est mon cœur qui me le dit car tu ne l’exprimes pas avec toutes tes interrogations et ta souffrance et ton acceptation dans un cas si difficile pour nous humains.

Mais à t’entendre me parler aussi simplement de ta maladie et de ses conséquences je sens que tu m’apprends à mourir ce qui est une grande grâce puisque nous sommes tous appelés à cette fin inéluctable. Je suis donc calme et je me dis «  encore un cadeau de mon amie ».

Car tout ce que j’ai reçu de toi m’est précieux car renfermant ton intention de me faire plaisir. Pour moi c’est le sens du vrai cadeau.

Je me surprends à utiliser la vaisselle, ou la cafetière ou la brosse de douche ou les vêtements offerts avec cette pensée affectueuse qui les accompagnât et de me dire, » des souvenirs de mon amie » sans aucunement être triste.

Je ne suis plus triste car je préfère que tu partes sans souffrir que traîner atrocement ; voilà pourquoi à chaque fois que je te suis agréable en te cuisinant ce que tu aimes et en t’écoutant t’exprimer sur ta maladie sans barrage de mes propres opinions, je suis contente

Ce texte que j’écris sur « word » suit les techniques que tu m’as apprises, j’aurai donc toujours une occasion de ramener ton souvenir, mais je sais que je le ferai sans regret en sachant que tu es bien, en paix et sur le sentier qui est tien.

La prochaine fois nous commencerons notre relation plus tôt ayant déjà fait les premiers pas dans cette incarnation.

C’est une grande joie d’avoir cette conviction de la continuité de la vie éternelle et de nos retrouvailles c’est une consolation et un courage pour accepter que ceux que nous aimons peuvent choisir de partir avant nous

En attendant carpe diem est la vraie voie.

 

 

Feb-16-12

Un souper mémorable !

Posted by Nancy

Y a-t-il encore des mets si rares qu’ils resteraient comme un souvenir mémorable? Parlant de souper, la première question qui vient  l’à esprit est de savoir quel a été le menu. Cependant mes propos ici ne concernent pas du tout les plats dégustés.

S’agirait-il d’un événement douloureux, d’une dispute ou autre désagréable situation qui nous restent trop longtemps en mémoire!?

Nous avons tendance à ne ressasser que les mauvais souvenirs, nous nous refusons à la joie et au bonheur et nous nous complaisons dans le rôle de victime !

Et bien cette fois vous n’y êtes pas , non pas du tout. Je veux vous relater un souper inattendu de la Saint Valentin.

En partant au travail ce matin après nos échanges de vœux, ma belle-fille me demande de cuisiner quelque chose de spécial pour marquer le jour.

Je ne voyais pas trop ce qui pourrait être spécial au menu et à tout hasard j’ai pensé  à du poisson et à des écrevisses. Ce n’était pas des mets rares, cependant je me creusai la tête pour les accommoder d’une façon différente qui plairait à tous.

Vers midi je reçois la visite d’une amie et je lui offre de lui cuisiner quelques écrevisses et une banane plantain mûre, ce qu’elle accepte gentiment. J’étais si contente de la recevoir! Elle m’a initiée dans le maniement de “word” pour me faciliter les mises en pages de mes écrits futurs; et nous avons causé.

Quand elle fut partie, je me suis mise à demander l’inspiration et elle est venue. Elle vient toujours quand j’en fais la demande !

A six heures de l’après-midi, j’apprends que des invités seront là ce soir. Ce sont des amis du quartier Sabine et Vladimir avec leur fille Satine; cependant il me faut compléter le menu et augmenter les doses bien que Sabine ait pensé à apporter des écrevisses également et du vin.

L’inspiration toujours agissante, je confectionne un menu à l’air appétissant et, aidée de nos amis, nous dressons la table pour nous changer des buffets et du “self-serve” à même le four.

C’est en prenant place autour de la table que nous avons senti ce courant d’affection qui nous liait en ce jour où le monde fête l’amour.Spontanément Sabine a voulu prier pour remercier. Une prière émouvante dans sa simplicité. Je vous la rapporte ici.

Bon Dye, nou di ou mesi pou chans ou ban nou pou nou mange ensam jodi-a. Se yon gras espesial. Nous mande ou benediksion pou sa ki pa la avek gras pou yo ka mange tou. Mesi pou fe nou konpran chans nou. Amen

(Dieu,nous te remercions pour la chance que tu nous donnes de manger ensemble aujourd’hui. C’est un moment privilégié. Nous te demandons de bénir ceux qui sont absents et de leur faire la faveur de trouver à manger. Merci de nous éclairer sur notre bonheur de maintenant. Amen.)

La prière dite et les assiettes servies nous étions dans l’ambiance chaleureuse qui compléta agréablement la nourriture trouvée excellente.

Il n’y avait pas de dessert car on n’a pas eu le temps d’aller en acheter un, ni d’en faire, le souper étant décidé tardivement.

Mais je vous assure que dans le cœur de chacun ce souper restera un souvenir mémorable. Ce fut une des plus belles fête de la Saint Valentin que j’ai eue.

Je n’ai pas essayé d’analyser ce qui a fait de cette soirée un moment inoubliable. Mais je crois qu’elle nous a permis de nous rendre compte de notre connexion en tant que famille humaine et divine. nous avons été à l’essentiel sans concertation. Peut-être est-ce toute la différence.