Allo ! Nancy ! C’est toi ! Dieu soit loué ! J’ai espéré ce moment si longtemps !
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées après plus de 20 ans d’absence et de silence !
Gladys mon amie, je n’y croyais plus, et te voilà ! Viennent en foule les souvenirs, nos chants communs, nos activités d’enfants, puis d’adolescentes avant sa disparition presque complète.
Les larmes me coupent la voix tandis qu’au bout du fil s’élève “Sombre Dimanche, ” Une chansonnette d’amour qui nous faisait phatasmer sur le prince charmant bien que cela soit une histoire triste. Nous étions à l’âge où notre éveil à l’amour passait par une phase de tristesse romantique. Nous recherchions les films romantiques comme La Grande Renonciation pour pleurer doucement de concert.
Depuis ces retrouvaillent téléphoniques, nous attendons impatiemment de nous retrouver de visu. Allons-nous nous reconnaître? Nous avons sûrement changé depuis nos 16 ans !
Enfin, faisons confiance à nos coeurs, notre amitié nous guidera certainement l’une vers l’autre. On a bien raison de dire qu’un ami ou une amie est une personne unique et dont la relation va au-delà des différences.
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Nous étions quatre à faire cette traversée de la côte Est à la côte Ouest des Etats-Unis en partant de Miami, deux de mes enfants, un ami et moi. Mon fils et notre ami laissait de Port-au-Prince pour me rejoindre à Miami où je les avais précédés de deux semaines. Ma fille quant à elle partait de New-york pour nous retrouver à San-Francisco.
J’avais attendu depuis si longtemps ce moment où je pourrais me rendre à Shasta !
Me voilà donc enfin à ce jour si désiré, patientant avec un peu d’excitation Henri notre ami et Fabian mon fils à l’aéroport de Miami.
Je prends du temps pour m’acheter un sac à main plus confortable que le petit en bandoulière si vanté par les médias ! Il est vrai qu’il avait contenu toutes mes bricoles en plus de mes papiers cependant sa courroie me sciait le cou et les objets menaçaient de s’éparpiller chaque fois que j’ouvrais le sac. Bref, il me fallait un nouveau sac en urgence.
Je l’achète dans un magasin Turner où tout est à $1o, je mange un sandwich et j’attends…. Un peu trop à mon goût, je crains déjà de rater l’avion.
On appelle pour l’embarquement mais au lointain, tout comme sœur Anne, je ne vois que l’immensité du couloir supportant des visages inconnus.
Ils arrivent enfin soulageant mon anxiété. Mais comme prévu nous sommes les derniers.
Je crois que je dois tirer une leçon du fait. Le lâcher prise ne m’est pas facile et mon souci de l’heure est trop envahissant. Je me calme, me promettant de prendre les événements avec plus de philosophie. Chaque minute à sa valeur et tout peut se jouer dans ce laps de temps. Je pense avoir compris; et pourtant….
Nous sommes installés pour 6hres de vol inconfortables que nous nous efforcons de supporter au mieux.
San-Francisco s’étale enfin sous mes yeux fatigués, immense (25 minutes à la traverser) lumineuse et fascinante.
Fabian seul devait récupérer sa valise, ayant acheté son billet en ligne. Tandis qu’il part aux bagages, Henri et moi allons aux renseignements pour connaître le lieu d’embarquement vers Redding. Comme par “hasard” nous nous adressons à la personne qu’il faut, un agent de la United nouvel avion remplaçant l’American pour l’avant dernière étape. Nos billets sont confirmés et nous avons le numéro de la porte.
Méroudji est-elle arrivée ? Saura-t-elle nous trouver ? Toujours des inquiétudes latentes !
Après notre aubaine avec l’agent si facilement trouvé j’aurais dû être plus confiante en la bonté du ciel nous accompagnant. Et je vérifie le fait dans l’immédiat car devant nous voilà ma fille qui traverse le couloir exactement devant nous en dépit de l’immensité des lieux! Elle débarque en même temps que nous alors qu’elle devait etre là 6h avant. L’avion avec 4hres de retard nous l’amène “on time”. Pourtant c’est moi qui occasionnera le stress que je vivrai quelques heures plus tard.
En effet, au lieu d’utiliser son téléphone pour appeler Fabian, je lui demande d’aller à sa rencontre pour faire plus vite à récupérer la valise. Entre temps Fabian avait déjà laissé le “baggage claim” ,sa longue absence était occasionnée par l’obligation qui lui avait était faite de repasser la “sécurité” puisque par oubli son passeport était resté avec nous dans son carry-on.
Méroudji ne pouvait donc pas le trouver.Elle ne répondait pas à son téléphone encore fermé par oubli.
Mais ce que je vous raconte maintenant je l’ignorais à ce moment là.
Henri et moi étions à la porte 78 depuis seulement 5mns quand on appela pour l’embarquement. Trente personnes uniquement devaient prendre ce petit avion à hélices.
A nouveau me voilà à scruter le très très long couloir, essayant de les apercevoir sans succès tandis que l’hôtesse nous presse d’embarquer.
Henri décide de nous précéder ne voulant pas rater la 4×4 retenue à Redding depuis deux mois, indispensable pour le trajet restant et le séjour, puisque là-bas il n’y a pas de véhicule public pour le transport.
Je devrai donc rester sur les fauteuils de l’aéroport pour la nuit et prendre l’avion le lendemain si possible avec l’obligation de repayer les billets. Je suis mal en point mais je me raisonne malgré tout, sans grand succès il faut l’avouer.
Que se passa-t-il ? mes prévisions se sont-elles réalisées ?
Vous le saurez à la page suivante……
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Fasse le ciel que l’amitié, comme le vin se bonifie avec le temps; et que nous ayons toujours du vin vieux, de vieux amis et des préoccupations nouvelles.
Pierre Fornier
L’amitié est comme l’air que nous respirons. Nous n’y prêtons plus attention et pourtant elle est essentielle à notre survie.
Marc Larrivée
Chaque petite pierre d’amitié véritable nous aide à construire plus solidement les fondations sur lesquelles reposent la paix du monde.
Mahatma Gandhi
Notre destin est d’être frères; personne ne peut suivre son chemin tout seul; tout ce que nous apportons de bon dans la vie d’autrui profite à la nôtre.
Edwin Markham
Comment pourrions-nous affronter l’existence si nous ne pouvions tendre la main à nos amis, à nos voisins, aux autres nations ?
Auteur inconnu
Le bonheur, c’est d’avoir le monde entier pour ami. C’est une lumière pour toute la vie.
Daniel D.(8ans)
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Juste un peti mot à vous tous mes amis pour vous redire combien je pense à vous et que je ne vous oublie pas.
Je ne suis pas inspirée ces jours-ci, aucune poésie ne se profile, aucune réflexion particulière, ni même un beau texte que je pourrais vous transmettre.
Je suis en santé et bien dans ma peau, j’attends donc patiemment que je sois utile. Il y a des moments comme cela. J’utilise ces passages de silence pour vous lire, écouter de la musique, faire un peu de gym et continuer à penser à vous tous, si loin et cependant si proches !
Amicalement
Nancy
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