Archive for the ‘Poesies’ Category
Un cycle terrestre fini
Il s’envole au firmament
Pour se fondre aux éléments.
Revenant de cet infini,
Sur ce plan, les réintègre
En un éternel retour,
Paré de somptueux atours,
D’un coeur serein et allègre.
Il étend ses ailes immenses
Pour garder et protéger
Et souvent pour consoler
Quand s’annoncent les défaillances.
Dans ses couleurs rouge et or
Il flamboie sous le soleil
Et toujours nous émerveille
Avec ses fabuleux trésors.
Son chant mélancolique et rare
S’entend à la transition
Lors de cette passation
Comme un au-revoir au départ.
Beau symbole de résurrection
Phoenix, oiseau fabuleux
Réside dans le merveilleux
Pour accomplir sa pure mission.
Gardons l’espoir qu’il nous transmet
En nous mettant à la tâche
Sans pourtant avoir d’attache,
Libres, pour aller au sommet !

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Salut, ô toi bel Amandier !
Toi, majesté solitaire,
Logé parmi les épiniers.
Tu maries le rouge et le vert
Au jaune de ton feuillage
Pour offrir aux admirateurs
Ce très somptueux habillage
Qui fait de toi un enchanteur.
Tu m’apparus à un tournant,
Ma vue éblouie et ravie.
Un noble parmi des manants !
Figée un instant sans envie,
Je contemplai en silence
Ta stature inhabituelle
Ton tronc et tes branches immenses,
Parés de cette noblesse actuelle
Sans forfanterie aucune.
Tu n’existes que pour le don
Digne et solide dans les dunes
Compatissant, plein de pardon.
J’entends encore ton message:
“Où que tu sois, fais de ton mieux.
Aime, donne, mais sois sage.
Qu’importe vraiment le lieu
Si dans ton coeur tu trouves Dieu !”
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Pour les pélerins du monde, c’est Pâques !
Annoncez Cloches l’évènement!
Que nul n’ignore qu’au printemps
Un réveil se fait pour chaque
Etre sur tous les plans
Semez vous tous l’Amour,
C’est aujourd’hui le jour
Où les coeurs vous écoutent sans faille
Partout, où qu’ils aillent
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“Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leur cœur est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras
Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d’autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu’un autre voudra te cacher sa tristesse
Comme l’on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu’à mon tour je ne sois plus personne
S’il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J’oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois”
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Ki moun ki pa konnen
Sansasyon ki genyen,
Lè ou fin manje
Lan yon lakou fre,
Lanati ap souri ba-w,
Tout bagay ap ba-w
Anpil kè poze.
Lè-w fon ti lonje
Anba yon pye bwa,
Ou’ap joui plezi wa !
Yon zwazo ap chante
Yon ti dlo ap koule,
Kè-w annamoni
Ou lan paradi.
Se yon chans isiba
Lè ou gen gwo gras sa-a !
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La tête baigne dans la torpeur
Les pensées s’enlisent… la routine,
Le quotidien s’affadit, décline.
Un film qui fige de stupeur.
Aucun désir particulier
Aucun sujet d’inspiration.
Le coeur ralentit ses pulsions
Dans ce vide personnifié.
C’est alors l’attente indéfinie
Du moment où à nouveau viendra
Ce trait d’éclair qui embrasera,
Cette vague déferlante du génie.
Magnifiant les mots, les animant
Pour en faire de magnifiques légats
De nos âmes et de leurs états,
Offrant des échanges si charmants !
En attendant cette libération
C’est le vide complet, immense.
Rien que cette léthargie dense
Annihilant l’imagination.
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Elle a conçu son enfant
Par une nuit de folie.
Elle désirait son amant.
Sa rage et son envie
Telle une houle hurlante
Déferla dans sa chair.
La passion dévorante
Terrassa son corps offert
Appelant encore plus
De plaisirs insensés.
Soudain l’indésirable
Etranger, cet intrus,
Cette présence coupable,
Qu’elle n’a pu interdire
Mais qu’impitoyable
Elle est prête à maudire
Croît en son sein malgré tout.
Dans un accès de colère
Mais de chagrin surtout
Elle rejette fils et père
Et fomente l’abandon.
A une mère mieux qu’elle
Elle tend ce précieux don
Renonçant au rôle maternel,
Qu’elle ne peut assumer,
S’en allant vers d’autres amours.
“Sois heureux, je ne puis t’aimer”
Tel fut l’adieu sans retour.
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