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Cet après-midi là, comme souvent, j’accompagnais ma belle-fille et son fils, mon petit-fils au parc. Son père et ma fille s’étaient joins à nous cette-fois.
Alors qu’en général nous nous rendons directement dans l’espace aménagé pour enfant, cette fois, notre garçon voulu marcher; en l’attendant, le mieux était de nous trouver un banc.
Un homme occupait déjà celui devant nous, mais à côté, un banc vide nous convenait. Cependant aimablement en anglais il nous invita à utiliser le sien pour mieux nous installer. Ayant accepté, nous ne fîmes pas trop attention à notre homme , continuant notre conversation. Dès qu’il nous entendit parler créole et français, c’est la coutume de mélanger nos langues en parlant, il s’adressa au grand-père en ces termes :
” Ou se moun Jacmel ?”
Non répondit celui-ci
” Moun Pétionville !”
Depuis quelques années, “On” a décidé que les Haïtiens au teint clair devraient être de Jacmel, la réponse de Jacques laisse notre compatriote perplexe aussi continue-t-il son interrogatoire :
“Wi, men de ki provins ou soti?”(De quelle province êtes vous originaire?)
Pétionville, Mwen se moun Petionvil! ( Je suis de Pétionville)
“Ou dwe lan 60 passe?” ( vous devez être âgé de 60 ans passés?)
“swasantdis’ (soixante -dix)
Ayant déjà assumé que Jacques était forcément de Jacmel, l’âge avoué, le confirme dans ses présomptions,car aucune personne d’un certain âge ne pourrait avoir vu le jour à Pétionville néanmoins il répond :
” Mwen se lanri des Mirak mwen te gen kay” ( Moi j’avais ma maison à la rue des Miracles)
Ceci pour ne pas être en reste avec Jacques.
Et les voilà partis dans la politique du pays avec les commentaires appropriés sur certains des candidats. C’est le sujet préféré des Haïtiens qui se rencontrent à l’étranger).
Il veut maintenant savoir si j’habite ici à New-York, sinon je peux obtenir des papiers pour rester car le pays n’offre plus rien depuis le terrible tremblement de terre je n’ai donc plus à y retourner. Lui, il a perdu sa maison au cours du séisme, Haïti pour lui c’est terminé. Cependant le nouveau président pourra sûrement redresser la situation.
Ah mes chers frères et sœurs du pays jusques à quand garderez-vous votre naïveté!?
Au moment de partir, il se lève et nous accompagne habitant la même zone
Nous nous sommes faits une nouvelle connaissance que nous retrouverons sur son banc chaque fois que nous serons au parc.
Aujourd’hui, nous sommes déjà installés au petit parc d’enfants, quand une jeune femme s’amène avec deux enfants, deux filles, l’une entre 4 et 5 ans l’autre, un bébé de quelques mois. Je ne sais pas encore que c’est une compatriote. J’observe tandis que Jacques surveille notre petit-fils. La maman déballe un sac d’où elle tire un bol de riz et pois. l’ordinaire des Haïtiens, il y a peut-être même un morceau de poulet, j’ai presque l’assurance qu’elle est de chez nous, mais elle ne parle qu’anglais jusqu’ici. Bientôt impatientée car l’enfant qu’elle nourrit se distrait elle dit :
Rete trankil si ou pa vle mwen pini-ou ! (Reste tranquille si tu ne veux pas êtrepunie.) Maintenant je suis sûre, de mon intuition mais je ne dis rien.
Sans rime ni raison apparente, elle recouvre la voiturette du bébé d’une moustiquaire et inonde son aînée d’un aérosol. Je lui fais remarquer qu’il fait très chaud et que le bebe n’a pas l’air de trop aimer son voile, puisque ses petites mains si agrippent avec désespoir.
Elle me réplique :
Mwen sot senti yon moustik, mwen pa vle sa menm ! denieman mwen sot Ayiti
ti piti-la te gen de kòn lan fron-li, lan tout foto yo tout moun te ka wè de kòn yo! ( Je viens de sentir un moustique, je ne veux pas de çà, dernièrement j’étais en Haïti mon bebe a attrapé deux cornes au front, toutes les photos montraient ces cornes!)
J’ai souri en silence, tandis qu’elle insistait pour que sa fille passe le produit sur sa figure aussi alors que la malheureuse de la poussette se demandait à quand sa délivrance. Je me suis demandée si elle ne venait pas au parc pour montrer à tout le monde qu’elle n’etait pas n’importe qui et qu’elle donnait le maximum de confort à ses enfants.
De plus, le bébé semblait tout à fait être de “Jacmel”, c’est un privilège à conserver !
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” Je suis un spécialiste des transports publiques !”
C’est ainsi qu’il se présente quand il trouve un auditoire attentif. Et alors, il déballe ses statistiques avec tant d’assurance que personne ne met en doute ses compétences en la matière. Il capte son monde et l’épate !
En rêalité, c’est un rêveur qui passe chaque moment propice à partager sa spécialité sans jamais se souvenir que son cercle d’action est restreint et que désormais rares sont encore ceux qui ne sont pas au courant des 30000 camionnettes qui seront remplacées par 1000 bus plus performants.
Mais ce n’est pas la seule spécialité de ce spécialiste ! Il a la meilleure méthode pour cuisiner, la meilleure pour organiser et surtout la meilleure pour économiser.
Enfin, Il croit que c’est dommage que son entourage ne reconnaisse pas ses spécialités.
C’est un bon gars tout dévoué, tout aimable dont la présence est utile. De grâce, conservez-lui votre attention, il est si content de vous faire part de toutes ses solutions pour améliorer votre vie et celle de ses compatriotes !
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Quand Vénus brille au ciel
Il me vient comme une nostalgie,
Comme d’avoir là-haut une part essentielle,
La trame d’une autre vie
Une vie d’avant…
A mes lèvres montent alors les romances
Qui parlent d’amants
Malheureux, dans l’errance.
Mon coeur en silence
S’adresse à cette famille peut-être connue
Que j’ai laissée pour cette vie sur terre
Où je me sens si souvent perdue,
Quand autour de moi gronde la colère.
Pourquoi tant de haine?
Pourquoi tant de peines!
Jusqu’à quand cette galère?
Je ne sais, mais je suis là pour aimer
En nourrissant la pensée :
Qu’un jour, ma mission achevée,
Je partirai sur les pétales d’une rose
Vers cette autre planète qui me fascine tant.
Car, on dit que cette fleur fut d’abord éclose
là-haut dans le firmament.
Elle nous fut offerte par amour
Et c’est pour l’amour qu’elle fleurit.
Voilà pourquoi un jour, avec elle, je m’en irai d’ici
A la fin de notre commune tâche d’amour.
Nancy ( Miami )
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S’il me fallait une preuve de mon origine terrestre, je la trouverais dans mes pieds. Cet organe qui me supporte depuis plus de 60 ans est à la fois de ma mère et de mon père. Je les retrouve tous les deux quand je les regarde.
Mes pieds sont arqués avec une belle arche plantaire, ils sont solides, petits et costauds avec un “coup de pied” important. Quand il me faut des chaussures, il me les faut larges et ouvertes. C’est l’apport de ma mère. Mon père lui, se retrouve dans mon second orteil. Comme lui, je l’ai long mince à la base et évasé à l’ongle. Sa longueur l’oblige à se plier dans les souliers fermés et menace de fabriquer un oeil de perdrix; mais ce n’est qu’un semblant.
Alors que je me mettais un baume aux pieds, il m’est venu un élan de remerciement pour leur patience à me porter si longtemps et avec tant de fermeté que je peux jouir de la marche aisément. En découvrant le grand service qu’ils m’offrent, j’ai réalisé la présence visible de cette part de mes parents.
On me trouve une ressemblance avec ma mère depuis que j’ai grandi…,de mon père on dit que j’ai les oreilles et le teint, mais moi, ce soir,je vois les deux, cohabitant dans le même organe en toute harmonie.
Mes parents ne sont plus depuis de longues années déjà, cependant ils vivent en moi et je comprends mieux tout ce que je leur dois. Quand je les retrouverai, je réparerai ma négligence envers eux, car je les ai laissés partir sans leur dire mon amour et ma joie d’avoir été leur enfant.
“Les regrets sont vains et stériles” disait ma mère, voilà pourquoi il faut vraiment éviter d’en avoir. Elle disait aussi, “Quand vous dites au-revoir à quelqu’un, prenez le temps de le faire avec attention, car il se peut que vous voyez cette personne pour la dernière fois”.
Je souhaite à mes lecteurs cette absence de regrets et surtout des instants précieux de partages.
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Bonjour tous ! Le séminaire sur les huiles essentielles il y a quelques mois, a eu lieu.
Nelly Grosjean est une personne pleine d’entrain, d’énergie et de compétence. L’assistance a été enchantée. nous étions dix-sept en tout. Chacun a reçu des conseils
pour améliorer sa santé mais surtout les dix règles d’or du bien vivre.
Bien respirer en conscience en attirant à soi le positif, est la première règle, vient ensuite
Bien manger intelligemment de la nourriture “vivante” c’est à dire crue
Les autres règles, et tout ce qui certainement conviendront à ceux qui veulent vraiment avoir une meilleure santé et une belle vie, pourront être consultées sur son site que je vous je vous suggère de visiter en cliquant sur le lien à droite du blog
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Allo ! Nancy ! C’est toi ! Dieu soit loué ! J’ai espéré ce moment si longtemps !
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées après plus de 20 ans d’absence et de silence !
Gladys mon amie, je n’y croyais plus, et te voilà ! Viennent en foule les souvenirs, nos chants communs, nos activités d’enfants, puis d’adolescentes avant sa disparition presque complète.
Les larmes me coupent la voix tandis qu’au bout du fil s’élève “Sombre Dimanche, ” Une chansonnette d’amour qui nous faisait phatasmer sur le prince charmant bien que cela soit une histoire triste. Nous étions à l’âge où notre éveil à l’amour passait par une phase de tristesse romantique. Nous recherchions les films romantiques comme La Grande Renonciation pour pleurer doucement de concert.
Depuis ces retrouvaillent téléphoniques, nous attendons impatiemment de nous retrouver de visu. Allons-nous nous reconnaître? Nous avons sûrement changé depuis nos 16 ans !
Enfin, faisons confiance à nos coeurs, notre amitié nous guidera certainement l’une vers l’autre. On a bien raison de dire qu’un ami ou une amie est une personne unique et dont la relation va au-delà des différences.
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Demain, c’est la fête des Mères aux Etats-Unis. En Haïti ce sera le dernier dimanche du moi de mai.
Je me surprends à me remémorer la fête des mères de mon enfance, de mon adolescence et même de ma jeunesse ! On a beau se dire que le passé est passé, à constater l’importance marchande de cette fête, je ne peux m’empêcher de penser à mon privilège et à mon bonheur d’avoir vécu si profondément cette journée mémorable!
Bien sûr les jeunes ne connaissent la valeur d’aucune fête ou plutôt ils n’en savent que l’aspect commercial pour les aînés et la joie de donner ce qu’ils ont préparé à l’école avec l’aide de leur maitresse pour les plus jeunes. Souvent les pères leur mettent en mains des cadeaux à offrir à leur mère sans qu’ils comprennent le pourquoi du geste puisque ce n’est pas un anniversaire.
Alors je me demande jusqu’à quel point ils comprennent l’importance de cette personne dans leur vie : Leur mère !
Moi, j’ai porté ma rose rouge en signe de cette présence bienfaisante, remplissant toute ma vie !
Le bonheur de pouvoir se dire : « Ma maman est vivante, ma rose est rouge ! »
Les orphelins portaient une rose blanche avec tout autant de vénération ; pour tous les enfants, c’étaient le jour où ils pensaient à leur mère, soit en priant à son intention si elle était partie, soit en leur montrant tout l’amour et toute la reconnaissance de leur cœur, par une conduite impeccable ! Ils prenaient une part active aux soins du ménage évitant toute fatigue à la maman. Certains faisaient du rangement d’autres plus âgés cuisinaient. Enfin quelques-uns comme moi, offraient des bouquets spirituels remplis de tous les renoncements librement consentis les jours précédant la fête.
Les adultes arboraient avec amour leur rose rouge ou blanche redevenant pour ce jour des enfants pour leur mère qu’elle soit vivante ou non.
Peut-être est-ce cette dévotion peu à peu disparue qui explique ces multiples abandons des mères depuis quelque temps !
En tous cas, demain je porterai ma rose blanche. Personne ne comprendra, surtout pas mes petits enfants, mais mon fils lui, saura se souvenir de sa fleur en papier des Gonaïves car là-bas il n’y a pas beaucoup de fleurs et pas du tout de roses. Cependant ces fleurs rouges et blanches en papier remplissaient parfaitement leur rôle et le sourire rayonnant arboré par tous les visages marquaient vraiment l’aspect spécial du jour.
D’autre temps, d’autres mœurs ! Ne nous attachons pas trop au passé ; néanmoins sachons en retirer de bonnes pratiques sentimentales pour illuminer nos instants et ceux des autres.
Bonne et Heureuse FETE à toutes les Mamans ! Qu’elles soient biologiques ou non, puisque tout est dans le cœur, laissons-le parler ce jour-là, ce sera le plus beau des cadeaux !
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