Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Archive for the ‘Mes bouquins’ Category

Mar-29-07

Fabuleuses chaussures

Posted by Nancy

” Monsieur, avez-vous le plus grand numéro dans ce modèle ?

L’invariable question, amenait  notre invariable éclat de rire, suivi du commentaire sec de notre Berthe aux grands pieds :

” Je suis fière de mes pieds !”

Notre compagne, malgré sa fierté, ne tardait pas à prendre la mine désolée, quand sa énième visite aux cordonniers n’arrivaient pas à la chausser…( à suivre dans Pensées Opalescentes)

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Mar-13-07

Sandwich Special (Pensees Opalescentes)

Posted by Nancy

Agréable, appétissant refuge que ce sandwich pour cette petite au visage ingrat ! Pas n’importe lequel ce sandwich-refuge, un vrai régal chinois ! Il fallait qu’il soit bon pour accueillir la petite âme délaissée et il le fut. Cependant, la découverte du chinois et de son sandwich ajouta un condiment de plus à ces deux tranches de pain à la croûte épaisse, dorée, à la mie légère, souple et trouée…

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Minuscule petit carnet aux pages centenaires et à la couverture noire, pour mieux cacher les idées mélancoliques de ta propriétaire, je te tiens dans mes mains avec beaucoup d’émotion. A travers le crayon pâli de tes écritures, se devine la détresse d’une femme, épouse et mère, vivant en secret un grand abandon affectif. Comme je la comprends ! Ne serions-nous pas parentes elle et moi ? Tu m’es apparu venant de nulle part. Avec discrétion tu as révélé ce qui va suivre.

Quelques phrases tirées de romans, lors nouvelle vague, servant de repères philosophiques et religieux à une jeune âme en éveil, sa recherche de l’Amour divin compensant son manque d’amour humain. Cette quête dura le temps de l’adolescence et même au-delà peut-être, puis survint un grand vide qui dévoila dans ses pages, le grand vide de ce coeur féminin. Il n’y avait plus rien à transcrire et rien de nouveau à relater. Cela dura vingt ans, un long silence douloureux. ( à suivre)

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Feb-10-07

Cris dans la nuit

Posted by Nancy

Un cri perçant et douloureux s’élève en pleine nuit, il reste suspendu dans l’air puis retombe en cascade de sanglots désespérés. Ce cri déchire les entrailles de celle qui écoute. La souffrance de cet appel pathétique l’a surprise en plein rêve emplissant son atmosphère. Le décrescendo de la voix révèle à la dernière note : une chèvre exprime une douleur humaine dans la nudité de la nuit. La femme désormais incapable de se rendormir vit cette angoisse humanisée. Elle ne peut ignorer cette détresse. Rester éveillée est sa facon de partager la peine de cet être souffrant.

Au matin, elle s’informe; on doit s’avoir, d’autres comme elle ont dû ressentir ces cris poignants de la nuit ! En effet, quelqu’un sait, la pauvre bête appelait son petit écrasé par la cruauté et l’insouciance d’un chauffard. Elle souffrait dans son corps de ne pouvoir supporter ses pis gonflés, inutiles. Son petit lui manquait. être chèvre, c’est aussi être mère. Ces appels sans espoirs avaient martyrisé la sensibilité de la femme. Les cris de l’animal avaient semblé s’adresser à l’humanité toute entière dans sa longue complainte nocturne. Elle demandait dans son langage qu’on comprenne enfin qu’elle puisse souffrir aussi. Alors, la dame revivant les instants de torture qu’on infligeait aux bêtes pour les tuer entendit dans les sanglots de la chèvre : Tuez-moi avec amour si vous avez à le faire, ma chair n’en sera que meilleure dans votre assiette.

Extrait de Pensees Opalescentes bouquin sorti aux editions Le Publieur.com

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Feb-7-07

Pensees Opalescentes

Posted by Nancy

Voici un texte tire de mon premier bouquin edite chez Le Publieur.com

Une Goutte d’eau et moi

Il a plu, le ciel s’est vidé, un éclairci pointe à l’horizon. Les arbres gardent dans leur feuillage un peu de l’eau reçue.

La terre avait soif, ses entrailles exhalent une odeur de satisfaction. Quand la terre est repue, son trop plein se trahit par une empreinte odorante. Disseminées ça et là, les rigoles chuintent la présence de l’eau. Des plocs révèlent des pas dans les flaques, des bêtes peut-être ou un lève-tot. les oiseaux s’ébrouent heureux de faire jaillir l’eau de leur plumage.Les anolis attendent le soleil, il sera bientôt là, les coqs le sentent déjà et clament sa venue proche. Au fond d’une corolle, une goutte dont se contentera le mignon colibri pour étancher sa soif. De loin en loin les toiles d’araignées étalent la somptuosité de leurs perles de lumière.

Du coin de la corniche, une minuscule sphère irisée me permet de la contempler. Quelle est belle dans sa perfection ! Malgré sa petitesse, toutes les couleurs miroitent dans sa pureté cristalline. L’arc en ciel l’a sûrement touchée de sa délicatesse. Cette unique goutte suspendue rien que pour moi, me sourit.

” Petite perle d’eau, d’ou tiens-tu ta splendeur, l’ondine y serait-elle pour quelque chose ?

Je te regarde de mon balcon. J’étais venue retrouver la pluie, ma compagne préférée. Elle et moi, avons passé un moment ensemble en une communion silencieuse et harmonieuse. Elle est partie, je suis restée, car j’aime tout autant la beauté qu’elle sème après elle. Perdue dans ta contemplation petite goutte, je cogite….

Les heures matinales, lavées et purifiees par la pluie bienfaisante, apportent à mon âme toute leur fraîcheur retrouvée. Je puis me fondre dans ta pureté et m’ébahir.

Je te trouve des similitudes étonnantes : tu es sphérique, semblable aux corps célestes et à mes globules. Les cellules de tous les êtres vivants le sont egalement. Comme mes yeux, tu retiens la lumière, tu gardes les couleurs. Bien que tu sois minuscule, tu t’insères dans l’unité de la nature, tu en es l’un des éléments. Ne sait-on pas depuis des temps immémoriaux, que tu es porteuse de vie et que personne ne peut se targuer de pouvoir se passer de tes services ! Toi et moi nous sommes de la même essence; à jamais indissolubles, nous participons à l’immensité de la création chacune à notre place, séparées mais unies. Tu es le lien entre le ciel et la terre. Tu n’es peut-être pas si petite ! Pourquoi donnes-tu l’illusion de la fragilité ? Et ta facon de te suspendre dans le vide, quel pouvoir !

Peux-tu choir ?

” Oui, je peux mais je te ferai un cadeau avant de m’élancer et partir. On doit toujours laisser un souvenir en partant. “

Les premiers rayons du soleil, viennent boire les milliers de gouttes restantes. Les retardataires se dépêchent maintenant de rejoindre la lumière d’où elles sont issues. Elles reviendront en temps et lieu comme elles le font toujours. Partir et revenir c’est l’assurance que nous donne la vie. Ma petite goutte n’a pas suivi les autres, elle attend.

Quand les rayons la touchent, la transformant en soleil, ma goutte-soleil prend place dans mon coeur qui devient lui aussi soleil. C’est le cadeau promis, mon merveilleux cadeau, miracle de ce petit diamant liquide tout juste disparu pour métarmorphoser mon coeur. J’avais bien raison de penser que sa petitesse n’était qu’apparence. Me voilà toute changée de l’intérieur pendant le temps de ma cogitation. Je bénéficie d’une lumière chaleureuse, radiante. Elle s’en est donc allée elle aussi ma goutte-soleil mais en partant elle m’a murmuré ces mots : ” Partage ton coeur-soleil, répand ta chaleur avec générosité à travers tes sourires. Un sourire réchauffe toujours. Les gens ont tant besoin de chaleur ! “

Je me suis donc mise à sourire, plus je souriais plus je recevais de sourires. J’ai alors découvert la valeur de mon cadeau. Elle ne s’épuisait jamais, au contraire, elle augmentait à l’usage ; c’était magique ! Ma force lumiere-chaleur, je l’appelle Amour; qu’en penses-tu coeur-soleil ?

Tiré de Pensées Opalescentes

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