La vie Holistique

Voici un extrait d’un livre de Neale Donald walsch, auteur de Conversations avec Dieu, appelé Pratiques de vie

” Parcourir la Voie”, à quoi cela peut il bien ressembler ? De quoi peut bien avoir l’air une vie intégrale et sacrée ? Comment comprendre les messages de tous les grands écrits spirituels et comment les vivre au quotidien ?

Voilà les questions que posent tous les adeptes de la spiritualité. Les réponses nous ont été données à maintes reprises, de bien des façons et de bien de sources différentes. Mais nous ne les vivons pas. Dans l’ensemble, nous n’accordons aucune attention aux paroles de ceux qui pourraient nous servir de guides spirituels. Nous sommes donc égarés. Le monde l’est. Mais nous n’avons plus le temps d’agir dans l’égarement. Le temps file. Pour chacun de nous et pour la famille humaine.

Chaque jour qui passe est pour vous une journée de présence en moins dans votre corps et sur la terre, à accomplir votre destinée. Est-ce clair pour vous ? Est ce bien ce que vous êtes en train de faire ? Où êtes-vous en train de perdre votre temps, de chercher et d’errer encore, de vous poser encore des questions ? Si tel est le cas, s’il vous plaît arrêtez….

Je peux vous affirmer que rien ne fait autant de tort au mécanisme humain, à l’organisme, à cette maison biologique que nous habitons, que ce genre de pensées négatives (les souffrances anciennes qui perdurent à satiété) ou d’émotions non résolues que nous transportons en nous depuis un quelconque ” moment passé ” qui, selon nous, a largement défini à notre place, qui et ce que nous sommes et qui et ce que nous allons être.

Alors, l’une des premières étapes de la vie holistique est le pardon. Et je l’entends de deux façons. Le but de la vie n’est pas de prendre mais de donner; et, jusqu’à ce que nous ayons étalé le baume du pardon sur nos blessures, celles-ci vont suppurer en nous longtemps, après que les cicatrices extérieures auront apparemment disparues.

Valse d’un trente et un décembre (Pensées opalescentes)

Dans la pureté de la nuit, une musique vit, palpite tout doucement, elle vient de loin. Les notes se tiennent sur la pointe des pieds d’abord, puis brusquement elles courent, elles envahissent l’air. Quelle est cette musique ? Symphonie céleste ou terrestre ?

De son lit, l’enfant écoute, elle en perçoit chaque mouvement, son coeur frémit, réveillé par les sons. Cette aubade inopinée la ravit

Les parents auraient dû sortir réveillonner, laissant les gosses, trois garçons et une fille, à la garde d’une vieille amie. Ce devait être une soirée toute simple où jusqu’à neuf heures, on écouterait chanter la si jeune vieille. Elle connaissait tout un répertoire de romances désuètes mais jamais démodées. La fillette en profiterait pour copier les paroles sur un cahier d’écolier. Les comprenaient-elle seulement ? Peut-être que non, trop jeune encore ! Peut-être que si, l’amour n’a pas d’âge puisque c’est l’âme qui aime. Cette soirée commencée comme une banale soirée, s’acheva en apothéose.

Que se passa-til pour que le programme change ? Personne ne sut. Une fée a dû vouloir faire un cadeau à la petite fille, sachant d’avance que ce serait son unique trente et un décembre ! Le père sortit de son côté, de l’autre, la mère, les enfants et l’amie. La magie commença.

Les valses se succédaient dans la maison, mais c’est dans la rue qu’elles se valsaient. La rue déserte était salle de bal idéale. On tournoyait, on tourbillonnait champagne aidant; on riait, on s’amusait, tout l’espace était à eux

Noel et son arbre (Pensees Opalescentes)

Chaque année le Père Noël empruntait une voie différente pour faire sa distribution de jouets. Chaque année la magie se renouvelait. Pendant la soirée, à un moment donné quelqu’un annonçait :

– Papa Noël est passé !-

Certaines fois, la brusque plongée dans les ténèbres était le signal ; les lampes en se rallumant découvraient les cadeaux. Personne ne savait à l’avance et personne ne s’en rendait compte. Quelque soit le moyen utilisé, les présents se matérialisaient à l’insu de tous. On ne se posait aucune question. Le vieillard à la barbe blanche n’était-il pas tout puissant ? Il comblait les espérances malgré l’ incertitude de l’argent.

Il y eut des Noëls abondants, d’autres maigres, quelques fois très maigres, mais toujours on avait à partager avec les voisins, toujours l’apparition magique des paquets multicolores ; la quantité et la qualité importait peu. Et par dessus-tout, l’enchantement suprême du buis magnifique ! Même avec un menu des plus simplifié, la table habillée de manière délicieuse, marquait l’importance du jour…

… Puisse Noël, fête du Partage, de l’Amour et de la Paix, refaire surface dans le tourbillon effréné des calomnies, médisances, cruautés et machiavélisme qui sévissent. Puissent les enfants redevenir enfants et les parents redevenir parents ! Puisse l’humanité réapprendre la fraternité !

La cinquieme montagne (Paulo Coelho)

L’histoire s’était transmise de génération en génération afin que personne ne l’oubliât jamais : quelque fois il était nécessaire de lutter avec Dieu.

Tout être humain a un moment donné, voyait une tragédie traverser sa vie; ce pouvait être la destruction d’une cité, la mort d’un enfant, une accusation sans preuve, une maladie qui le laissait invalide à jamais. A cet instant Dieu le mettait au défi de L’affronter et de répondre à Sa question : “Pourquoi t’accrocher autant à une existence si courte et si pleine de souffrances ? Quel est le sens de ta lutte ?

L’homme qui ne savait répondre se résignait. Mais celui qui cherchait un sens à l’existence trouvait que Dieu avait été injuste et il bravait le destin. C’est alors qu’un autre feu descendait des cieux, non pas celui qui tue, mais celui qui détruit les antiques murailles et donne à chaque être humain ses véritables possibilités. Les lâches ne laissent jamais cette flamme embraser leur coeur- tout ce qu’ils désirent, c’est que la situation redevienne vite ce qu’elle était auparavant, afin qu’ils puissent continuer de vivre et de penser comme ils y étaient accoutumés. En revanche les courageux mettent le feu à ce qui étaient vieux, dépassé, et, même au prix d’une grande souffrance intérieure, ils abandonnent tout, y compris Dieu et vont de l’avant.

“Les courageux sont toujours têtus “

Du ciel le Seigneur sourit de contentement, c’était cela qu’Il voulait, que chacun prît en main la responsabilité de sa propre vie. Finalement il avait donné à ses enfants le plus grand de tous les dons : la capacité de choisir et de décider de leurs actes.

Seuls les hommes et les femmes ayant le feu sacré avaient le courage de L’affronter. Et eux seuls connaissaient la voie du retour vers Son amour, car ils comprenaient enfin que la tragédie n’était pas une punition mais un défi…

… Il avait échappé au doute, à la défaite, aux moments d’indécision. Mais le Seigneur était généreux et Il l’avait conduit à l’abîme de l’inévitable pour lui montrer que l’homme a besoin de choisir -et non d’accepter- son destin.

Quelques matins du monde (tire de Au-dela du Reflet)

 

C’est un matin floridien dans une communauté sophistiquée où les gens vivent toujours sous la contrainte du time is money. L’heure nationale profite du soleil toujours pressé en été à précipiter la population au travail et à l’école.

Comme souvent en cette saison, un cyclone est annoncé. Ce sera pour les prochaines heures. Cependant pour le moment, rien ne le fait pressentir. Tout est merveilleusement calme.

Une promenade me révèle la charmante vision de deux poules d’eau, déambulant d’un pas tranquille à la manière d’un couple usé, chacun s’occupant de ses propres affaires malgré leur proximité et leur relation. Sur un arbre préfabriqué chante un oiseau. Il chante avec tant d’ardeur que je remets en question la météo. Au pied de son perchoir, je m’arrête un moment en signe de gratitude. D’autres oiseaux jouissent sans restriction des pelouses libres. Plus loin dans la rue, trois moineaux s’amusent à des jeux insouciants, comme le feraient des gosses. Des corbeaux quant à eux se sustentent dans les sacs poubelles.

Les animaux en général vivent en harmonie avec la nature, ils sentent toujours ses moments de colère. Leurs attitudes décontractées me confortent dans mon assurance : le cyclone nous épargnera. Effectivement notre quartier aura joui de la clémence des éléments. J’ai conscience de la beauté de l’heure et je me rappelle d’autres matins sous d’autres cieux.

Par la fenêtre ouverte, le roucoulement particulier d’un colombin pénètre dans ma chambre à la suite de la légère brume matinale toujours froide à Bruxelles. Je savoure sereinement ce réveil lors de mes séjours chez ma fille. En cet instant je me penche grelottante, essayant de découvrir l’oiseau chanteur, mais il n’est jamais visible. A travers quelques vitres dénudées, des personnes prennent leur café. Au contraire des Américains, elles goûtent à cette sorte de quiétude de l’heure avant de rejoindre leurs rues, mouillées la plupart du temps. Le soleil ici tarde à se montrer même en été. J’aime aussi ce matin du monde.

A Paris, je suis réveillée par les moineaux venus picorer les miettes sur le rebord de la fenêtre, car j’en ai une. Ce n’est pas souvent le cas dans cette grande métropole où le logement est rare et pas toujours confortable. Il n’y a pas grand-chose à voir au dehors. Mais le vol intense des pigeons et les moineaux sautillant devant la vitre suffisent à mon matin parisien. Le soleil pénètre avec audace, bien qu’il soit quelque part derrière des cheminées. L’aimant bien, je lui pardonne son indiscrétion lumineuse. Je me considère encore une fois chanceuse de pouvoir vivre ces instants de bonheur. Chaque nouveau jour dans le monde a son propre cachet.

Une mince clarté transparaît entre les deux pans du lourd rideau de ma chambre d’hôtel, c’est le signe indiquant que le jour se lève. J’aurai un matin de plus, un matin différent. Le soleil ici à Grenoble s’enveloppe dans son manteau, car en novembre c’est déjà presque l’hiver. Dans la rue, très peu de passants. Au loin les montagnes enneigées se dressent en à pic, les oiseaux ne chantent pas, mais se cherchent un abri. Le paysage est en complète opposition avec mon décor habituel. A la maison, le soleil est en général radieux au début du jour et s’accompagne de joyeux cocoricos. Mon matin caribéen est toujours émaillé des cris des vendeurs de rue et le ciel tout au long de l’année est en apothéose.

En Egypte sitôt le réveil, il fait déjà chaud. Une agitation anime les rues où les musulmanes en voile noir côtoient les touristes curieux. Les longs palmiers bougent à peine sous une légère brise et le soleil foudroie.

Quand on se réveille, aux premières heures de l’été, en Avignon, mille senteurs exhalées par le long repos de la nuit accaparent les narines. La rosée brille sur chaque feuille, au rendez-vous du soleil. Les premières heures du jour sont là-bas fraîches et parfumées.

Les matins ont beau être différents dans les villes du monde, je les trouve toujours aimables. Ils sont une promesse de nouvelles joies, de nouvelles rencontres, de nouvelles expériences.

Le matin tout resplendit tout chante,
La terre rit le ciel flamboie
Car pour nous qu’il tonne pleuve ou vente
De tout temps nous chantons notre joie

Car chaque jour est un jour de fête

Dans notre cœur un soleil luit toujours

Pleine de joie d’élan et d’amour

Notre chanson s’élève chaque jour.

C’est la chanson qui monte à mes lèvres et fait vibrer mon âme chaque matin, quelque soit le pays dans lequel je me réveille.

Miami, 9 septembre 2004