Archive for July, 2009
Nous étions 21 à terminer nos études de normalienne, nous avions comme surnom: “L’équipe que rien ne brise” et nous l’avons gardé car voilà bientot 50 ans que nous restons soudées par une belle amitié.
A notre dernière rencontre, qui était la 4ieme, à Long Island chez Laetitia”Ti Maille” nous avions décidé de nous rencontrer au cours d’une croisière. C’est ce que nous avons fait. Les précédentes rencontres avaient eu lieu chez l’une ou l’autre à New-York, Boston, Montréal et Long Island.
Pendant 8 jours nous avons évoqué notre chère école “Elie Dubois”et les religieuses, nos anciens professeurs. Des 21, une nous a précédées dans l’ailleurs, mais elle est toujours présente dans notre coeur et nous continuons à nous appeler “les 21′. Cependant les vingt n’ont pu être toutes présentes à notre croisière; mais avec quelques maris et des enfants, de jeunes adultes, nous étions malgré tout 22 à y participer.
je ne vous raconterai pas toutes nos soirées, mais en bref, sachez que nous avons eu notre défilé de “Seventies”, celui des “Crazy Hat” et la soirée des états de compte, des décisions pour les années à venir et des souvenirs: photos ect… Je n’oublie pas la dernière rencontre au cours du “Pyjama Party” , et oui! nous avons gardé notre coeur d’enfant intact pour rire de nos tenues, et de toutes les histoires récoltées à cet effet. Un moment inoubliable!
Je veux néanmoins partager avec vous, mes amis du net, mes observations durant cette croisière.
D’abord le personnel est international, mais tous ceux qui le constituent sont accueillants et toujours disponibles. Vous objecterez peut-etre qu’ils touchent bien donc ils ne veulent pas d’un mauvais rapport qui leur feraient perdre leur travail, c’est possible. Pourtant, je ne le crois pas. Ils servent les passagers avec leur coeur, ils aiment être sur le bateau avec nous, cela se sent. Et, c’est, à mon avis pourquoi ils supportent leur fatigue et leurs contraintes.
Là sur le “Carnival Miracle” les bien portants comme les handicapés ont leur place sans compter les enfants, mais j’ai été frappée par une adolescente sans membres qui actionne seule sa chaise roulante, avec certainement un système sophistiqué, et participe à toutes les manifestations et les escales. Il faut beaucoup d’amour pour assister un tel être et beaucoup d’acceptance. Je crois qu’une telle infirmité ne pourrait survivre chez nous. Elle est nourrie par la personne qui l’accompagne, peut-être sa mère. je ne l’ai pas vue sourire, je la comprends. A cet âge il y a déjà tant de troubles en chacun de nous!
Une compagne se plaignait d’avoir sa vie finie parce-qu’elle avait une prothèse au genou. Ce corps étranger était pour elle une décheance qui la forçait à se couper de tout et de tous. Bien sûr elle a fait exception pour nous retrouver, nous étant très attachée.
A entendre sa plainte de devoir désormais utiliser une canne, je lui ai suggéré d’observer la fille sans bras ni jambes afin de comparer leur situation et de voir laquelle etait mieux lotie et laquelle des deux etait “finie” alors que l’infirme allait partout et ne se tenait pas en recluse du tout.
Et je me suis souvenue d’une histoire vraie que les soeurs, à Elie-Dubois justement, m’avait fait lire, car je porte le même prénom que l’héroine et que j’étais la seule à porter à l’école.
Par coïncidence, l’auteur, qui était la mère de la petite infirme dont il était question dans le bouquin s’appelait aussi Marguerite comme se prénommait la mienne. Le livre : Nancy l’ange envolé, de Marguerite Hamilton. C’est une biographie relatant toute les souffrances physiques d’une adolescente de 14 ans obligée de subir l’amputation de ses deux jambes alors qu’elle désirait si fort des souliers rouges. Cette enfant avait une patience et un courage extraordinaires et une philosophie à toute épreuve. Avant de mourir, elle a brillé pendant plusieurs heures illuminant la pièce où elle se tenait.
Moi aussi j’aime beaucoup les souliers rouges mais j’en trouve difficilement à ma taille. Et chaque fois je pense à Nancy Hamilton et à la phrase de l’archevèque de New-York disant :
“Quand vous voulez des souliers que vous ne pouvez avoir, pensez à ceux qui n’ont pas de pieds”
En d’autres termes il y a toujours quelqu’un de plus malheureux que soi et il y a toujours moyen de se sortir de toutes situations pénibles surtout que nous ne sommes jamais seuls.
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La Savane désolée n’est plus aujourd’hui qu’un lac salé, suite aux inondations. Elle a perdu ses cactus ; ces plantes à l’aspect rébarbatif et tortueux mais aux fleurs éblouissantes !
L’amour que mon mari porte à son coin natal aride et chaud a fait pousser un de ces géants Gonaïviens de la Savane à l’angle Est de notre propriété à Port-au-Prince.
J’ai déjà beaucoup dit sur ce cactus extraordinaire, mais ce matin sa somptueuse floraison m’inspire encore.
Ses fleurs, largement épanouies s’offrent simplement, généreusement aux multiples abeilles attirées par elles, tout comme l’amante qui aime sans restriction, se donnant pour perpétuer la vie sur tous les plans . Car un acte d’amour est un acte de vie.
A l’opposé, au coin Ouest près de l’entrée se dresse et s’étale un dattier, vestige de l’Avenue des Dattes des Gonaïves, ce quartier de la ville ainsi dénommé par la présence imposante de ces arbres du désert. Cet oasis béni a lui aussi disparu sous les eaux pendant plusieurs mois. Quand celles-ci se sont retirées, les quelques rares spécimens qui avaient résisté à la rage des constructions anarchiques ont péri.
Par bonheur, le mien produit des dattes au goût âcre si cher aux Gona?viens, si prisé par mon Gonaïvien !
La ville étouffait sous la chaleur intense de son climat désertique et la poussière de ses rues. Maintenant elle respire par à coup sous la boue et les immondices laissées par les dernières inondations.
La population survit en dépit de tout. Les jeunes ont à peine connu les dattiers et ne voyaient pas vraiment les cactus de la Savane Désolée quand ils la traversaient dans les bus cahotants et inconfortables, forçant à l’assoupissement comme à une fuite pour la survie.
Mon mari et un ami né le même jour que lui sont les deux Capricornes de sa génération à avoir survécu. Ils ont connu le meilleur et le pire de leur ville et continuent à lui restés fidèles car leurs liens avec leur patelin se sont d’abord liés au ciel et de ce fait, sont indissolubles.
Quand Gonaïves perd ses trésors, ils subsistent à la maison comme des piliers solides à l’Est et à L’ouest. Ces deux arbres ont été plantés par un homme simple d’esprit qui ne se faisait aucun raisonnement. Il ne savait sûrement pas que notre sous-sol est rocailleux, peut-être qu’il ne les aurait pas placés là où ils sont. Ces plantes désertiques savent comment se maintenir dans l’adversité d’un terrain. Néanmoins c’est par amour qu’ils existent chez nous. Aucun obstacle de résiste à l’amour. Il amène la vie, la joie et la santé, partout où il prend racine.
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UNE FEMME DEVRAIT AVOIR …
suffisamment d’argent à elle pour quitter la maison
et se louer un hébergement,
au cas où elle le souhaiterait ou en aurait besoin…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR …
quelque chose de parfait à se mettre sur le dos au cas où son employeur, ou … l’homme de ses rêves
voudrait la rencontrer dans une heure…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
une jeunesse qu’elle est heureuse de laisser derrière elle ….
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
un passé suffisamment juteux pour avoir hâte de le raconter durant son grand âge….
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
un tournevis, une perceuse sans fil, et… un soutien-gorge en dentelle noire…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
une amie qui la fait toujours rire… et une autre qui la laisse pleurer…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
un beau meuble qui n’a pas déjà appartenu à une personne de sa famille…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
huit assiettes assorties, des verres à vin sur tige,
et une recette en vue d’un repas
qui donnera à ses invités le sentiment d’être honorés…
UNE FEMME DEVRAIT AVOIR
le sentiment de maîtriser sa destinée..
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
comment tomber en amour sans se perdre elle-même
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
comment quitter un emploi,
rompre avec un amant,
et confronter une amie
sans gâcher l’amitié…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
quand il faut faire des efforts… et QUAND IL VAUT MIEUX PARTIR…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
qu’elle ne peut pas changer la longueur de ses jambes,
la largeur de ses hanches, ou la nature de ses parents…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
que son enfance n’a peut-être pas été parfaite, mais qu’elle est terminée…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
ce qu’elle est prête à faire ou non… pour l’amour ou autre chose…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
comment vivre seule… même si ça ne lui plaît pas…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
en qui elle peut avoir confiance
ou non,
et pourquoi elle ne devrait pas s’en tenir responsable…
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
où aller…
que ce soit à la table de la cuisine de sa meilleure amie…
ou dans une charmante auberge au fond des bois….
quand son âme a besoin de paix..
TOUTE FEMME DEVRAIT SAVOIR
ce qu’elle peut accomplir ou non dans une journée…
dans un mois… et dans une année…
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LA VIE !
La vie est une chance, saisis la !
La vie est beauté, admire la !
La vie est béatitude, savoure la !
La vie est un rêve ; fais en une réalité !
La vie est un défi, relève le !
La vie est un devoir, accomplis le !
La vie est un jeu, respectes en les règles !
La vie est précieuse, prends en soin !
La vie est richesse, conserve la !
La vie est amour, brûle à son feu !
La vie est un mystère, perçe le !
La vie est promesse, remplis la !
La vie est tristesse, surmonte la !
La vie est un hymne, chante le !
La vie est un combat, accepte le !
La vie est une tragédie, prends la à bras le corps !
La vie est une aventure, ose la !
La vie est bonheur, mérite le !
La vie est la vie, défends la !
Mère Thérésa
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Cela fait plusieurs années depuis que, conseillée par une amie j’achète des pastilles anti ravets appelées Konbat. Je trouve ce produit particulièrement efficace contre ces bestioles malpropres. Ces insectes laissent leur odeur sur tout ce qu’ils touchent même en un passage rapide. On ne peut ignorer qu’une nourriture a été visitée par un ravet, cette particularité a donné lieu à une insulte assez affligeante chez nous.
Evitez que l’on vous taxe de ravet, mais surtout que la dénomination ne soit pas vraie, car cet insecte gâte la nourriture à l’instar de la personne méchante et égocentrique qui met des entraves aux projets des autres et les “gâte” quand elle est incapable d’en réaliser.
Au coeur de cette “personne ravet” il y a un seul leit motiv :
“Je ne peux réussir, mais personne d’autre ne réussira. ”
Je tenais à vous expliquer pourquoi je ne voulais pas de cancrelas dans ma maison. Cependant je leur avais gentiment demandé de partir sans quoi ils seraient éliminés.Faute de coopération de leur part, j’ai dû utiliser le Konbat. Je n’en mettais pas dans la cour estimant que c’était leur espace et qu’ils avaient le droit d’y être.
Ainsi ce soir, je m’apprête à tuer une de ces bestioles dégoûtantes, quand elle devine mon intention avant le geste. Elle se précipite sous un meuble mais le trouve bloqué, alors en désespoir de cause elle se terre derrière un conduit hydraulique qui la met a l’abri de mes coups de pantoufles.
La petite bête résiste et ne bouge pas. Je trouve cette réaction si intelligente que je me mets à rire et à lui prêter un raisonnement. Alors je lui dis :
“Je n’insiste pas, mais si tu ne pars, pas tu n’auras pas une autre chance car demain je remplacerai toutes les pastilles anciennes par du neuf et je serai impitoyable.”
Je reste un moment à l’observer, et à constater qu’elle se résigne à sortir de son espace securisé après mon petit discours, étant assurée de ne pas rencontrer mon objet dangereux.
Chaque être doit respecter l’espace de l’autre, car tout un chacun a des droits mais aussi des devoirs et l’animal, si minuscule qu’il puisse être le comprend même en enfreignant cette règle.
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