Nous étions trois à parler des situations pénibles dans lesquelles parfois nous nous trouvions. La personne en face de moi me disait tout confier de ses tourments à son Dieu sinon elle craquerait. Cependant elle ne voyait pas la fin de ses problemes.
Alors m’est venue une attitude de ma mère qui me disait toujours:
“Quand tu pries, tu dois t’abandonner comme quand tu fais la planche dans l’eau. Laisse faire avec confiance car l’amour interdit le doute.”
Alors, j’eus l’idée de lui transmettre ce message qui m’avait fait du bien. Elle le reçu sans grande conviction, car elle s’attendait à ce que les gens qui l’entouraient puissent la comprendre et changer leur attitude envers elle, en particulier l’une d’entre elles.
Souvent nous sommes convaincus de notre légitimité dans une action, sans pouvoir nous sortir de la tête que la personne en face devrait faire des efforts pour accepter votre point de vue. C’est une attitude qui amène forcément des conflits.
Nous aboutissons à la conclusion que chacun de nous à le devoir de nous améliorer nous-mêmes sans vouloir changer les autres, qui sont à accepter tels qu’ils sont.
Nous en étions à ce point de nos échanges quand un jeune homme s’amena pour évoquer ses propres déboires et déclarer:
” Beaucoup d’écritures parlent de la seconde mort, qu’en est-il à votre avis ? Car la bible la considère comme une malédiction.”
Personne n’avait la réponse absolue, mais nous aussi nous savions pour l’avoir lue que la seconde mort amenait l’annihilation de l’individualité qui retournait à la source inconsciente de ses expériences de vie.
Le jeune homme de dire alors, s’il en est ainsi j’aimerais bien connaître la seconde mort, en dépit des écritures, car de mon point de vue cela doit être un anéantissement qui effacerait mes tourments me libérant de leur tourture.
Je lui demandai s’il avait entendu parler de la nuit obscure, épreuve terrible que les mystiques à un moment de leur vie connaissent et qui les jette dans les affres du doute. Epreuve qu’ils doivent vaincre seuls et qui amène parfois des années d’errance.
Tout comme pour la seconde mort, nous conjecturions tous sans nous donner aucune certitude exacte ni sur la seconde mort, ni sur la nuit obscure.
Néanmoins, le jeune homme malgré sa violente colère et son criant désespoir, se leva en disant :
“En tout cas, je n’aimerais pas mourir dans la nuit obscure !”
Il avait trouvé un mobile pour recommencer à vivre, à prier, et à chercher le Dieu de son coeur.
loading...
loading...
Popularity: 10%





Add A Comment