Archive for January, 2009
Il fut un temps au pays, régnait un dictateur mégalomane. Il n’aura pas été le seul mais il sera compté parmi les plus célèbres, pour ne pas dire comme le plus célèbre à demeurer dans la mémoire collective.
Son gouvernement a connu quelques réalisations dont les traces, exceptionnellement, perdurent, car en général nous faisons disparaître tout ce qu’un ancien président accomplit durant son mandat. Nous recommençons à chaque fois, car souvent c’est sous l’emprise de la colère populaire amenant des coups d’état que les gouvernement s’en vont.
Celui-là est mort tandis qu’il était encore au pouvoir, bien sagement; il a même eu des funérailles officielles. Ce fait constitue une exception car les deux mêmes cas historiques le précédant, ont eu des fins tragiques subissant la révolution. L’un s’est suicidé, l’autre a disparu dans son palais bombardé.
La puissance dictatoriale de ce président, dont je vais relater quelques anecdoctes, a subsisté plusieurs années même après sa mort.
A président particulier donc, faits extraordinaires. Parmi ceux-là, je vous citerai ceux que j’ai vécus de la force policière d’alors qui était constituée de soldats de l’armée nationale. En voici la première :
Nous nous rendions à Port-de Paix dans le Nord-Ouest. Tous les véhicules devaient être inspectés. Il fallait qu’à tout moment le président puisse personnellement repérer les opposants éventuels et les éliminer. Il recevait donc des rapports de tous les postes de police. Alors là, je me demande encore quelle tête il a dû faire en lisant celui nous concernant.
En effet, le policier l’avait rédigé sur une pelure de canne à sucre, seul moyen dont il disposait. Qui pis est nous dûmes lui fournir la plume. Je ne m’attarde pas sur l’orthographe de ce qu’il a pu écrire car c’était en général des quasi analphabètes qui étaient engagés sous les ordres des officiers.
Et même on a vu une sorte de sergent accédé au grade de colonel en l’espace d’une semaine. Chaque jour le président l’en dotait d’un. Mais comme c’était une première, les personnes encore sensées à ce moment historique se sont étonnées et ont protesté en silence sans pouvoir empêcher que d’autres cas semblables se multiplient.
Un des bénéficiaires de ces promotions intempestives a eu le bon sens et la sagesse de se réfugier dans une ambassade où les appels du président n’ont pu le déloger. Il est parti à l’étranger pour ne plus revenir. Une autre sera celle-ci :
Quand je passais au poste du Cap-Haïtien, la Barrière-Bouteille, ce que je faisais souvent puisque j’étudiais à la capitale, et revenais dans ma ville à chaque vacances, je m’amusais énormement à entendre les passagers du bus répondre n’importe quoi au soldat qui écrivait leurs noms dans un registre cette fois, mais, qu’écrivait-il? Des noms d’acteurs de cinéma, dont il n’avait jamais entendu parler, bien sûr.
Je suppose que le président en a eu assez un beau jour de lire ces listes fastidieuses et nous a laissé la liberté de rentrer chez nous sans inspection. Une liberté toute provisoire, car au moindre bruit de débarquement cela recommençait avec la même ténacité et dans la même incurie.
Les années n’ont pas amené plus de normalité, car quel n’a pas été mon étonnement de voir deux postes de police permanents établis dans des véhicules. Ce sera ma dernière anecdocte :
Les “pick-up” que je croyais en panne pour les voir chaque jour à la même place, cachant à peine des immondices entre leurs roues, abritaient des policiers qui s’y relayaient. Et comme je constatais une fois de plus la négligence et le peu de sérieux de la police, j’appris qu’elle changeait de zone de temps en temps. C’étaient donc des postes mobiles.
Je ne ferai aucun commentaire sur ces faits, je vous en laisse le soin chers lecteurs.
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Un dindon glougloute en échos réguliers au coq du quartier. De temps en temps un chiot gémit sous la douleur d’un coup de pied ou aboie pour réclamer un rien pouvant le contenter qu’on lui refuse. Comme il est tenace, il alterne gémissements et aboiements sur fond de glouglous.
Dans de courts espaces de silence, une modulation agréable se fait entendre. C’est un message intelligent qui ne se laisse pas perturber.
Sous ma fenêtre, un savonnage discret identifie celle qui m’offre son aide. Elle fait un lavage quasi permanent de linges toujours renouvelés. C’est par cette occupation qu’elle entame les premières heures de sa journée laborieuse.
Quelques voix font leur apparition dans le voisinage qui se réveille, tandis que les marchandes offrent leur marchandise avec leurs cris spécifiques.
Avec attention je perçois un lontain roucoulement, c’est sûrement mon colombin de passage.
L’eau revient dans le robinet de la cour en s’annonçant par des crachements et des gouttes giclant avec effort.
La porte à l’étage claque en grinçant. Une main impatiente l’a poussée. C’est peut-être quelqu’un qui n’est pas content d’aller au travail. Un travail si peu rémunérateur au regard des obligations qu’il impose ! Se dit-il… Peut-être. Néanmoins, ce job fait un chômeur de moins.
La chasse d’eau se manifeste ; une évacuation bénéfique vient d’avoir lieu. Dans la rue une voiture et son klaxon attire l’attention. La barrière d’à côté gronde sur ses gongs récalcitrants. Un moment plus tard la paille du balai chuinte sur le carrelage de la cuisine.
La vapeur bouillonnante qui indique que le café est prêt et son arôme, disposent au bien-être de la dégustation. Ce bruit particulier du percolateur est tout à fait dans la note de ce moment du réveil.
La moto pétaradante passant maintenant, est le signal que le soleil est bien présent. L’oiseau de huit heures chante au cadran, tandis que son camarade bien vivant lance un dernier trille avant d’aller ailleurs se trouver une subsistance.
Plus près de moi, le réfrigérateur ronronne doucement. Un petit déclic automatique libère la lavande embaumante. C’est le dispensateur de parfum, lui aussi bien présent.
Tout est donc en place dans le rouage de ce nouveau jour. Sous l’effet des rayons du soleil animant le cristal de mon merveilleux petit appareil, l’arc-en-ciel recommence sa danse joyeuse et silencieuse sur les murs de ma cuisine, mettant mon coeur en fête.
Ces divers bruits m’assurent d’être bien consciente de la vie et de ses manifestations en moi et autour de moi.
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Bonjour tous et beau moment présent. C’est la formule que j’ai empruntée à Joéliah un amour de lumière que je fréquente depuis de nombreuses années déjà à travers ses écrits.
Nous nous connaissons sur un autre plan de conscience, comme cela arrive à chacun d’entre nous de trouver une âme en concordance avec notre moi qui chemine avec nous vers la rencontre du Soi.
A travers les mots il y a le ressenti, la sincérité, l’amour et la fraternité qui s’expriment à un moment ou à un autre. Ce sont des perles brillantes qui roulent librement vers la main qui voudra bien en arrêter une et la garder.
La perle vous le savez, brille au contact de la peau qui la nourrit, elle doit donc être portée pour rester vivante. Aussi faut-il mettre celle qu’on a trouvé, sur son coeur pour qu’elle puisse continuer à briller pour le bénéfice des autres. En se faisant, celui ou celle qui fait ainsi rayonner sa perle se nourrit de sa beauté.
Je souhaite à chacun de trouver aujourd’hui la précieuse perle qui captivera le coeur.

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Il ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit celui qui le reçoit
Sans appauvrir celui qui le donne
Il ne dure qu’un instant
Mais son souvenir est parfois immortel.
Un sourire c’est du repos
Pour l’être fatigué
Du courage pour l’âme abattue
De la consolation pour l’âme endeuillée
C’est un véritable antidote
Que la nature tient en réserve
Pour toutes les peines.
Et si l’on vous refuse
Le sourire que vous méritez
Soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul, en effet n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne sait pas en donner aux autres.
Auteur inconnu
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