Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Archive for September, 2007

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Sep-20-07

Un urinoire en pleine rue d'Amsterdam

Posted by Nancy

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Sep-20-07

Peur (suite)

Posted by Nancy

Allons ensemble dans le passé, plus exactement trente ans en arrière, et vivons ensemble cette fameuse soirée de guérison.

J’étais à lire dans mon lit ce soir-là, comme chaque soir avant de m’endormir. C’est pour moi la meilleure façon jusqu’à présent d’attendre le sommeil. D’habitude je fais des mots croisés en alternance.

J’avais bien avancé dans le métier de mère avec mes trois garçons. Leur chambre, contigüe à la mienne, me permettait de les surveiller si l’un d’eux tombait malade ou s’il me fallait me rendre auprès d’eux rapidement pour diverses raisons possibles.

Je lisais donc calmement tandis qu’ils étaient sagement endormis. Mon mari était en voyage et ma servante chez elle. Bientôt j’entendis un léger chuchotement dans leur chambre. En un temps record je vis des voleurs s’apprêtant à nous attaquer mes enfants et moi.

En clair, mon âge, mes responsabilités d’adulte et de mère n’avaient en rien atténué ma peur de toujours. Mon imagination se mit à galoper avec frénésie, mon coeur s’affola et je sentis la folie m’envahir. En un éclair cependant, je ne sais comment, j’eus une lueur de raisonnement pour me dire que je ne me laisserai pas devenir folle sans en connaître la cause, ni me laisser tuer sans voir mes agresseurs. C’était la première fois que je permettais à ma raison de prendre le dessus sur ma peur.

Le résultat fut instantané, je me levai et marchai crânement et bravement vers la chambre des enfants, décidée à défendre ma vie de toutes mes forces que je sentais à ce moment titanesques et invulnérables.

Les supposés bandits étaient de tranquilles voisins qui chuchotaient pour ne pas réveiller les enfants, car nos fenêtres se touchaient presque. Cette constatation me fit entrevoir combien la peur était nocive et dangereuse la plupart du temps et je fus guérie. Je me promis que désormais je ferais toujours face à ce qui pourrait m’effrayer et je me défendrais si nécéssaire. Mais quelle qu’en soit l’issue, je ne laisserai plus jamais la peur contrôler ma vie.

Quand je repense à ce qui aurait pu être, je comprends pourquoi la peur occasionne tant de dégats chez les êtres. Elle empêche les relations harmonieuses car elle y apporte la suspicion. Elle occasionne des guerres puisque chaque autre est un ennemi potentiel. Elle empêche à la paix d’exister, elle nuit à la connaissance et entretient l’ignorance . Même les animaux deviennent dangereux par la peur !

Nous l’exprimons parfaitement ainsi chez nous :

” tout chen gennen mòde ”

( un chien mord quand il se sent coincé)

Vous qui avez encore peur, puissiez vous avoir la grâce de la libération. Avec mes meilleures pensées fraternelles à chacun de vous amis du net.

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Sep-19-07

Peur

Posted by Nancy

Petite fille je craignais beaucoup de choses : le noir, les bruits insolites, les formes bizarres, et encore plus,les histoires de loup-garou qui m’occasionnaient de grandes peurs.

Une amie plus jeune que moi me demandait de l’accompagner aux films d’horreurs interdits au moins de dix huit ans. Comme elle était aussi grande que moi on nous prenait pour deux grandes, sans vérifier nos âges. Mais je ne lui faisais pas ce plaisir souvent, car je n’aimais point ces films et je restais les yeux fermés toute la durée de la projection et elle-même ne regardait les images que d’un oeil. Je n’ai jamais compris l’attrait de ces images hideuses sur certaines personnes.

Cependant la dernière fois que je vis un film de vampire, je ne puis plus jamais regarder une chauve-souris, sans trembler, et sans tenir mon cou. J’abandonnai mon bébé premier-né et me réfugiai dans la chambre de ma mère quand, au cours de vacances chez elle, une chauve-souris vint échouer devant mon lit. J’ai eu des remords, je me suis sentie misérable, mais aucune attitude correcte ne me fut possible lors.

Comme toutes les peurs, les miennes étaient bien sûr irraisonnées. Il m’arrivait de mouiller mon lit au cours de la nuit parce que j’avais peur de me lever et d’aller aux toilettes. Pourtant, sitôt mouillée, j’oubliais ma peur pour aller quérir un vêtement sec, car je détestais sur mon corps du linge mouillé.

En grandissant j’essayais avec courage de me débarrasser de la peur sans succès. Je me souviens parfaitement et avec honte que je grimpais sur une chaise dès que je voyais un rat se promener dans la cour, même si j’étais à l’étage très loin de lui. Certaines nuits j’entendais des pas monter l’escalier et je tremblais de frayeur, m’enfouissant sous mes draps. Mais au matin j’entendais dire que les rats sautaient les marches une à une donnant l’impression d’une personne. Cela ne m’empêchait pas de continuer à trembler chaque fois que je les entendais.

J’habitais une grande maison traditionnelle de la ville du Cap-Haitien où je suis née. Comme la plupart des maisons de la ville, elle était en pin, entourée d’un grand balcon extérieur et d’une cour intérieure avec un puits d’eau douce. Ce bois de la famille des conifères se dilate et se rétracte sous l’effet de la chaleur ou du froid. La nuit donc, toute la maison craquait, mais de telle façon que j’étais certaine que des gens, marchant à pas feutrés, arrivaient pour fomenter un vol ou une attaque. L’imagination aidant, je vivais des scènes horribles, les unes plus terribles que les autres.

Bien qu’elle ressemblât à toutes les maisons de ma rue, il lui manquait les persiennes. La nuit, mes parents gardaient les portes ouvertes. Mais sans les persiennes, nos regards plongeaient directement dans la rue et la lumière des lampadères éclairaient partiellement l’intérieur créant des ombres parmi le linge accroché aux patères. Si je me réveillais je voyais des personnes se cacher dans chaque coin de la chambre.

Je passais rarement une nuit sans me réveiller. C’était, soit à cause d’un bruit ou d’un besoin ou parce que j’avais soif. J’ai gardé le sommeil léger, mais je suis arrivée à me débarrasser de ma peur. C’est de cette délivrance que je voudrais vous parler, car bien qu’elle ait été rapide, elle fut définitive. (à suivre)

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Sep-17-07

Paix

Posted by Nancy

Désirer la paix pourrait-il être un concept qui préconiserait la guerre? On part en guerre contre la guerre, où serait donc la différence entre ceux qui se battent pour la guerre ou contre elle, ne se battent-ils pas tous ?!

Partage

Amitié

Idéal commun

Xénophobie transformée en amour

Avec cela serions nous plus près de notre désir de Paix ?

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Sep-16-07

Mousse

Posted by Nancy

Aussi légère dans la main que sur la langue, savoureuse pour le goût, douce sur la peau, onctueuse et parfumée; telle est la mousse.

Qu’elle soit une patisserie ou un accessoire de beauté, elle est toujours agréable. Qu’elle sort de la bouteille à pression ou qu’elle monte sous la batteuse, elle ravit tous les sens. Les enfants comme les adultes l’aiment ou plus précisement les grandes personnes au coeur d’enfant, capables de s’extasier des choses simples comme l’est la mousse.

Car quoi de plus émerveillant que cette technique qui rend une préparation liquide en mousse ! Le liquide devient léger tout en étant ferme, il blanchit pour ressembler au nuage ou à la neige. Les molécules restent en cohésion suffisamment longtemps pour la dégustation ou l’application sur les cheveux et la peau.

Et la magie continue sur la langue et sous la main !

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Sep-14-07

Decouverte

Posted by Nancy

Je m’apprêtais à monter en voiture quand je les vis. Ils étaient une dizaine, peut-être un peu plus, groupé au pied du petit arbre marquant l’extrémité de la propriété.

Plus surprise moi-même qu’ils ne l’étaient à ma vue, je les observais intriguée. Que faisaient-ils là ? Pourquoi avaient-ils l’air si habitués aux lieux alors que je les voyais pour la première fois ?

Ils se mirent lentement sur les bords laissant la voiture passer. Puis, sans plus se soucier de nous, ils s’adonnèrent à leurs propres affaires. Je continuais de les regarder à travers les vitres du véhicule, m’interrogeant encore sur la raison de leur présence et leur provenance.

A leur allure et leur aspect on s’attendrait plutôt à voir cette espèce aux bords des rivages ou des berges. D’un même blanc, ils s’attelaient avec des gestes identiques et une pareille résolution à fouiller l’herbe à leurs pieds. Ils semblaient trouver quelque chose à leurs goût car ils manifestaient leur contentement par de petits grognements significatifs.

Je les perdis au tournant mais je restais abasourdie devant l’énigme auquel ils me soumettaient à leur insu.

Autour de moi, personne ne pouvait les identifier. Alors je m’adressai à Google par le biais de l’internet. En essayant de faire ma recherche à partir de ce que je devinais ou connaissais, je finis par trouver l’image de mes visiteurs du matin.

J’appris leur présence constante dans les régions tropicales d’Amérique où ils ont leur habitat. Ce sont des êtres à l’esprit grégaire et sociaux. Ils se nourrissent d’insectes et de vers vivant dans l’herbe de la plupart des cours et jardins. Ils étaient donc tout à fait à leur place près de chez moi et leur placidité tout à fait expliqué. Ils aiment bien les écrevisses et les petites grenouilles également.

Ils étaient donc des compatriotes ignorés ces ibis blancs. Si longtemps que je vivais dans la région sans jamais les rencontrer ! J’aurais pu être désolée si je n’avais eu ce matin la grâce de leur présence. Par chance je les revis le lendemain. Leur nouvelle visite me prouvait leur pardon à mon égard de les avoir ignorés jusqu’ici.

On vit ainsi avec des gens dans le même quartier, souvent sans les connaître ni même sans jamais les voir ! Cette indifférence anormale envers nos pareils n’était pas toujours de mise. Nous ne prenons plus le temps de vivre et de savourer les instants . De découvrir notre environnement et d’en apprécier les valeurs. A quand le retour du vwazinaj se fanmi (Les voisins sont la famille) avec lequel j’ai grandi dans notre beau pays !

J’ai eu la joie de découvrir l’ibis blanc, puissiez vous chers amis faire également une découverte agréable qui vous ravira le coeur pour longtemps.

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