Archive for August, 2007
Berlin est désormais sous verre; impressionnant et froid. Toujours à ressasser les souvenirs de guerre et à vénérer un bout du mur de la honte qu’il offre comme attraction aux touristes.
La promenade sur le Rhin garde un certain charme avec quelques édifices majestueux de style baroque, des arbres et ….une plage amenagée pour la saison sur l’une des rives. Les Berlinois sont heureux de s’y dorer et de proposer aux passants leurs chateaux de sable bien réussis. Peuvent-ils s’y baigner ? J’en doute, cependant en acceptant ce que la Nature leur a donné, leur intelligence a fait le reste. A mon avis c’est l’une des façons d’être heureux.
A Cologne la cathédrale réunit à elle seule tout l’intéret de la ville. L’édifice est d’une telle pureté de style et d’une telle finesse! C’est une immense dentelle de pierre. Malheureusement l’ambiance n’est pas au recueillement et aux abords toutes sortes de petits magasins ont envahi l’esplanade qu’on emprunte pour y accéder.
Cependant quand les travaux de réfection seront achevés j’espère que la belle cathédrale redeviendra un lieu de culte plutôt qu’une visite touristique.
Dresden qui a été la dernière ville allemande à être visitée offre aux touristes beaucoup plus de beautés et d’authenticités, bien qu’elle ait été entièrement reconstruite après la guerre, elle n’a rien perdu de son cachet original.
Vienne, comme toutes les grandes capitales d’Europe désormais, reçoit volontairement ou non des immigrés de différentes nationnalités. Ils lui apportent bien sûr leur désordre et leur négligence mais aussi leur courage pour travailler souvent à des tâches ingrates. Néanmoins, que les habitants soient en certains endroits bruyants ou soucieux, calmes et sereins à certains autres, ils n’influencent nullement la paix et la sérénité qui se dégagent des merveilleuses maisons et de la ville elle-même.
Sissi est toujours présente dans le coeur des Viennois et des touristes. A Schöbrunn son merveilleux palais, elle occupe une grande place. Elisabeth de Bavière n’est pas morte et avec elle, continue de vivre aussi l’actrice Romy Schneider qui a su si bien l’incarnée. Tant et si bien, qu’elle a vêcut également le drame de perdre un fils aimé. Les deux femmes ont succombé pareilles à leur chagrin.
Avec ou sans soleil, dans la brume ou la clarté, Vienne est belle, de cette beauté intérieure que recèle les belles âmes.
Amsterdam s’est encanaillée ! Partout le désordre et la saleté. Les moeurs dissolues s’étalent sans discrétion. Plus besoin d’aller sous les vitrines dans la zone rouge, les filles sont accessibles à votre portée et les hommes aussi. Et pour comble, le cannabis figure sur les objets souvenirs comme symbole de la ville !
Par contre La Haye garde son calme et sa dignité. La ville au tribunal international ne s’est pas laissée influencée par sa compagne tapageuse. Delft perfectionne encore plus son art centenaire de la porcelaine et Madurodam la ville miniature est toujours étonnante.
Bruxelles répare et nettoie ses monuments comme partout ailleurs en Europe. Les chantiers et leurs grandes grues cassent un peu les photos que l’on voudrait parfaites, pourtant sa beauté et son atmosphère sont intactes. L’hotel de ville de la grand-place domine avec sa tour de dentelle devenue blanche depuis les nettoyages. Une note différente qui n’a pas ajouté grand chose à sa splendeur d’antan. Les gauffres, les spéculoos, les couques et le chocolat Côte D’or régalent autant les gourmands.
Les grottes de Han sur la Lesse attirent juste ce qu’il faut de monde pour les entretenir. Elles sont pourtant assez surprenantes ! Elles s’étalent sur plusieurs kilomètres de large et plusieurs mètres de profondeur, traversées par une rivière souterraine assez impétueuse par endroit. Ses pièces de stalactites sont impressionnantes ainsi que ses voiles de pierre. Le coup de canon qui termine la visite donne la profondeur des voûtes répercutant le son. Un spectacle son et lumière vous plonge dans la matrice réconfortante de notre mère la Terre. L’homme a su conserver son patrimoine et l’aménager pour le plaisir des visiteurs. Dommage que les touristes ne respectent pas toujours ces lieux. Han, petite ville belge, sera surtout choisie par les amoureux de verdure, de calme et de curiosités naturelles, sans oublier les montagnes et les forêts que l’on découvre dans les Ardennes.
Si vous y allez un jour, laissez-vous imprégner par l’atmosphère particulière de l’église Notre-Dame; soyez émerveillés par le tour safari avec ses animaux de réserve, mais surtout, surtout pas, ne ratez pas votre bus! Un seul taxi dessert toute la région. Le patron est des plus enjoués, très bavard, très disponible. Mais, son compteur est rapide et facilement vous pouvez avoir un début d’arrêt cardiaque quand il vous mènera à la gare pour 50 euros presque, alors que vous n’aurez que ce dernier billet en poche justement. ( à suivre)
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Depuis quelques jours, je n’ai pas eu la possibilite de vous écrire. Etant en voyage, je me déplace, et les horaires ou les opportunités ne sont pas toujours évidents.
Ce matin j’ai l’occasion de partager avec vous, chers amis, un sujet dont j’ai eu l’occasion d’entendre longuement parler. Il s’agit de l’ego. Ce double de nous qui va toujours à l’encontre de ce qui est bien pour nous, mais qui emploie tant de ruses pour nous convaincre du contraire, que nous nous enfourvoyons régulièrement nous mettant ainsi entièrement sous son contrôle. L’Ego est l’entrave qui nous emprisonne dans l’illusion d’un comportement légitime, nous mettant dans le rôle d’une éternelle victime, accusant sans cesse les autres de nos malheurs. Ainsi, nous accusant l’un l’autre, aucune véritable introspection n’est possible et nos relations humaines sont la plupart du temps pourries avec pour résultat un monde d’aigris.
Comment nous délivrer de cet ego nuisible à notre avancement et à notre épanouissement réel ?
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Un message à la mer
Une bouteille qui se perd.
L’incrédule le pensera
Cependant le coeur saura,
Que dans l’immensité
Le secours désiré
Va se manifester.
Une pensée dans l’infini
S’en va sans but précis
Pourtant la recevra
Une âme qui comprendra
Sa belle mission d’aider,
Sans vouloir demander
Un quelconque retour,
Avec tout son amour.
C’est pourquoi la bouteille
Confiante dans son sommeil
Souriante au réveil
Atteindra sûrement le port
Que lui réserve le sort
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Bonjour les amis, je crois avoir déjà partagé avec vous mes réflexions sur les subtilités de certains mots anglais, je m’abstiens de parler de la langue tout court ne la possédant pas suffisamment, traduisant des émotions et des vérités, que je ne retrouve pas dans le français par exemple.
Mais ce dimanche, il me vient à nouveau l’anglais qui appelle ce jour “the sunday”, sun soleil, day jour, donc le jour du soleil. Et je me dis que ce n’est pas un hasard si beaucoup de religions ont choisi ce jour, du moins en occident, pour aller à l’église et glorifier leur Dieu. Depuis l’Antiquité, les peuples ont venéré le soleil, comme un dieu bienfaisant, puisque toute la vie dépend de son rayonnement. Sans aller jusqu’à la vénération pour notre astre superbe, je pense que le jour du soleil, le “sunday” est une bonne occasion chaque semaine d’en gratifier ses bienfaits, de s’exposer à ses rayons pour se régénérer, comme le fait si bien les animaux quand ils sont malades. Les bains de soleil sont connus pour leurs effets guérisseurs pourvu qu’ils soient bien dosés.
Je vous souhaite un heureux, bienfaisant et régénérateur SUNDAY. Puisse le soleil vous apporter tout ce dont vous avez besoin pour votre santé.
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Service et Merci
Ce matin en me réveillant, j’ai été nourrir les canaris de la maison et le petit poisson combattant. Les oiseaux ont émis un cui-cui différent de leurs pépiements habituels et mon cœur a su qu’ils me remerciaient. Tandis qu’Alexander le poisson qui se gonfle à la moindre approche d’un doigt à travers son bocal, m’a regardée avec acceptation. Dans ce regard silencieux, j’ai aussi reçu un merci.
Le rosier à l’entrée, fleurit à chacune de mes visites. Cette fois encore il m’a offert son unique rose, puis il s’est dépêché de renouveler activement son feuillage. C’est sa façon de me renvoyer l’amour que je lui prodigue et m’en remercier. Ces gestes affectueux de ses êtres autour de moi m’ont ramenée à mes frères humains pour constater leur attitude négative souvent l’un envers l’autre, avec des fois une certaine hostilité. Ils traversent leurs instants avec un tel souci de gagner de l’argent !
Ils en ont toujours envie et même d’une façon compulsive ! Cette âpreté à vouloir en gagner les dispose à considérer les dépenses comme un manque à gagner bénéficiant injustement à l’autre. L’objet de leur désir ou de leurs besoins doit donc coûter le moins cher possible avec la meilleure qualité qui soit. S’établit ainsi une lutte insidieuse envers l’autre qui devient l’ennemi potentiel à rouler avec une douceur hypocrite ou des ruses malicieuses.
Cependant, quand ces hommes et ces femmes de la planète s’approvisionnent dans certains milieux restrictifs comme les supermarchés, les magasins chics et autres… Ils enragent de devoir céder et transportent chez eux leurs aigreurs. Peut-on s’attendre à un merci de la part de ces humains ?
La nourriture préparée à leur intention leur est due, le silence affectueux de leurs gosses obligatoire, et l’argent ramené à la maison va de soi. Aucun merci pour l’ouvrier qui a exécuté un ouvrage non plus ; n’a-t-il pas reçu l’argent demandé ?
Ceci me porte à réaliser, comment nous associons le service invariablement à l’argent. Nos remerciements iront plus spontanément à ceux qui ne demandent rien pour leur service. Les autres n’ont besoin de rien d’autre, car ils sont rémunérés. Il y aura bien sûr une formule polie accompagnant leur salaire à laquelle on n’accordera aucune importance et même on lui ajoutera en silence ou non : vous ne m’avez pas rendu service vous avez été payé.
L’habitude de remercier ma servante pour la nourriture cuisinée m’a été inculquée lors d’un séjour chez les parents d’une compagne de classe. Après le dîner pris en famille, tout le monde remerciait la cuisinière. Pourtant c’était une salariée ! Mais elle méritait bien plus.
Alors que ces petits êtres qui m’ont remerciée ce matin ont été si spontanés et si vrais ! Et dire que nous les considérons comme nos inférieurs ! Nous aurions intérêt à suivre leur sagesse et leur amour inconditionnel. Quel plus merveilleux pourboires que leurs mercis !
En fait, le service, qu’il soit payant ou non est un échange non monnayable pour ce qu’il offre.
En voici un exemple :
Vous désirez une montre, pour son usage pratique mais aussi pour l’assurance qu’elle vous procurera. Pour la joie de posséder un objet convoité. Arrêtons-là les avantages psychologiques et pratiques que cet objet-bijou aura la possibilité de satisfaire, la liste en serait trop longue. Après quelques mois, vous voilà en train de vous l’approprier avec votre monnaie d’échange. Dès qu’elle touchera votre poignet, l’émotion sera indescriptible et c’est avec votre cœur que vous en ressentirez les bienfaits. Croyez-vous que c’est seulement l’argent qui vous a procuré cette joie ! Le pourrait-il ? J’en doute. De plus, que faites vous du sourire offert par le vendeur en se mettant à votre service, anticipant ainsi sa participation à votre contentement ? L’argent, là encore n’a pas sa place avouez-le. Je sais bien que les sceptiques justifieront leur attitude en la croyance que l’amabilité est conditionnelle. Pourtant ils sauront bien faire la différence car leur cœur le leur dira.
Nonobstant cette obstruction possible, je verrai plutôt l’argent comme un outil indispensable au service. Envers vous d’abord, puis vis-à-vis du vendeur et en dernier lieu au propriétaire du magasin.
Est-ce donc si difficile de voir d’abord le service autour de soi ? Vous est-il impossible de vous réjouir d’avoir été l’artisan du bonheur de l’autre, si infime que puisse être votre part !
Offrez-donc votre rose avec votre cœur pour dire merci, non seulement quand vous recevez mais aussi quand vous donnez, car c’est encore une joie de pouvoir le faire. Le monde n’en sera que plus beau.
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