Archive for May, 2007
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Aujourd’hui, ramène la commémoration d’un événement important chez nous : la fête du drapeau. Mais au lieu de rester devant la télé à regarder les danses et autres manifestations patriotiques se déroulant devant le palais, quelques amis et moi avons décidé de nous rendre à Jacmel. C’est une ville charmante qui rappelle certains quartiers de Canne avec ses rues en escaliers. Les rues sont propres et les maisons coquettes j’ai ramené des photos pour vous donner une idée du style particulier des maisons, du paysage verdoyant et d’un échantillon de rue en escalier.
Cependant mon idée en vous écrivant n’est pas de parler de Jacmel mais d’un léger incident qui m’a portée à réfléchir sur le sens de notre fête nationale. Nous étions donc à la sortie de Léogane quand une patrouille de deux hommes de la Minustah, nous arrête et demande ses papiers à notre ami qui conduisait. L’un des deux fouille la voiture tandis que l’autre s’en va avec la carte d’identité. Et nous de dire : “Il a été vérifier ses data base ou au contraire noter les informations sur son data base “. Les deux hommes portaient des masques de protection que l’on voit parfois à certains ouvriers. Je suppose que c’était contre la poussière. Ils ne s’exprimaient correctement bien, ni en créole ni en français. A peine s’ils baragouinaient un semblant d’anglais. En réalité il s’exprimaient par gestes. Après de longues minutes ils rapportèrent la carte et nous laissèrent passer.
J’ai trouvé incongru d’avoir été obligé d’obéir à ces étrangers dans mon propre pays le jour de la fête du drapeau ! ! Quelle était la vraie raison politique qui nous les imposait ? Ils servaient les intérêts de qui vraiment ? Pourquoi cette fouille ridicule sans objet et surtout sans compétence ? C’est la première fois que nous avons été arrêtés par ces soi-disant policiers ou soldats de la Minustah. Est-ce un prémisse de quelque chose qui est déjà un fait mais à laquelle personne n’ose croire ?
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“C’est une espèce
De mulâtresse !”
C’est avec ces mots
Qui me blessent
Que tu me mets dans le lot
Des parias ; haïs
Des frères et honnis
Qu’ils soient noirs ou blancs.
Je suis sur le banc
Des accusés, seule
Subissant comme l’aïeule
L’ostracisme des miens
Avec venins et dédains.
En quoi suis-je coupable ?
Si les entrailles noires
Ont été capables
De me vouloir
Pensant s’acheter
Une sorte de liberté !
Si du blanc la semence
Ne fut éjaculée
Que pour soulager les sens
Attisés par la nouveauté !
Dois-je encore et toujours
Dans l’opprobre vivre
Sans amis, sans amour
Pour en fait… ne survivre ?
Que je sois au pays
Ailleurs où en société,
Je suis dévisagée
Maltraîtée, avilie.
Partout l’hostilité.
Je suis prise entre l’envie
La colère et le mépris.
Arrêtez enfin! Comprenez,
Vous et moi avions fait l’objet
D’intérêts politiques,
Joués par de sales pratiques.
Arrêtez enfin pour nous aimer !
Laissons le passé dans l’oubli.
Ma couleur me trahit,
Mais, qui sait frère noir
Si du sang de blanc
Ne se mèle dans tes artères ?
Vivons en paix sur notre terre
Oublions les querelles d’antan
Nous avons assez souffert !
La grande réconciliation
N’est-elle pas la meilleure aspiration ?
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référence Pluriel Magazine
C’est peut-être une exception mais nous avons intérêt à généraliser cette attitude dans le bien de notre nation. Comme par coïncidence j’ai trouvé l’article tout de suite après ma lecture sur pikliz.com du texte I don’t look Haïtian que j’ai traduit en français pour vous chers amis francophones.
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Je suis un nuage, un petit
je flotte au ciel de ton pays
Sur les ailes argentées du vent
Me pliant à l’humeur du moment.
Certains jours je suis léger, léger…
Chatouille le malfini, le ramier.
Parcoure tes montagnes et ruisseaux
Rêvassant béat au fil de l’eau.
D’autres fois, je porte du noir,
Noircis le midi comme au soir.
Puis sur tes plaines je crève
Pour déverser sans réserve
Ma pluie bienfaisante
Sur la terre, les plantes.
Quand je revêts du blanc lumineux
C’est ma parure des jours heureux
Le ciel en fête brille de mes atours
Et célèbre en fanfare l’amour.
Regarde là-haut vers moi
Je suis toujours là pour toi.
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