Archive for May, 2007
Cela faisait plusieurs mois qu’il était entré en sommeil et je me demandais pourquoi ce long silence!
Pas de fleurs, mais de nouvelles branches quand même. A force de m’interroger, je finis par comprendre que c’était à lui de me répondre et je me mis à son écoute. Alors il me dit : “Coupe-moi quelques branches, elles me fatiguent, je n’ai plus la force de préparer une floraison “.
Je fis comme il me le demandait, et en voici le résultat, il déborde de fleurs de partout !
Les plantes nous parlent dans leur langage inarticulé, les animaux eux-aussi s’adressent à nous. Si nous prenons la peine de nous lier à la grande Energie qui nous habite tous, nous décodons leur langage plein d’amour envers nous.
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Jodi-a se fèt tout manman
Gen lan yo kap jwenn flè
Gen lot yap bay konpliman
Ak kado, ak respè.
Men, manman andeyò yo
Konbyen nan nou kap sonje yo ?
Yap redi san kanpo,
Anba soufrans, anba kou.
Se yo ki pou charye dlo,
Lan jaden, yo la depi li jou,
Lan mache se yo ki la,
Lè yo mare tòkèt-la,
Chay-la dèyè san poze
Lajounen kon lan nuit, yo toujou dispoze
Pou pitit epi pou nonm ki la, pafwa.
Fanm peyi’m ! nou gen lafwa
Nou krè lan efò san rete
Pou piti nou gen manje
Pou yo konn li pou yo rive lwen.
Tankou nou, nan pwen.
Tout kè nou, tout trip nou
Se pou pitit nou yo, san anyen pou nou.
Nou pa chik, nou tou bònman
Men, tout bon vre nou se manman !
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Pour avoir fourni sans restriction votre courage
Pour vos luttes quotidiennes immenses
Je vous offre ma reconnaissance.
Pour les larmes solitaires et les moments de rage
Les humiliations, les renoncements
Je vous offre mon coeur aimant.
Avec respect, je vous dis merci.
Merci d’être le sang de notre pays.
Merci pour les fils et les filles élevés,
Avec beaucoup de fierté.
Vous avez fait l’histoire d’Haïti dans l’anonymat
Les rares qui le savent ne le disent pas.
Sans votre amour, que serions nous ?
Ma voix et celles de tous montent vers vous
Pour enfin clamer sans risque d’erreur
A tous les échos, à travers les mers
Sous tous les cieux sur toutes les terres
Que vous êtes uniques, dignes de notre amour !
Nous vous honorons en ce jour.
Pardon de vous avoir méconnues,
Pardon de n’avoir pas su
Que vos sacrifices qui nous ont propulsés
Dans une societé où vous étiez surtout évincées
Méritaient plutôt notre gratitude.
Nous vous faisons une promesse avec certitude,
Celle de vraiment vous aimer, vous aimer !
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Un animal chagrin ? Quelle blague !
Vous ne me croyez donc pas ?
Vous pensez bien sûr qu’un chat,
Hormis son amour des rats,
N’éprouve aucun autre sentiment ?
Et pourquoi alors ces déchirements
Qui tous les jours viennent par vagues
De désespoir, suppliciant le coeur ! ?
Tandis que sa mère agonisait,
En vain il criait, appelait…
Maintenant il refuse son malheur.
Il cherche obstinément cette odeur
Persistant dans les coins familiers.
Il n’accepte pas d’être abandonné,
Il gémit après celle qui est partie
Tout comme le ferait un enfant,
Car lui aussi est un petit,
Désormais orphelin
Avec un gros chagrin.
Dès mes premiers mouvements au matin,
Il miaule, espérant qu’au déjeûner
La mère reviendra enfin.
Sachant que je sortirai
Pour lui donner la pâtée,
Il viendra dans la chambre la chercher
Puis fera dans la cour une tournée.
Cette recherche constante
Dure depuis plusieurs mois.
C’est une peine lancinante,
Qui trahit un grand émoi
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Une rue à part, très peu fréquentée.
C’est là qu’elle continue d’exister.
Je me l’imagine dans sa gloire
Lumineuse et parée certains soirs,
Accueillant de riches invités
De la société privilégiée …
Les matins d’été ont dû la voir
Rutilante de soleil ; à croire
Qu’elle le portait en elle
La rendant tellement belle !
Le vent iodé de la baie,
Sans contrainte pénétrait
Par les ouvertures des balcons
Vibrant dans les persiennes du salon.
Je crois qu’elle abritait des enfants
Espiègles, aux jeux turbulents.
Elle devait être la reine du quartier
Quand celui-ci était très animé !
” La maison triste aux yeux fermés “
Pourrait maintenant la dénommer.
Mais comme une aristocrate ridée
Toujours digne, même en étant fanée,
Elle offre aux rares passants sa fierté.
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