Archive for April 27th, 2007
Après quelques jours d’absence, je suis rentrée chez moi. J’y ai reçu un accueil chaleureux. Chacun s’est efforcé d’aller au delà de lui-même pour me faire plaisir. Je crois que les murs ont chanté pour célébrer mon retour. Où peut-on être mieux quee chez soi?!
Pourtant, il y en a qui choississent de ne pas en avoir. Ils préfèrent les murs de vent et le plancher de bitume. Ils se délectent dans les problèmes et la crasse, se sentant confortables dans les odeurs moites et putrides de leur corps sale. Y ont-ils pris goût par paresse, désespoir ou masochisme ? Qui le saura ? Ne me dites pas que ce n’est pas de leur faute et que c’est le sort qui leur a été contraire ! Nous avons tous la responsabilité de notre vie. A cela, il n’y a pas d’exception. Même dans les pires situations, même en état de faiblesse morale ou physique, l’être humain a la capacité de choisir et d’agir en fonction de ses choix.
Ceux qui préfèrent mendier, s’offrent de l’alcool ou une cigarette, du pain parfois quand la faim les tenaille trop. Ils savent comment forcer la sympathie, ils font du chantage sentimental, car ils ont choisi de se jouer de votre sensibilité pour obtenir pour rien ce dont ils ont besoin. Ils n’utiliseront donc pas l’argent qu’ils obtiennent pour se laver. Les habitudes pernicieuses sont vite prises et bien vite, le cerveau n’est plus gêner par l’urine nauséabonde qui croupit dans un coin. On l’accepte aussi facilement qu’un défaut ou un vice que l’on a installé en nous avec complaisance.
Au début on se sent coupable, puis bientôt on explique et justifie. C’est ainsi que l’on arrive à trouver normal de subtiliser des articles dans un magasin ou ailleurs pourvu que l’on ne soit pas vu. Et l’on se convainc qu’il s’agit de se servir, voler étant employé pour traduire le fait que l’on soit pris la main dans le sac. Les orgies deviennent acceptables puisque le plaisir est légitime. Avec de tels moyens de persuasion, on descend jusqu’au fossé ou l’on se vautre. Mais il a toujours été question de choix. Il est confortable d’accuser le sort, les autres ou les parents, mais en définitive ce sont des attitudes de fuite. Je refuse de croire que c’est normal de s’entourer de laideur et de médiocrité sous prétexte qu’on n’a pas de chance.
Je me souviens d’une famille de douze enfants où la mère achetait un vêtement pour deux suivant les tranches d’âge. Beaucoup de commodités et de nécessités manquaient ; pourtant, la propreté règnait dans le moindre recoin. La gaieté était la règle d’or, à laquelle rarement on désobéissait et pour un laps de temps très court. Sur la table à manger souriaient des fleurs, heureuses de partager la présence des membres de la famille. C’étaient des hibiscus restant ouverts toute la matinée, sans eau. Cette particularité permettait des arrangements floraux dans des contenants petits ou grands en bois ou en papier. Chacun avait à tour de rôle la responsabilité de ces fleurs qu’il arrangeait suivant sa propre création artistique. Ces fleurs symbolisaient pour moi, le choix de cette famille de vivre dans l’amour, la joie et la beauté. Il faisait bon vivre dans cette famille comme il fait bon chez moi grâce à ces hibiscus de ma jeunesse.
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