Archive for March, 2007
Hier soir, mon petit-fils a passé la nuit près de moi. ce n’est pas la première fois que j’ai ainsi un des petits avec moi. Cependant j’ai pris conscience seulement hier, combien cette expérience peut-être enrichissante. Dans un premier temps, on fait un retour dans le passé; ce petit être confiant abandonné dans son sommeil est la merveille que le miracle de la vie nous a permis d’avoir. Puis on retrouve dans les traits, cet apport nouveau qui met une note différente mais qui est toujours une part de nous-mêmes. Nous sommes la mère et la grand-mère tout à la fois avec un sens plus aigu de notre responsabilité, mais aussi plus de tendresse et de douceur dans les rapports, car nous ne sommes plus éducatrices, mais gardiennes attentives.
Ces petits êtres occupent toute la place dans nos vies quand ils y sont. La première manifestation de leur présence, est ce moment inoui où ils commencent à bouger en nous. On se dit : là, plus de doute, je participe à quelque chose d’immense ! J’ai donc refait le voyage intérieur tandis que je regardais dormir ce petit bout d’homme et, d’images en images, de souvenirs en souvenirs, de réflexions en réflexions je suis arrivée à ce nouveau neveu que le ciel vient de m’accorder : un enfant abandonné par sa mère. On pourrait se demander pourquoi cet abandon? Mais là n’est pas l’objet de mon entretien avec vous. Les causes sont aussi multiples que les femmes peuvent l’être dans leurs agissements. Nous ne les jugerons pas. Ce petit garçon de mon frère donc, a les pieds bots. Il subira une intervention risquée, néanmoins il est aimé pour ce qu’il est. La mère porteuse avait achevé sa mission, le relais étant assuré. A l’âge ou ma belle-soeur pourrait être grand-mère, elle recommence à pouponner. L’appel de l’enfant a été le plus fort et les liens de l’amour déjà retenaient.
Ce qui m’amène à comprendre enfin ce que j’ai maintes et maintes fois entendu sans jamais en saisir vraiment le sens : il y a plusieurs sortes de maternité. Tant que l’on vit on expérimente, on apprend. Rien n’est jamais tout à fait acquis, il faut encore et toujours creuser à l’intérieur de soi pour trouver des réponses qui seront vraies jusqu’aux prochaines nouvelles vérités.
Voilà chers amis ce que j’ai voulu partager avec vous aujourd’hui. Jusqu’à notre prochaine rencontre, portez-vous bien. Je vous souhaite d’aimer avec des yeux neufs. Cette journée est un cadeau de la vie, appréciez-le pleinement.
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Installée devant mon pc pour vous écrire un petit mot, je constate que mon appareil affiche 7h39. Je m ‘en étonne car ma montre, ainsi que mes deux réveils marquent 6h39. Que se passent-ils ? Personne n’a touché au système que je sache ! Je clique sur l’icône “heure” et j’ouvre la petite fenêtre pour corriger. Toujours dans ma question, je retourne à mes écrits, pour être interrompue quelques minutes plus tard par une réflexion : “On a changé l’heure, mais il semble que notre pays gardera la sienne “.
Je comprends maintenant pourquoi mon computer s’était mis à la mode tout seul, il est intelligent l’appareil ! Alors je reccommence la manoeuvre pour remettre la bonne heure . Mais je me sens perdue, confuse et désolée; car me voilà subissant la réalité d’un appareil, alors que comme citoyenne je ne sais rien du changement. Tous les pays qui ont adopté une heure officielle, font des rappels au moment voulu afin que tout le monde soit à l’heure à leur travail ou à l’aéroport. Ici, nous sommes dans les aléas et les questionnements. Le gouvernement changera-t-il ou pas notre heure nationale? Personnellement j’aime l’heure solaire et les différences qui accompagnent les saisons. Même chez nous jouissant d’un climat tropical, le soleil ne se lève et ne se couche pas à la même heure tout au long de l’année. Il y a tout un émerveillement à ce moment important d’une journée. Dommage que les usines ont nécessité ces changements dans nos vies.
Je me souviens avoir lu une enquête française sur la santé de leur concitoyens et, où l’on constatait les perturbations que causait l’heure officielle par rapport à l’heure solaire. Je crois volontiers que leur constatation était vraie et elle l’est encore. Mais gagner plus, plus, encore plus, est tellement prioritaire, le monde peut périr ! Quand le coq qui, sait quand le soleil va venir quelque soit la saison, chante son apparition dans le ciel, il invite les habitants de la planète à se réveiller sans heurt. Je suis toujours gênée par le chant du coq quand l’heure est officielle; son cocorico devient déplacé et je suis déphasée.
Alors, quand j’entends, qu’il se peut que nous gardions notre heure, je me réjouis car, si il y a quelque chose que je puisse apprécier, c’est bien l’harmonie avec la nature, en vivant à son rythme. On devrait pouvoir user avec bon sens de tout ce qui est à notre portée sans excès, car définitivement, l’adage : Tout excès nuit , est toujours de mise.
Cependant, dans la réalité du moment, mon fils qui doit partir ce matin ne sait pas quand se rendre à l’aéroport, ne sachant pas avec exactitude si nous sommes à l’heure américaine ou pas. Les radios chez nous font leurs annonces au petit bonheur soit parce-qu’ elles ne donnent aucune importance à la nouvelle, soit parce-que le communiqué leur parvient en retard. Il y a toujours une bonne raison pour nous maintenir dans le constant incertain. Pouvons-nous espérer un changement, quand nous ne savons jamais quoi faire, ni quand le faire ?
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Des notes argentines
Enfreignent la pause.
Le couloir, efface les pas besogneux.
La petite fée mutine,
Vient d’agiter de ses ailes roses,
L’objet musical, tout à l’heure silencieux.
Les longues tiges de métal,
Sous la frêle poussée,
Egrènent un mini récital.
Je souris, brusquement attentive.
Cette musique impromptue et dosée
Est pour ma délectation.
Moi seule en ai la prérogative.
Elle dure le temps de l’émotion.
Si désirant la partager,
J’en appelle au silence,
Ma musique fugitive
Se désagrège dans l’intention
Et réfugie sa présence
Dans mon coeur dont elle prend possession.
Je suis submergée !
Pendant un bref moment
Sous les charmes du Charme
Mon coeur gentiment
Succombe, apaisé.
Alors de ma paupière,
Jaillit, heureuse, une larme
Tel un grain de lumière.
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Nous baignons dans les vibrations et celles-ci agissent sur nous d’une façon ou d’une autre. Avec cette assurance, j’ai découvert de petits appareils qui sont merveilleux, que quelques-uns d’entre vous connaissent, que vous appelez mobiles si vous êtes francophones et chimes si vous êtes anglophones. Mais vous ne manquerez pas d’être charmés par leur musique et la vibration bénéfique dont ils vous entourent. Il y en a d’autres que vous pourrez découvrir sur : www.chimes.com. En attendant partagez avec moi cette poésie qui va suivre et qui m’a été inspirée par un de ces objets magiques.
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Tel dans sa majesté,
Il scintille dans l’espace,
Radiant
Mille facettes de lumière.
Au-milieu du monde, il se place
Pour pleinement diffuser
L’amour à la terre entière.
Chatoyant
Il invite à tous les bonheurs
Sa présence est sérénité,
Chacun y trouve sa couleur.
Miroitant
Tous les soleils de l’univers,
Il dissipe la peur,
Redistribue les dons offerts
Par chaque sourire, chaque regard.
Attachant
Il lie et relie même au départ
Avec grande générosité
Ce joyau précieux, sans prix,
Révèle toujours la vérité,
Rythme les phases de la vie
Sans jamais aucune erreur.
Tel est et sera le grand coeur
Diamant.
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Il est un petit mot
Qui autrefois était dit
Avec beaucoup de ressentis.
Aujourd’hui, il cause bien des maux.
Parfois il est ambigu
Sujet à malentendu.
D’autres fois malicieux,
Quand il n’est pas injurieux.
Ses syllabes chuchotées
Lors d’un tendre aparté,
Dans le temps s’adressait
A une oreille choisie
Qui, ravie, se berçait
De la douce poésie,
Tel un merveilleux discours.
Ex-messager de l’amour,
Maintenant il cabriole
Dans des échanges frivoles
Avec désinvolture,
Il fait caricature,
Se joue des sentiments,
Dissimule et surtout ment.
Qu’il redevienne le gage
De deux coeurs sans partage.
Et quand vous direz : Chéri,
Que l’être qui reçoit sourît !
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