Archive for March 22nd, 2007
Quand j’étais enfant, j’entendais dire autour de moi que les animaux n’avaient pas d’âme. Quand je fus plus âgée, la formule se mua en : ils ont une âme collective. Chez nous, au pays, ils ont un rôle utilitaire, et rares sont les gens qui leur accordent une certaine importance.
A la maison, on prenait soin d’eux mais cela s’arrêtait là. Cela n’empêcha pas ma mère d’entreprendre le sauvetage d’un chat tombé dans une fosse d’aisance, avec l’aide des (bayakou) employés de la voirie pour le nettoyage des latrines. Elle ne tolérait pas de voir les bêtes souffrir. Les propriétaires d’ânes, subissaient son courroux, quand elle les surprenait les battant ou les torturant. Mais jamais on ne la voyait avec un chaton sur ses genoux ou caressant la tête d’un toutou . Son dévouement pour l’animal en détresse m’avait d’autant plus marquée. Je me mis à croire que les animaux étaient plus importants qu’on ne me le laissait entendre.
Un jour, nous reçûmes un chaton qui m’adopta. Je le découvrais la nuit sous mon drap, des fois près de ma figure, d’autres fois contre mes jambes. je lui donnai un nom que j’ai oublié depuis, mais c’est à partir de ce moment que je commençai à observer les animaux domestiques, plus précisément les chats et les chiens de mes parents. Au fil des années, je découvris non seulement leur âme attachante, mais leur grande intelligence.
Après mon mariage, j’eus plusieurs chiots qui grandissaient avec mes enfants et s’attachaient à eux. Le benjamin de mes garçons était leur compagnon préféré car il les intégrait dans ses jeux. La première fois qu’il entreprit de jouer à cache-chache avec notre chienne Lady, il se rendit vite compte, que c’était lui le perdant car la chienne savait exactement où il allait apparaître et l’attendait à la sortie.
(La suite à la prochaine rencontre pour découvrir les prouesses de Lady)
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