J’ai eu la joie de découvrir une saison particulière que je ne connais pas dans mon pays. Pourtant mon coeur a frémi quand les feuilles ont crissé sous mes pas. Etait-ce la remontée d’un ancien souvenir surgi d’une autre vie ? Est-ce mon sentiment d’universalité ? Voici en tout cas ce qui est venu sous ma plume à l’écoute de mon coeur :
L’or des arbres s’effeuille
Garnissant rues et trottoirs.
La pluie dorée, ravit l’oeil.
L’automne hâte les soirs
Obligeant gants et manteaux.
Dans l’âtre, la bouilloire
Réchauffe les mains et l’eau.
Au-dehors, l’on frissonne.
Les nuages en écheveaux
Sous le vent tourbillonnent.
Quelques branches dénudées
Font joliment entrevoir
L’hiver hardi trop pressé.
D’autres encore garnies
Transmettent les au-revoir
D’un été déjà parti.
Une promesse de printemps
Colore de vert l’espoir
Des coeurs tendres et aimants.
Les auvents aléatoires,
Abritent de jolis moineaux
Qui s’inventent des perchoirs
Sur tout généreux linteau.
Dans les étals des marchés,
La saison offre des poires
Et des marrons parfumés.
Le saule de sa dorure
Frôle de l’eau le miroir
Où se mire sa parure.
Les colchiques dans les prés
Saluent d’un gentil bonsoir.
Ainsi se résume l’année
Dans son beau répertoire,
Pour mon âme émerveillée.
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