Archive for February, 2007
Ce fluide évocateur
Cette noble senteur
Est la subtile hantise
La sublime jouissance
Quand il matérialise
Une bien-aimée présence.
Capiteux et entêtant
Il peut indisposer autant.
Ses diverses nuances
Agacent ou érotisent.
Invisible mais réel
Un parfum toujours rappelle
Soit de merveilleux instants
Ou de navrantes situations.
L’âme exulte ou chancelle
Au contact de ses émanations.
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La nuit est tombée pour certains, il fait encore jour chez d’autres. Cependant tandis que je vous formule mes souhaits pour une nuit pleine de rêves heureux, je prends conscience de notre unité à tous. La lune et les étoiles qui brillent maintenant dans mon ciel sera toujours dans le vôtre parce que mes yeux sont aussi vôtres. Que la joie soit en vous et autour de vous.
Je vous laisse une petite poésie parfumant
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Une certaine clarté nous tire du confort de notre lit. Il est six heures, mais en cette saison le soleil est tardif. Rudolph, Harry et Devige doivent être au travail à l’heure. Il ne s’agit donc pas de trainailler. Je suis la seule à pouvoir jouir de mon temps à ma guise. Après trente ans et plus d’une carrière d’enseignante, à m’occuper de gosses souvent difficiles, je pense mériter cette détente me permettant de m’adonner à l’écriture. C’est une occupation enrichissante et somme toute pas tellement éloignée de l’enseignement.
Sept heures quinze, petit déjeuner expédié, nous laissons Gonaïves. Devige est ravie de pouvoir circuler en plein jour dans les rues empruntées. Mais le spectacle de la ville n’est pas beau. Après plus de deux ans depuis les terribles inondations dont elle a été victime lors du passage de “Jeanne” le cyclone, les réparations tardent encore et les travaux d’assainissement s’étirent, s’étirent… peut-être engourdis par le soleil implacable de notre semi désert. Gonaïves est une oasis au milieu de la Savane Désolée, cependant au contraire des autres il n’y a pas de palmiers. Des dattiers autrefois avaient donné leur nom à la grande avenue reliant la ville à la route nationale vers le Cap-Haïtien, mais il ne reste d’eux que le nom. Le décor offre pourtant au lieu des fleurs de cactus inondés depuis, des fleurs humaines fraîches et coquettes dans leur tenues nettes, marquant la volonté de survivre. Je suis toujours heureuse d’admirer les tenues vestimentaires défiant la crasse des rues.
Les travaux de réfection de la route se sont arrêtés faute de fonds dit-on. Néanmoins, ce qui a été fait permet à notre véhicule d’avancer assez rapidement. De nombreux bus de transport public nous dépassent, des voitures privées aussi. L’activité est intense sur cette route. Le soleil a rattrapé son retard pour chauffer les rizières neuves prometteuses d’une bonne récolte. De chaque côté de la route un beau tapis de soie verte invite à la paix et à la gratitude. La vie est toujours présente, active et généreuse. Des poules d’eau accompagnent les boeufs placides enfoncés dans l’eau des plantations. Ces oiseaux blancs font partie du paysage depuis toujours. Ils débarrassent les ruminants de leur tiques suçeuses et grapillent là où ils les trouvent, des grains de riz. A la tombée du jour, ils partent en bandes serrées en un grand vol silencieux, vers leur demeure, inconnu de nous. Au matin ils refont leur apparition au grand plaisir des boeufs impatients de les accueillir. Le ciel matinal ou vespéral de la plaine de l’Artibonite teinté des couleurs spécifiques de ces moments du jour est donc toujours parcouru par ces poules d’eau immaculées, tandis que les canaux bordant la route laissent admirer ces sortes de nénuphars bleu-violet s’épanouissant dès le mois de mai.
( A suivre)
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Chers Amis,
Je vous envoie les chauds rayons du soleil de mon pays Haïti pour vous réchauffer le coeur, où que vous soyez. Passez un agréable dimanche et surtout prenez-soin de vous.
A très bientot pour la suite de mon voyage de retour.
Amicalement vôtre, Nancy 
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Nous aurions pu arriver plus vite dans la ville, mais nous suivions un ami fatigué conduisant un vieux tacot pas tout à fait en bon état. Il serait de notre devoir de l’assister en cas de besoin. Mis à part ce service consenti avec joie, nous n’étions pas pressés non plus, heureux de renouer avec cette route montagneuse aux points de vue si beaux!
Dès notre entrée, une bande carnavalesque gigantesque nous cerna. Elle n’avait aucune intention de nous laisser passer, s’autorisant des droits entiers sur la route. A cette période de l’année, le carnaval est roi, et sa présence dans les rues, non négociable. La foule se trémoussait au rythme des tambours que nous entendions un peu feutrés au travers de nos vitres fermées. C’était une nécessité de les garder telles, pour ne pas subir la nuée de poussière soulevée par les pieds des danseurs en transe. Surtout que notre véhicule se mouvait presque au point mort. Après trente minutes de foule, de bruit et de poussière, nous pûmes enfin nous libérer.
Mon indifférence face aux danseurs m’étonna. Quand avais-je divorcé d’avec le carnaval? Je ne sais plus moi-même.
A la maison, un repas chaud et sympatique nous attendait malgré l’affirmation de chacun de ne pas vouloir souper après les agapes copieuses du Cap-Haïtien. Les accras croustillants à l’air si appétissant nous firent craquer pour notre délice. Jacqueline, mon amie de longue date, notre hôtesse empressée, se réjouit de notre accueil si gourmand.
Nos lits protégés par des moustiquaires rassurants, complétaient avantageusement nos besoins. Notre sommeil sera réparateur.( à suivre)
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Bénéficiant d’un billet d’avion valable pour un an, Rudolph et moi nous optons pour la route au retour. Nous pourrons donc utiliser notre deuxième coupon à notre prochain voyage au Cap. Sa voiture prêtée à Harry à l’aller s’en retournait avec beaucoup moins de monde prévu, autant en profiter pour jouir du paysage un peu plus luxuriant sur ce versant Nord.
Nous laissons le Cap dans l’après-midi à 4h. Le retour se fera en deux étapes. Pour nous permettre de nous reposer de la fatigue du trajet nous dormirons à la maison aux Gonaïves. La route est malaisée par endroits obligeant Harry à ralentir, ce qui me permet de bien observer les alentours. Trois chaines de montagnes seront traversées à tour de rôle. La première, La Coupe Limbé, est la moins haute, elle domine cependant la superbe baie de Camp Louise, que les couleurs du couchant teintent de rose et de gris bleuté. Nous nous extasions en choeur, n’étant jamais lassés des beautés de notre pays même abimées et non entretenues. Que seraient-elles dans leur plein épanouissement? Des merveilles qu’aucun mot ne saurait décrire. Après nos exclamations enthousiastes, Rudolph et Harry pensent en meme temps à la photo obligatoire, approuvée par Devige et moi.(à suivre)
Bientôt vous aussi serez bouche bée à la vue de notre formidable baie.
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Ardents, inespérés
Sont certains instants
Qui plongent dans l’infinité
Grandiose des sentiments.
Ces moments intenses, ressentis
Tel un don personnel,
Libèrent du matériel
Et procurent un bonheur infini.
Ces espaces de sérénité
Viennent sans préambule
Sans aucun expliquer.
Ils vous contiennent dans leur bulle
Ou tout s’évanouit
Sauf ce bien-être intemporel
Qui doucement s’épanouit
En une béatitude sans pareille.
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