Archive for February, 2007

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J’aime beaucoup cette petite fleur orange-rouge en forme de chapeau chinois. Je vous l’ai postée mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas très claire, c’est la tige qui traverse les fougères. Avec mes meilleures pensées positives pour la journée, je vous dis à bientôt.
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J’aime beaucoup cette petite fleur orange-rouge en forme de chapeau chinois. Je vous l’ai postée mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas très claire, c’est la tige qui traverse les fougères. Avec mes meilleures pensées positives pour la journée, je vous dis à bientôt.
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Ce que vous allez suivre, a commencé il y a 38 ans. J’étais beaucoup plus jeune sans aucun doute, mais aussi naïve que je l’étais, je ne pense pas que j’en trouverais beaucoup à la veille de cette ère du Verseau.
Nous habitions une jolie maison au style original comme je les aime, avec un escalier en colimacon pour accéder sur la grande terrasse en face des chambres. Cet escalier spécial et unique était l’élément principal du décor. Il s’enroulait autour d’un gros poteau creusé d’un ruban sur toute sa hauteur. Ce ruban prenait des teintes diverses quand je voulais renouveler la peinture extérieure. Des poteaux similaires se retrouvaient dans l’architecture des trois maisons construites par mon mari. Ce qui faisaient dire à mes amis : ” C’est normal qu’il mette son nom partout “. Ils faisaient allusion aux deux syllabes qui terminaient son patronyme. Cependant, même quand ils étaient un peu excessifs, ils ne déparaient pas et surtout garantissaient la solidité de nos habitations.
Cette maison qui m’accueillit le jour de mon mariage est à Passe-Reine, petite localité située à 18 kilomètres des Gonaïves. Si je mentionne la distance, c’est pour que vous compreniez pourquoi des cours de conduite automobile me furent proposés. Cet engin indispensable me défia longtemps sans que j’y prenne garde. Mais dès le moment où je décidai de lui faire face, je le matai comme je le fais de tous défis se présentant à moi. Cependant mon histoire avec la voiture étant assez spéciale, je veux la partager avec vous.
Un ami de mon mari, Lucien, se chargea de m’apprendre à conduire. Ma jeunesse me permit un apprentissage aisé et rapide. Huit jours après les premières lecons, j’abordais déjà la conduite en ville. Il ne me restait plus qu’à pratiquer pour me parfaire. Mon mari pour s’en convaincre, m’invita à une longue promenade-test. Je gravis les flancs du Puilboreau, chaîne de montagne assez élevée traversant les départements de l’Artibonite et du Nord de mon pays Haïti. Je m’acquittai de l’épreuve avec brio, y compris les arrêts et les démarrages et bien sur l’action de garer dans ma cour. C’est la seule fois où je fus à l’aise et insouciante derrière un volant. Ne me demandez pas pourquoi je ne le sais pas moi-même. Peut-être que si, comme l’avait conseillé Lucien j’avais continué à pratiquer aurais-je gardé cette attitude relaxe de cette toute première fois. Ce ne fut pas le cas. Dès le lendemain, mon mari vendit la voiture pour n’utiliser désormais que celle de la compagnie qui l’employait et à laquelle je n’avais pas droit. L’expérience s’arrêta aussitot commencée. (à suivre)
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Les localités défilent à travers la haie de nimes luxuriants dont le feuillage d’abord jaune-clair tourne au vert dans sa maturité ; un arbre agréable à voir. La mer à notre droite joue à cache-cache avec la végétation et les tournants. A notre gauche, quelques cours d’eau réduits à de minuscules ruisseaux sillonnent sous certains ponts. Certains autres de ceux-là s’obligent à regarder les galets dans les lits vides.
A Montrouis, c’est la cohue des marchandes qui vous envahissent, proposant des fruits ou des légumes. Si on a la vélléité de vouloir acheter un article, les voilà toutes s’agglutinant et exigeant que vous preniez des leurs. Harry se targue de passer maître dans l’art d’acheter à moindre prix et seulement ce dont il a besoin. Nous constatons son savoir car il réussit l’incroyable avec des ti cheri distribués par ci par là. Concilliant tout le monde, il remonte en voiture avec ses bras chargés de fruits. Tandis qu’il discutait le sourire aux lèvres je me demandais comment il pouvait supporter ces femmes piaillant à qui mieux mieux autour de lui !?
Enfin, nous ne sommes plus très loin de Port-au-prince. Encore quelques mètres et notre belle équipée aura pris fin nous laissant de merveilleux souvenirs. Je reçois quelques pamplemousses et une pastèque (melon d’eau chez nous). C’est l’avantage d’accompagner un spécialiste du marchandage. je profite de ses prouesses et de sa générosité sans m’être fatiguée. Merci Harry pour les fruits et de nous avoir servi de chauffeur. Merci à toi Devige pour ton enthousiasme communicative, merci Rudolph pour tes belles photos et ta bonne humeur.
Ce voyage a été un retour aux sources. J’espère que pour vous aussi chers internautes il a été agréable et qu’à travers mes yeux vous avez pu admirer nos paysages, partager notre désolation pour ce qui fut et nos espoirs de voir notre pays redevenir la Perle des Antilles !
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Un cri perçant et douloureux s’élève en pleine nuit, il reste suspendu dans l’air puis retombe en cascade de sanglots désespérés. Ce cri déchire les entrailles de celle qui écoute. La souffrance de cet appel pathétique l’a surprise en plein rêve emplissant son atmosphère. Le décrescendo de la voix révèle à la dernière note : une chèvre exprime une douleur humaine dans la nudité de la nuit. La femme désormais incapable de se rendormir vit cette angoisse humanisée. Elle ne peut ignorer cette détresse. Rester éveillée est sa facon de partager la peine de cet être souffrant.
Au matin, elle s’informe; on doit s’avoir, d’autres comme elle ont dû ressentir ces cris poignants de la nuit ! En effet, quelqu’un sait, la pauvre bête appelait son petit écrasé par la cruauté et l’insouciance d’un chauffard. Elle souffrait dans son corps de ne pouvoir supporter ses pis gonflés, inutiles. Son petit lui manquait. être chèvre, c’est aussi être mère. Ces appels sans espoirs avaient martyrisé la sensibilité de la femme. Les cris de l’animal avaient semblé s’adresser à l’humanité toute entière dans sa longue complainte nocturne. Elle demandait dans son langage qu’on comprenne enfin qu’elle puisse souffrir aussi. Alors, la dame revivant les instants de torture qu’on infligeait aux bêtes pour les tuer entendit dans les sanglots de la chèvre : Tuez-moi avec amour si vous avez à le faire, ma chair n’en sera que meilleure dans votre assiette.
Extrait de Pensees Opalescentes bouquin sorti aux editions Le Publieur.com
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