Note d'Or

Poésies et Histoires pour votre plaisir!

Feb-25-17

Baguette

Posted by Nancy

Au loin, la voix du marchand

Me jette hors du lit; j’attends…

Baguette, baguette!

Elle est là, chouette !!

Livrée à domicile

 Chaude et gracile,

Odorante à souhait

L’air guilleret.

C’est une symphonie

Toute en euphonie

Car la croûte craquante

M’enchante, m’enchante!!

Quand sa musique est libérée,

Toutes les notes sont préférées

Sous la dent gourmande

Qui en redemande .

L’odeur se la joue en do majeur

Et met du baume au coeur

La croûte éclate en si,

Quand elle a roussi

En ré la mie, sous l’arôme du beurre

Se réjouit de cette saveur

Ah ma baguette, renoncer à toi

M’enlève toute joie

Quand je reçois le signe

Qu’il est temps de penser à ma ligne.

 

 

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Feb-22-17

Que puis-je encore partager ?

Posted by Nancy

Quelqu’un a eut à dire une fois en ma présence : ” tout a été dit , on ne peut trouver de nouveautés pour en faire un livre. Tout les écrits désormais sont des redites”

Peut-être est-ce pour cette raison que je ne trouve plus d’inspiration pour vous offrir ce qui vous plairait chers amis du net ?

J’ai comme le sentiment d’avoir tout dit, cependant, la nature humaine bien que semblable est en même temps unique, voilà la raison qui justifie encore des livres et des partages car chaque jour amène un éclairage nouveau sur des sujets connus, mais que l’on découvre parce que exprimés sous un angle inédit.

Alors je me dis, que pourrais-je apporter à mes amis ? Leur dirais-je ma joie de écouvrir de charmants petits oiseaux sur mon oranger ce matin alors que le soleil montrait juste un bout de son nez?

Où encore le sentiment de plénitude qui m’envahit à chaque nouveau jour offert….

Les choses semblent pareilles, les écrits ont beau être des redites chacun peut encore découvrir ce qui lui convient dans un “tilt”et à l’instant ouvrir son coeur à une vérité jamais soupçonnée

Sur ce je souhaite à chacun des instants pésents merveilleux

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Feb-14-17

Ce soir….

Posted by Nancy

Ce soir la lune indiscrète

S’accroche à ma fenêtre.

Son oeil rond enquête,

S’inquiétant de mon bien-être.

Je lui pardonne son intérêt

Envahissant; son amour est vrai !

J’accepte donc sa persistance

A m’imposer sa présence.

Je réponds à son sourire malicieux

Contente, en fait, de la voir aux cieux.

Elle tient à m’endormir

Pour s’assurer de m’offrir

Des rêves tout à fait bleus

Où évoluent des contes heureux.

Son sourire flôttant sur mes lèvres

Apaise toute fièvre.

Ensommeillée je la regarde

Puis m’endors sous sa bienveillante garde.

 

 

 

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 L’ABC Joyeux, une école où devrait toujours régner la joie et le plaisir d’apprendre, n’échappe pas au suprème impératif de la vie : La Mort !. C’est visiteuse souvent indésirable mais inévitable a sévi parmi les ris et les jeux mettant fin avec brûtalité à une jeune vie de 7 ans.

Seulement 7 ans et le voilà parti après de grandes souffrances et une lente agonie.

Un de nos petits s’en est allé, pour longtemps on se souviendra de Riccardo et la joie s’envolera à ce souvenir.

Nous ne devrions pas pleurer le départ d’un jeune ou plutôt un jeune ne devrait pas partir. Mais devant le fait, je préfère penser que sa mission de vie était achevée, toutes les lecons apprises et bien sues, toutes les expériences faites. le but de sa vie ayant été accompli il ne restait qu’à partir dans cet ailleurs qui nous est inconnu mais où chacun devra se rendre impérativement un jour.

Va Ricardo, va là-bas où désormais tu ne connaîtras que le bonheur d’être, tu nous précèdes mais en attendant nos retrouvailles nous penserons souvent à toi et nous serons consolés de ne plus te voir en sachant que tu es enfin guéri de ce mal qui te rongeait.

Puisse tes parents trouver la force de continuer à vivre sans ta chère présence.

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Jan-15-17

Un long, très long jour

Posted by Nancy

Si on pouvait prévoir chaque événement de notre parcours sur terre, serait-ce profitable à notre évolution; quand nous savons être là pour évoluer et partir mission accomplie vers d’autres plans?

J’ai tellement profité de mon aventure de ce 6 janvier que je me suis posé la question car je suis sûre que je ne l’aurais pas choisie de plein gré et j’aurais raté mon apprentissage.

Ainsi donc ce matin-là, quand j’ai ouvert mes yeux sur le nouveau jour qui s’annonçait, il était 3h du matin. Rien ne m’a laissé deviné ce qui s’en venait ce 6 janvier 2017.

Je n’avais plus sommeil, je me levai donc pour mettre la dernière main à mes préparatifs de départ, je me rendais en Floride.

A 7h je profite du passage de Vladimir mon fils pour lui demander de me déposer à l’aéroport puisqu’il se rendait aux Gonaïves , comme cela je ne dérangerais pas Fabian ou Maher.

7h 45 je suis à l’aéroport où je m’étonne de trouver déjà une foule compacte à cette heure. Mon vol est pour 10h j’ai donc le temps d’enregistrer ma valise, de passer la zone de sécurité et l’immigration. Bien m’en a pris d’arriver tôt en dépit  des dires de Fabian qui me reprochait d’exagérer comme toujours en étant si en avance. Car après une longue file j’arrive au comptoir pour apprendre que mon billet n’est pas payé.

J’avais acheté mon billet la veille mais il était” pending’ c’est à dire non encore confirmé;  je ne comprenais pas trop bien pourquoi  Maher me rassure me disant que American avait cette habitude mais tout est bien pas la peine d’appeler comme je voulais le faire.

Résultat, j’ai dû payer une fois et demie le prix de la veille. Avec le” Pending” comme premier signe était-ce un deuxième devant me décourager à partir? Aucun message intuitif m’est venu lors, je me demandais pourquoi le ciel me coinçait sachant que mon portefeuille en prenait un coup. Ma question resta sans réponse.

Par principe je sais que chaque expérience douloureuse ou contrariante doit révéler une leçon à apprendre. Je me demande donc toujours: Qu’elle est la leçon, que dois-je apprendre?

Devais-je appeler la veille malgré l’assurance de Maher? N’avais-je pas souscrit à son conseil par crainte d’affronter l’appareil que je devrais suivre me demandant de presser des nombres suivant le service désiré pour finalement poireauter de très longues minutes attendant un agent que le plus souvent j’ai du mal à comprendre?  Toute crainte oblige à recommencer l’expérience d’une façon ou d’une autre. Le prix fort était-il la conséquence de ma fuite?. Je me promis d’être plus brave la prochaine fois. Mais la réponse ne me satisfaisait pas tout à fait.

Par contre j’eus un très bon vol et un atterrissage parfait à midi. Le passage à l’immigration rapide et à la douane  “easy”. Sur le carroussel ma valise est apparue tout de suite. Tout allait bien j’avais presque oublié la fourberie de la ligne aérienne.

Au moment de franchir la sortie, la porte refuse de rester ouverte, les officiers essaient de réparer le système sans savoir encore que la porte était maintenue fermée exprès. Peu de temps s’est écoulé entre leurs efforts pour garder la porte ouverte et l’ordre de la garder fermer. Car nous étions en danger notre long calvaire commençait, mais nous l’ignorions encore.

A 2h pm on nous permait d’appeler nos familles pour les rassurer. C’est à ce moment que mon fils Gaëtan me dit que l’aéroport est bloqué personne ne peut avancer, hélicoptères et ambulances ont envahi l’espace ainsi que toutes sortes de policiers. Mais nous ne savons pas la raison de ce déploiement de force.

Un passager non loin de moi ouvre facebook sur son téléphone et apprend par CNN qu’une attaque armée au terminal 2 a fait 13 victimes parmi lesquelles 5 morts. Nous ne sommes pas encore inquiets mais nous prévoyons une longue attente. Cependant elle fut moins longue que prévue car vers 3 hres on nous assure que tout va bien désormais. Nous pourrons sortir  au “departure” “l’arrival “étant toujours impraticable.

Si ce n’était facebook nous n’aurions pas su ce qui se passait car aucun policier n’a révélé la vraie raison de notre interdiction de sortir.

Au fait les policiers étaient paniqués et je pense qu’ils n’étaient pas bien renseignés par ce qui se passait au-dehors. Nous montons donc au “departure” mais au moment de sortir dans la rue une idée impérieuse m’arrête. Et alors une fusillade occasionne une bousculade, je suis renversée par la foule mais heureusement protégée par ma valise me faisant un rempart, je peux rentrer à l’intérieur sans trop de peine avec un bleu au genou, puisque j’étais au pas de la porte. Un policier me prend mon carry-one et mon sac à main ne voulant voir personne avec bagage en main. Cette nouvelle fusillade et la cohue qui s’en suivie nous transformaient en bandits potentiels.

Nous fûmes fouillés et des dizaines de policiers armés  nous criaient de nous coucher puis de rentrer plus avant avec les mains en l’air. Je craignais leur nervosité plus que le danger soupconné au-dehors. Je n’avais plus de bagages et j’avais perdu une chaussure. Les mains en l’air je marchai vers une pièce fermée sécurisée en apparence mais personne ne savait au juste d’ou viendrait le danger.

J’ai surpris une policière disant à une autre qu’un tireur avait été appréhendé mais qu’il y en avait d’autres.

Je crois que j’ai tout de suite compris que je passais un test de courage, le ciel m’éprouvait. Je priai puis j’ai senti ma foi s’affermir. Je m’en sortirai et je retrouverai mes affaires et mon soulier. Aucun doute ne m’habitait.

Deux hommes VIP nous ayant dépassés au contrôle de l’immigration étaient juste devant moi. Je me disais : ” nous partageons le même sort sans aucune chance de bénéficier d’un traitement spécial. Plus de VIP vous étiez avant tout le monde et maintenant nous sommes ensemble “Humilité, fraternité, conscience de notre unité, voilà ce à quoi je pensais. J’avais mon téléphone dans ma poche je donnais des nouvelles aux miens et je ne cessais pas de prier pour me garder de tout mal. Puis la fraternité m’a interpellée et j’ai demandé assistance pour nous tous. Deux mères réclamaient leurs filles, des adolescentes séparées d’elles lors de la fuite. J’ai ressenti leur angoisse, nous étions désormais un,  les 10.000 passagers n’étaient plus qu’une âme en détresse, mon service était d’entourer cette âme unique de mon amour et de mes prières, bien que faisant partie de celle-ci. Dichotomie, dichotomie !!.

A 10h pm tout le monde pu sortir mais sans bagage, l’espace devait être fouillé. Attente dans les rues cette-fois. Nous étions couchés ou assis rarement debouts, mais dans la rue c’était la station debout obligatoire si on ne voulait pas s’asseoir sur le trottoir. Bref après le contôle, récupération des bagages. J’ai tout trouvé merci mon Dieu.

Nous découvrons par hasard qu’un service de bus est organisé pour nous transporter à Port Everglades. Un policier le confirme à mon fils revenu me chercher quand je lui ai dit que j’étais sortie.

Le tranport est lent, le traffic est intense, je pourrai prendre le bus à 1h 30. Une compatriote accompagnée de ses deux fils me tenait compagnie, en retour je télephonais à sa famille et nous étions devenues de bonnes camarades. Je ne sais si un jour je rencontrerai Micheline à nouveau mais je ne l’oublierai pas.

Une des mères a retrouvé sa fille l’autre la cherchait encore à mon départ. Je veux croire qu’elle l’aura retrouvée elle aussi.

Prions pour tous ceux qui ne sont pas encore éveillés à l’amour c’est la raison de leur cruauté. Il a fallu un drame pour nous sentir frères. A quand notre solidarité tous les jours, notre entraide tous les jours et de l’amour entre nous tous frères humains tout les jours? ?

Je suis rentrée à 3h du matin, la boucle s’est refermée sur 24 heures sans sommeil, sans nourriture et sans boisson mais vivante et riche de plus d’amour dans mon coeur. Gratitude encore et encore.

 

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Dec-14-16

Visite Exceptionnellle !!!

Posted by Nancy

Aujourd’hui, j’ai visité le soleil

J’y ai rencontré des êtres de merveilles !

Qui offrent leur corps de lumière

En holocauste maintenant comme hier,

Siècles après siècles pour nous sustenter.

Pour m’avoir permis leur présence, j’ai remercié.

J’ai surtout humblement demandé

D’apprendre à aimer, aimer, aimer

Sans rien en retour, comme eux.

Entendu et accepté fut mon voeu.

Ma reconnaissance, jaillie d’un coeur joyeux,

Je suis revenue à mon quotidien

Pour essayer la pratique du bien

Puissiez-je avancer chaque jour

Sur le chemin de l’inconditionnel Amour

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Dec-14-16

Aujourd’hui comme Hier

Posted by Nancy

Ajourd’hui comme hier, ce 14 décembre est pour moi une date mémorable comme l’ont été le 28 juillet, le 18 mai. et le 24 avril.

J’étais aux Gonaíves ce 14 décembre là et j’y suis à nouveau permettant aux souvenirs de refaire surface pour me rappeler mon bonheur de ce jour-là, mon fils, le troisième !

 

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